03 juin 2026
Récemment réunies en assemblée générale, les équipes d’Habellis ont dressé le bilan de l’année 2025 et évoqué les projets à conduire ou à initier en 2026. Grâce à un budget plus équilibré que prévu, le bailleur social réalise une bonne année.
Il faut jongler avec les finances lorsque l’on est un bailleur social ! Confronté à certaines collectivités qui remettent en cause la réduction de taxe foncière pourtant accordée sur une période définie en amont de la construction d’un logement social, Habellis prend le risque de se retrouver avec un budget en déséquilibre. Heureusement, le bailleur social a profité d’une bouffée d’oxygène avec la diminution de la réduction de loyer de solidarité. « Le RLS a été revu par l’État et nous permet d’avoir des loyers un peu plus élevés », résume Jean-François Buet, président d’Habellis. Autre point du budget qu’Habellis ne maitrise pas, le taux du livret A sur lequel est indexé le taux de prêt du bailleur. « Quand le taux du livret A augmente, nos charges augmentent ! » Même si 80 % des recettes proviennent des loyers versés par les locataires, difficile donc de se projeter avec certitude sur un budget annuel, même si le bailleur tente d’anticiper au mieux les différentes situations financières. Au final, à la présentation de son budget 2025 lors de sa récente assemblée générale, Habellis réalisait une meilleure année que prévu avec 115 millions d’euros de chiffre d’affaires et une période au cours de laquelle l’entreprise sociale pour l’habitat a investi 88 millions d’euros.
Des projets sortis de terre
Principalement tournée vers la production de logements neufs, cette enveloppe consacrée à la Bourgogne a permis la construction de 650 logements, dont 300 en Côte-d’Or, situés à 72 % sur le territoire de la métropole. « Nous sommes également intervenus à Beaune ou à Fenay, par exemple. » Le reste des investissements porte sur la réhabilitation de l’existant, soit à travers de la résidentialisation, modernisation pour renforcer le confort de vie des locataires, soit par le biais de la rénovation énergétique. « Nous essayons d’être innovants comme nous le faisons au Creusot avec des logements en bois et paille réalisés hors site, qui améliorent les performances énergétiques et apportent plus de souplesse. C’est aussi un gain de temps, moins de monde sur les chantiers, moins de déchets et une empreinte carbone réduite. » En 2025, Habellis a ainsi réhabilité 328 logements en région tandis que 404 projets ont été lancés. En parallèle, 175 logements ont été adaptés au vieillissement.
Et des projets à naître
Pour ses projets 2026, comme à l’accoutumée, Habellis se montre attentif aux territoires en échangeant avec les élus sur leur vision et leurs besoins en logement social. « Nous écoutons également les attentes des entreprises qui cherchent à loger leurs salariés. Les logements attribués aux salariés restent notre ADN », rappelle Jean-François Buet alors que 55 % des attributions 2025 concernent cette catégorie.
Le bailleur social a d’ores et déjà obtenu 430 agréments pour de nouveaux logements à venir, dont 400 locatifs et 30 destinés à l’accession à la propriété grâce à sa marque Aqisia.
Nadège Hubert