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Fun fact : FCE met à disposition des troupeaux de brebis solognotes et de moutons de race Nez noir du Valais pour celles et ceux qui souhaitent entretenir leurs espaces verts en pratiquant l'éco-patûrage. "Une maison de retraite à côté de Pontarlier en a longtemps fait usage. En plus d'entretenir les espaces verts de manière écologique, il y avait une dimension supplémentaire ici : les moutons étaient source de rencontre. Les résidents casaniers sortaient pour les voir, les petits-enfants venaient plus facilement rendre visite à leurs grands-parents."
Illustration en une : parc des frères Lumière à Besançon
Photos © FCE
07 mai 2026
Depuis cinquante ans, France Clôture Environnement (FCE) accompagne les collectivités territoriales pour façonner le territoire. Espaces verts, clôtures, maçonnerie paysagère, aménagement d’aires de jeux et de sport, gestion des zones humides et des espaces naturels, sylviculture… Elle a plus d’une corde à son arc pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Tout commence en 1977 à Levier, dans le Haut-Doubs. Au départ pépinière spécialisée dans la plantation de sapins, France Clôture Environnement (FCE) a très vite su diversifier son activité pour s’adapter aux évolutions de la société : « Au moment de l’essor des voies de communication rapide, l’entreprise s’est mise à construire des clôtures pour séparer ses plantations des zones de chantiers routiers, autoroutiers et de voies ferrées », raconte Jean-Charles Cuenot, son président depuis huit ans. Aujourd’hui, l’entreprise intervient sur tout type de clôture, de la plus simple à la plus technique, voire ultra-sécurisée, et s’attelle à la sécurisation des gendarmeries, dont les sites sont gérés pour la plupart par les communes. « Il faut les remettre aux normes, ajouter des contrôles d’accès », précise Jean-Charles Cuenot.

Gendarmerie de Morteau
L’aventure continue et FCE ajoute à son panel de métiers ceux de la maçonnerie paysagère (béton décoratif, pavage en divers matériaux), afin de répondre aux besoins de revitalisation des centres-bourgs qui ont émergé au début des années 2000. Elle s’occupe aussi des espaces verts, pour apporter fraîcheur et biodiversité. « Nous contribuons à l’amélioration du cadre de vie des habitants, en ville ou à la campagne », résume Jean-Charles Cuenot. L’entreprise a par exemple participé à un projet de requalification urbaine à Pontarlier, pensé pour « allier qualité de vie, sobriété foncière et valorisation du paysage, en faveur des habitants ». Elle a notamment déqualifié une rue en voie partagée, créé des espaces plantés, installé du mobilier urbain et des voies de circulation piétonne et cyclable.

L'ilot Saint-Pierre à Pontarlier
Relever les défis
Comme son nom l’indique, l’environnement est au coeur des préoccupations de l’entreprise, en particulier l’eau. Elle lutte contre l’artificialisation des sols en proposant à ses clients des solutions concrètes. « Les revêtements extérieurs que nous posons sont conçus de manière à ce que la pluie soit le plus rapidement possible absorbée par le sol, pour éviter les phénomènes de retenues d’eau et d’inondations. Et si nous devons réaliser des surfaces imperméables, nous les associons systématiquement à des noues végétalisées. » FCE intervient également dans l’aménagement et la réhabilitation des zones humides et des espaces naturels. « Nous assurons des travaux d’intervention en milieu naturel sensible afin de restaurer les méandres des cours d’eau que l’homme a fait l’erreur de redresser pour gagner en terres agricoles. Cela favorise l’infiltration, limite les inondations, et permet de réintroduire de la biodiversité », souligne Jean-Charles Cuenot. L’entreprise a notamment travaillé sur la restauration du ruisseau de Saint-Renobert à Lavans-Quingey, avec l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue. Un castor y a d’ailleurs élu domicile.
Autre défi auquel l’entreprise a choisi de s’attaquer : celui du lien social. En créant des aires de jeux et de sport (terrain de pétanque, structure à grimper pour les plus jeunes, aire de fitness…), elle ambitionne de rassembler les habitants, peu importe leur âge et leurs loisirs. « Ce type de projets nous plaît, car il fait appel à notre créativité et rassemble la plupart de nos métiers. Ils sont aussi très appréciés des habitants ».

Ruisseau de Lavans-Quingey Piste de pumptrack à Charquemont
En début d’année, l’entreprise a racheté la société Coulet travaux forestiers (CTF). Si cette dernière garde son indépendance, son activité a été recentrée sur la sylviculture et les deux structures travaillent en grande proximité. Une façon pour FCE de renouer avec son histoire et de répondre aux enjeux actuels de gestion durable des forêts. Concrètement, FCE est désormais en mesure de planter et d'entretenir les forêts. Jean-Charles Cuenot souligne aussi le fléau qui touche les forêts du Jura : les scolytes, des insectes qui ravagent les résineux et contraignent parfois à la conduite de coupes rases. « Nous plantons de nouvelles essences qui ont la taille d’un stylo et que nous devons protéger des ronces et des noisetiers qui vont vite coloniser l’espace en l’absence de couvert végétal assez haut. Nous débroussaillons pendant l’été pour éviter que ces espèces étouffent les nouvelles plantations ».
Mener le juste projet
« Un salarié m’a dit : on a tellement de cordes à notre arc que ce sera bientôt une harpe », sourit Jean-Charles Cuenot. Mais si FCE déploie sa palette d’activités, elle reste centrée sur un principe simple : réaliser des projets justes et durables. Elle propose donc un accompagnement en amont pour dessiner les contours d'un projet d’aménagement. « Nous amenons par exemple les élus à regarder plus loin que leur problématique première, pour révéler d’éventuels sujets sous-jacents. À tenir compte des usages, des besoins, de la démographie de la commune ». Le chef d’entreprise est aussi attaché à la concertation avec les usagers concernés par les futurs aménagements. Pour une désimperméabilisation de cour d’école, l’entreprise demande aux enfants d’imaginer leur cour de rêve, afin qu’ils s’approprient les lieux et qu’ils leur profitent réellement. Comme une forêt prend trois générations pour arriver à maturité, FCE aime prendre le temps. « Nous ne faisons pas dans l’immédiateté. Nous construisons avant tout pour être durable ».
Déborah Vital