19 mai 2026
Dans un contexte économique incertain, la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté souhaite s’imposer comme un partenaire capable d’accompagner les ménages, les entreprises et les collectivités en toute proximité, dans l’intérêt du territoire.
« Le conflit est à des milliers de kilomètres mais il impacte aussi la Bourgogne-Franche-Comté », entame Ludivine Martin, membre du directoire de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté, en charge du pôle finances. Entre la flambée du prix du pétrole, les coûts énergétiques qui grimpent et l’augmentation constante des matières premières, toutes les catégories de la population sont touchées de plein fouet au quotidien. Et parfois, de façon moins évidente. « Pour fixer ses taux, la Banque centrale européenne s’appuie sur l’inflation et la croissance. Avec le conflit, les marchés financiers anticipent cette hausse qui devrait intervenir en juin, entrainant une hausse des taux. » Pour se préparer à des hausses de prix à venir, les ménages français, champions d’Europe en la matière, épargnent toujours plus tandis que le taux du Livret A pourrait lui aussi augmenter à 1,8 % contre 1,5 % aujourd'hui. « C’est une épargne de prudence. »
Pour tenter de leur rendre du pouvoir d’achat, la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté propose des solutions notamment autour des mobilités propres ou de la rénovation énergétique des logements. « La rénovation de l’habitat est en hausse de 10 %, les emprunts en la matière ont été multipliés par trois en 2025 et devraient se poursuivre en 2026 », complète Yann Le Guilloux, membre du directoire en charge du pôle banque de détail. « Nous avons aussi une offre destinée aux copropriétaires bailleurs. » La banque invite aussi les épargnants à se tourner vers des placements aux taux attractifs.
Des acteurs économiques malmenés
La situation n’est pas plus rassurante du côté des entreprises. « La filière industrielle subit particulièrement cette situation avec du nylon, du caoutchouc ou encore du plastique dont le prix a augmenté de 30 à 50 %. Les prix ne peuvent pas être totalement répercutés, donc les marges se réduisent. » Ludivine Martin met également en avant les difficultés des entreprises du transport et de la logistique ainsi que des viticulteurs qui, après les tarifs douaniers et le carburant, devraient subir la hausse du prix des engrais. « Notre rôle est d’amortir le choc et d’accélérer les solutions. » Ces dernières peuvent prendre la forme de trésorerie pour répondre aux besoins en fonds de roulement, d'aides à l’investissement, mais aussi d'un soutien quand la situation devient délicate. « La Bourgogne-Franche-Comté détient le plus haut taux de défaillance de France avec 20 % en 2025, soit 5 300 faillites. » Pour accompagner les entreprises au mieux, la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté s’appuie sur la banque de l’Orme.
Pour toutes et tous, la banque compte aussi sur son réseau de 167 agences. « On ne se retire pas des territoires. Nous sommes particulièrement présents en zone rurale tant pour l’épargne que pour soutenir les projets et les investissements. Face aux banques en ligne, il est important de mailler le territoire », insiste Jérôme Ballet, président du directoire.
Frédérique Balédent, également membre du directoire, responsable du pôle banque du développement régional, rappelle qu’une PME sur quatre est cliente de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté. « Chaque euro que nous collectons en épargne finance notre territoire. Nous cherchons des solutions sur mesure. » La cadre rappelle également les différents enjeux auxquels le monde économique doit faire face : la transition énergétique, le renouvellement des dirigeants d’entreprise ou encore la transition sociétale.
Aux côtés des collectivités et des territoires
Gardant le développement du territoire en toile de fond constante, la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté s’implique aussi bien pour aider une startup locale à réaliser sa première levée de fonds qu’en se positionnant comme un associé investisseur pour transformer un cœur de ville comme elle l’a fait à Dijon avec le nouveau centre Dauphine.
Et les collectivités dans tout ça ? « Nous sommes leur premier financeur. Nous avions annoncé en 2025 que nous mettions en place une enveloppe de 50 millions d’euros pour financer les projets des collectivités. Finalement, elle a atteint 200 millions d’euros », se réjouit Jérôme Ballet qui sait que les communes, communautés de communes et autres collectivités demeurent des actrices fortes des territoires. Concrètement, la banque a financé la rénovation énergétique d’une école maternelle à Chevigny-Saint-Sauveur en Côte-d’Or, celle d’un bâtiment et d’une chaufferie moins énergivore à La Rivière Drugeon dans le Doubs ainsi que la restructuration du cœur de ville de Valentigney ainsi que la reconstruction intégrale et la mise aux normes environnementales de la station d’épuration de la communauté de communes du Val de Morteau.
Ce n’est pas la seule présence de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté dans le Doubs puisque la banque y agit dans l’intérêt de la biodiversité avec la restauration de 10 hectares d’habitats tourbeux à Passonfontaine, comme l’explique Jérôme Ballet.
Nadège Hubert