03 octobre 2025
En France comme à l’étranger, certains rencontrent des difficultés d’accès à l’électricité, que ce soit à cause du prix de l’énergie ou des installations rudimentaires. Pour les accompagner, EDF s’engage avec différents programmes et partenaires.
295 000 ménages vivent dans une certaine précarité énergétique en Bourgogne-Franche-Comté. « Ils ont des logements au fioul et paient le double d’énergie que s’ils étaient au gaz ou à l’électricité avec des factures plus proches des 2 500 euros que des 1 300 euros de moyenne », explique Carmen Munoz-Dormoy, directrice régionale d’EDF.
Pour lutter contre cette précarité, l’entreprise s’appuie sur trois axes d’action : la prévention afin d’aider ses clients à mieux consommer ; l’accompagnement à la rénovation pour les sortir des énergies fossiles et des passoires thermiques, en espérant la relance de MaPrimeRénov ; et enfin en s’appuyant sur son service R&D. « Nous avons 300 experts en France qui apportent un accompagnement énergétique gratuit aux clients en difficulté. » EDF propose également des aides au paiement des factures et se refuse à couper l’électricité, préférant réduire la puissance disponible. « On a tous besoin d’électricité pour vivre et travailler. » Enfin, EDF alimente un fonds de solidarité logement dont elle est le premier contributeur avec 500 000 euros en Bourgogne-Franche-Comté.
Cette politique volontariste d’EDF se traduit également par la présence des conseillers solidarité et des correspondants solidarité, comme Nabil Maach ou Laëtitia Bergerot, qui œuvrent au quotidien aux côtés des clients mais aussi des associations et des collectivités pour trouver des solutions à chacun. « Les ménages précaires consacrent 8 % de leur budget à l’énergie, que ce soit pour le chauffage ou le carburant. On constate une évolution du visage de la précarité avec de plus en plus de CSP+ qu’on n’imagine pas toujours dans une situation modeste », souligne Nabil Maach qui regrette que la Bourgogne-Franche-Comté se démarque en étant l’un des territoires les plus touchés par la précarité énergétique. Pourtant, le prix de l’électricité en France reste le plus bas de toute l’Europe.

EDF BFC et l’aide internationale
Ailleurs, avant que le prix ne pose problème, ce sont les installations qui manquent, notamment en Afrique subsaharienne. Depuis plus de 20 ans, EDF se positionne comme un partenaire de l’association Électriciens sans frontières qui s’applique à amener l’électricité là où elle n’est pas. « Mettre l’électricité dans un dispensaire permet de conserver des vaccins, de faciliter les accouchements, mais dans un village c’est aussi indispensable pour une école ou pour électrifier un puits, enlevant la corvée qu’impose l’eau aux femmes qui peuvent faire autre chose ou aux enfants qui peuvent aller à l’école », détaille Pascal Pronot, membre de l’association. Pour d’autres, l’électricité évite de nuire à la santé quand elle remplace des systèmes de chauffage nocifs. « On va dans le sens du temps en évitant les produits pétroliers. » Les Électriciens sans frontières consacrent leurs efforts à des équipements collectifs pour améliorer le confort de vie et la sécurité avec l’installation de lampadaires solaires par exemple. « On part d’une demande de la population et les locaux viennent travailler avec nous sur les installations, on les forme au risque électrique mais aussi au dépannage. »
Pour les soutenir, EDF leur donne du matériel inutilisé. « Lorsque nous déménagerons dans nos nouveaux locaux, nous pourrons laisser des équipements non réutilisables à l’association », confie Carmen Munoz-Dormoy. La direction régionale d’EDF assure aussi la promotion de l’association et de ses missions auprès de ses collaborateurs afin d’encourager les bénévoles potentiels à se manifester. « Les salariés d’EDF qui partent avec Électriciens sans frontières disposent d’une prise en charge d’une partie du temps où ils seront absents. » Plus qu’un chèque, EDF apporte un soutien concret aux missions de ses électriciens hors frontières.
Nadège Hubert