05 mars 2026
Depuis dix ans, l’IMDEX, observatoire de l’immobilier d’entreprise, dresse une photographie de l’évolution du marché à Dijon métropole et en Côte-d’Or. Après une année 2025 relevant de l’exceptionnel pour les locaux d’activités notamment, comme ailleurs en France, la tendance est au retrait.
Au regard des projets qui voient peu à peu le jour sur la métropole dijonnaise au fil des semaines, comme le déménagement d’Urgo Healthcare au centre Dauphine, la pose de la première pierre du futur Village avec ses 18 000 m² de bureaux, l’implantation du groupe Savoy dans la zone de Beauregard en 2025, celle du groupe Guiton à Quetigny ou encore le projet Santenov, la dynamique de l’immobilier d’entreprise semble prometteuse. Pourtant, les résultats 2025 présentés par les professionnels du secteur à l’occasion de l’observatoire IMDEX donne un autre son de cloche. « L’IMDEX a été construit en 2016 pour apporter des éléments de connaissance sur l’immobilier d’entreprise. L’IMDEX récolte, objective, analyse et partage les données. On la joue collectif », résume Amandine Coiffé, chargée de mission Aménagement économique du territoire au sein de la CCI Côte-d’Or.Saône-et-Loire.

Des secteurs en recul
Les professionnels du secteur ont donc dévoilé les résultats de leurs analyses en commençant par les locaux d’activité dont les transactions ont baissé de 30 %. « Cette baisse a été initiée en 2022 malgré un pic exceptionnel en 2025 avec de nombreux projets lancés », ont expliqué les experts. Pour expliquer ce marché au ralenti, les agents immobiliers ont pointé du doigt la prudence et l’attentisme des entreprises qui « évitent d’investir dans des déménagements mais aussi par les défaillances d’entreprise. » Côté territoire, si Dijon métropole concentre 68 % de l’offre du département et s’inscrit comme un moteur incontestable, les axes Beaune – Nuits-Saint-Georges et l’A31 et l’A36 se démarquent aussi comme des pôles secondaires grâce à leur positionnement stratégique. « L’enjeu à venir est de réussir à produire une offre qualitative adaptée aux besoins en maitrisant les coûts et en répondant aux enjeux environnementaux. » Du côté des entrepôts, même constat avec une baisse de 29 % justifiée cette fois par le ralentissement du marché industriel qui impacte logiquement le marché des sites logistiques. « Les prix à Dijon métropole restent sous ceux d’autres métropoles, ce qui représente un avantage compétitif et une alternative stratégique », ont expliqué les spécialistes.

Se préparer à l’avenir
Marché particulièrement épié, celui des bureaux suit la tendance globale avec 26 % de recul. La seule transaction d’envergure porte sur 3 150 mètres carrés destinés à EDF à Valmy. « Cette année, les collectivités ont faiblement consommé du mètre carré », estiment les professionnels qui rappellent que, comme Dijon métropole, 12 des 17 villes analysées connaissent une baisse semblable. Pour y faire face, l’une des solutions consiste à restructurer le patrimoine existant et ainsi répondre aux attentes des entreprises de disposer de biens de qualité dans l’immédiateté.
Nadège Hubert
