05 mars 2026
La délégation régionale de la fédération française du bâtiment a renouvelé sa convention avec France Travail, le réseau Cap Emploi et l’association régionale des missions locales afin d’encourager les demandeurs d’emploi ou publics en reconversion à envisager une carrière dans le bâtiment.
10 000 offres d’emploi sont déposées chaque année par les entreprises du bâtiment en Bourgogne-Franche-Comté. « En 2025, 60 % de ces offres ont été pourvues. C’est bien mais nous ne devons pas nous en satisfaire et faire monter le curseur, d’autant que nos emplois sont non délocalisables », a introduit Stéphane Gazelle, président de la FFB de Bourgogne-Franche-Comté. Pour atteindre cette statistique, la fédération s’est appuyée sur des acteurs clés de l’emploi : France Travail, le réseau Chéops qui réunit les antennes Cap emploi et le réseau régional des missions locales. « Depuis le début de l’année, nous comptons déjà plus de 100 jeunes en immersion dans une entreprise du bâtiment de la région », a souligné Laure Reviglio, directrice de l’association régionale des missions locales de Bourgogne-Franche-Comté.

À côté des jeunes, Stéphane Bailly, directeur régional de France Travail, a souhaité mettre en avant la féminisation de la profession. Et même si sur les 12,3 % de femmes présentes dans la filière, une grande partie évolue sur des fonctions supports, le président met en avant les actions menées par les entreprises. « Dans le Territoire de Belfort, une quinzaine de femmes en reconversion ont bénéficié d’une immersion dans le secteur avec l’ouverture des portes de plusieurs entreprises. » Car l’enjeu est bien là, en mal de compétences et de main-d'œuvre, les acteurs économiques doivent être en capacité et porter la volonté d’accueillir des candidats curieux de mieux les connaitre. « Nous avons un vivier auquel il faut montrer que le bâtiment évolue, que ce soit autour de l’intelligence artificielle ou de l’écologie. »

Du concret pour l’emploi
Au-delà des mots, en signant une convention de partenariat, la FFB, France Travail, Cap Emploi et les missions locales mettent en place des actions concrètes. Les job datings, destinés aux 9 850 demandeurs d’emploi désireux d’évoluer dans le bâtiment, mais aussi à celles et ceux qui n’hésitent pas à s’ouvrir vers un autre champ des possibles, permettent un échange direct entre candidat potentiel et recruteurs. « L’immersion est un autre outil. D’une durée variable, il vise à s’assurer que le métier correspond aux attentes mais aussi que ça colle entre le candidat et l’employeur", explique Stéphane Bailly tandis que Stéphane Gazelle complète : « Quand on fait passer un entretien, c’est parfois difficile de juger quelqu’un en une heure de temps. Grâce à l’immersion, on peut mieux se faire une idée réciproque. »
Cap Emploi met aussi en place des Duo Day au cours desquels une personne en situation de handicap découvre une entreprise, mais aussi où un dirigeant va visiter une structure où travaillent des personnes en situation de handicap. « Cap Emploi apporte aussi appui et conseil pour maintenir en emploi ou adapter un poste, souvent avec des aménagements simples », souligne Catherine Durand, déléguée régionale Chéops, le réseau des Cap Emploi.
Les différents acteurs de l’emploi ont également mis en avant l’importance de la formation, tant pour les demandeurs d’emploi que pour leurs équipes. En tant que prescripteurs, il est essentiel qu’ils sachent eux aussi en quoi consistent les métiers du bâtiment.
Nadège Hubert