17 septembre 2025
Le 25 septembre prochain, la FNAC sera la première enseigne à ouvrir ses portes dans le nouveau centre Dauphine à Dijon. D’autres suivront pour participer à la transformation de ce site emblématique si cher aux habitants, à la Ville de Dijon mais aussi à la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté, investisseur privilégié du projet.
Les passants ne peuvent s’empêcher de tourner la tête vers le futur centre Dauphine. Entre la rue du Bourg et la rue Bossuet, une profonde transformation touche à sa fin. Avant que la FNAC ne soit le premier magasin à lever son rideau de fer le 25 septembre prochain, et que les curieux ne traversent ce nouveau centre, il aura fallu attendre plusieurs années et passer le cap d’une trentaine d’acquisitions foncières. Marc Fortunato, président de Dauphine Invest SAS, porte ce projet depuis 2018. « C’est un défi technique, commercial et architectural. Il fallait transformer un bloc monolithique des années 70 en un lieu ouvert et respectueux de l’environnement. »
Des mois durant, l’ancien site a été déconstruit pierre par pierre. « C’était un bâtiment emblématique d’une époque pour les Dijonnais mais il avait perdu de sa superbe », résume Antoine Hoareau, premier adjoint à la maire de Dijon. Pour inscrire ce chantier dans un cercle vertueux, les matériaux se sont destinés en partie au réemploi, un système de pompe à chaleur assurera le chauffage tandis que la végétalisation n’a pas été oubliée mais les plantations attendront la période plus propice de l’automne. Les porteurs de projet visent d’ailleurs une certification Breen Very Good. « La ville a souhaité accompagner ce projet en embellissant les abords », a rappelé Antoine Hoareau. Malgré les habitudes bouleversées, en plein cœur de ville et les prévisibles désagréments, la Ville a soutenu ce projet dès ses prémices. Au total, 14 000 mètres carrés ont été réalisés, doublant la capacité du bâtiment qui compte désormais 11 étages dont six en sous-sol.

Attiser la curiosité des passants
« Nous voulions donner une nouvelle vie à Dauphine pour que ce ne soit pas seulement un centre commercial mais un lieu de vie mêlant commerces et convivialité », a précisé Marc Fortunato, chef d’orchestre de cet imposant projet. « Il faut ralentir les flux en stimulant avec de belles enseignes. » En ce sens, l’opérateur a mis en place une stratégie commerciale sélective et qualitative avec un mélange des activités pour que chacun vive « une expérience client dans un parcours urbain. » Entre la FNAC, Monoprix, Bouchara, de nouvelles enseignes comme la scandinave Sostrene Grene ou l’expert de la décoration Kave Home, et l’implantation de bureaux avec notamment le siège social du groupe Urgo ; le futur centre Dauphine devrait drainer un flux de plusieurs milliers de personnes chaque jour. Après la FNAC, les différentes boutiques et adresses de restauration étaleront leur ouverture jusqu’au mois d’octobre afin de faciliter les travaux dans chaque cellule tandis qu’une inauguration officielle suivra en fin d’année.

Le bon partenaire
« Sans partenaire bancaire, le projet n’aurait pas pu fonctionner », a rappelé Antoine Hoareau pour saluer l’implication de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté dans le projet. La banque a en effet joué pleinement son rôle d’investisseur en fonds propre. « C’était un projet magnifique et atypique qui illustre les ambitions de notre banque et son ADN local. EN plus du financement, nous avons accompagné ce projet au quotidien par notre expertise », a détaillé Julien Ollagnier, responsable du département investissement immobilier de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté. Bien qu’aucun montant précis n’ait été communiqué quant à cet investissement d’envergure, la fourchette, pour ne pas dire la fourche, semble comprise entre 20 et 50 millions d’euros. Une enveloppe, a minima conséquente, qui a engendré des retombées économiques auprès d’une centaine d’entreprises locales au moins. Grâce à sa totale reconstruction, le centre Dauphine profite donc déjà aux Dijonnais.
Nadège Hubert