Ce 7 mars, l’équipe de France féminine de football jouait un match de qualification pour la coupe du monde au stade Gaston Gérard à Dijon, face à la Pologne. A l’invitation d’EDF notamment, des jeunes tout comme le grand public ont pu juger que les Bleues n’avaient rien à envier au talent de leurs homologues masculins tant sur le terrain que dans l’ambiance qu’elles ont suscité dans les gradins.
Les drapeaux français flottaient, virevoltaient et s’agitaient dans les tribunes du stade Gaston Gérard ce samedi 7 mars en attendant l’entrée en lis des joueuses de l’équipe de France de football. Venue affronter la Pologne dans le cadre d’un match de qualification pour la coupe du monde, les Bleues ont attiré plus de 8 700 personnes, prouvant que le sport féminin sait rameuter les foules. Invités par EDF qui voulait montrer à toutes et surtout tous que les femmes rivalisent de talent et d’abnégation avec les hommes et que la performance se conjugue aussi au féminin, des jeunes supporters et clubs sportifs ont très tôt donné de la voix pour manifester leur enthousiasme. Même si quelques écharpes rouges et blanches imprimées « Polska » s’affichaient dans les tribunes, le bleu, le blanc et le rouge restaient les couleurs phares de ce rendez-vous. Jeunes et moins jeunes scandaient « Allez les Bleues » à s’égosiller, tout comme le speaker qui en a peu à peu perdu sa voix.
Le coup d’envoi frappé, le ballon se dirige rapidement du côté de la cage polonaise, poussé par les cris des supporters français mais la tentative restera infructueuse tandis que la Pologne essaiera à son tour sans plus de succès. Nouveau tir cadré côté français mais toujours pas de but, le ton est toutefois donné. Les polonaises le sentent peut-être déjà, jouant avec une certaine hargne et quelques gestes plus ou moins autorisés, à la limite de la faute. Le carton jaune finira d’ailleurs par tomber.

Un match rythmé
La France ouvre le score et le stade s’emporte mais la Pologne égalise moins de dix minutes plus tard. Les supporters crient, soupirent, se déchainent, affichent leur déception mais gardent leur conviction et continuent à encourager l’équipe de France féminine.
Nouveau carton jaune, cette fois pour la France qui ne se démonte pas et poursuit son forcing sur le but adverse. Les footballeuses françaises seront vite récompensées d’un nouveau but tandis qu’à l’autre bout du terrain, la gardienne tricolore tient son rôle, repoussant un assaut polonais, même si la chance a tout autant contribué que son talent à éloigner le danger avec une jambe qui tape le ballon pendant sa chute.
Les choses basculent définitivement en faveur de la France quand l’arbitre sort un carton rouge pour la Pologne qui se retrouve à 11 contre 10. Quelques néophytes dans les gradins, amateurs de foot pour un soir et de la cause féminine au quotidien, demandent les raisons de la sanction. Une jambe polonaise mal placée sur un tibia français en pleine action dans la surface de réparation… Pendant ce temps, le jeu se poursuit, pénalty et troisième but pour l’équipe de France. Les dés sont jetés et le public l’a bien compris, s’amusant parfois plus d’une Ola qui tente de percer que du match qui se tient sur le gazon.
La gardienne française s’est avancée jusqu’au rond central tant le jeu se déroule chez l’adversaire, en défense quasi constante. Un quatrième but vient sceller les choses tandis que la Ola réussit finalement à lever tout le stade, cinq tours de suite. Les jeunes amateurs de football tambourineront jusqu’au bout, saluant les sportives venues les saluer après le coup de sifflet final. Avec un score sans appel de 4 à 1, l’équipe de France féminine de football aura marqué le stade dijonnais qui attend désormais que l’équipe masculine locale fasse aussi bien que ces dames !
Nadège Hubert