À l’approche d’un week-end de trois jours qui s’annonce particulièrement chaud, la tentation de plonger dans un fleuve, une rivière ou un canal pour se rafraichir est grande. Mais les dangers encourus le sont aussi. Dans un contexte de hausse des noyades en 2025, Voies navigables de France appelle à la plus grande vigilance et partage ses conseils.
Communiqué
Chaque année, de trop nombreux accidents, souvent mortels, sont à déplorer dans les canaux et rivières de France. D’après l’enquête Noyades 2025, réalisée par Santé publique France, 169 personnes ont perdu la vie par noyade en cours d’eau ou en plan d’eau entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, soit 21 de plus qu’en 2024 sur la même période. Ces noyades mortelles représentent 41% des décès liées à ce risque en France et touchent particulièrement les jeunes : 58% des noyades mortelles chez les moins de 18 ans surviennent en
cours d’eau ou en plan d’eau. Concrètement, sur cette même période en 2025, 33 mineurs ont perdu la vie, contre 20 en 2024.
Cette année, durant la période estivale lors de vagues de chaleur, les fleuves, canaux et rivières seront à nouveau prisés par les jeunes en quête de jeux d’eau. Ces jeunes publics ignorent la plupart du temps les risques qu’ils prennent à se baigner en zones navigables non autorisées.
Des risques nombreux et parfois insoupçonnés
Hors des zones aménagées, la baignade est risquée : courants violents, mauvaise visibilité sous l’eau et berges difficiles d’accès compliquent tout secours. Le risque d’hydrocution est aussi élevé à cause des écarts de température entre l’air et l’eau.
Ainsi, sauter depuis un peu, même de faible hauteur est dangereux et peut tuer. Dans l’eau trouble des canaux et rivières, à l’endroit où sont construits les ponts, se cachent des ouvrages qui, en cas de saut, peuvent se révéler mortels : blocs de béton, pieux métalliques, amoncellement de roches. Les canaux et rivières sont aussi peu profonds, ce qui accentue le risque d’accidents.
VNF rappelle que la baignade à proximité des écluses et des barrages est interdite et particulièrement dangereuse : courants, tourbillons et manœuvres augmentent le risque d’accidents. La circulation de bateaux de commerce ou de plaisance sur les voies fluviales expose également au risque de collision. Le franchissement des barrages est d'ailleurs interdit à tout type d’embarcation.
La baignade en rivière n’est elle, autorisée qu’au cas par cas. En dehors des sites aménagés, les risques de noyade sont réels, notamment en raison de la présence de courants parfois très violents et insoupçonnés, des remontées sur berge parfois difficiles, ou
encore d’une mauvaise visibilité sous l'eau (limitée à quelques centimètres), qui rendent le sauvetage d'un baigneur en immersion très difficile, voire impossible.
Alors, où se baigner en tout sécurité ?
Dans ce cadre de prévention et pour partager des solutions alternatives, VNF relance son dispositif #Coulepastonété. Chacun est invité à se renseigner auprès des mairies ou offices de tourisme pour connaître les lieux de baignade autorisés et sécurisés. VNF met également à disposition sur son site internet une carte qui recense les lieux de baignade et d’activités nautiques à proximité de son réseau. Paddle, canoë, kayak, aviron, baignade… les possibilités sont multiples pour profiter sereinement du réseau navigable. Les communes qui souhaitent signaler des zones de baignades sont invitées à contacter VNF : coulepastonete@vnf.fr
