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Parc national de forêts
20 rue Anatole Gabeur
52 210 Arc en Barrois
Tel : 03 25 31 62 35
https://forets-parcnational.fr/fr

©Marie Quiquemelle
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©Parc national de forêts
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Depuis 2019, le Parc national de forêts est engagé dans des actions de connaissance, de protection, d’accueil et d’accompagnement dans ce seul territoire dédié à la protection des forêts feuillues de plaine. En 6 ans, de nombreuses actions concrètes ont été réalisées pour répondre aux objectifs du parc national, entre recherches scientifiques, développement des mobilités douces et du tourisme durable, accompagnement des acteurs socio-économiques, éducation à l’environnement et bien sûr, préservation de l’environnement.
En tout premier lieu, Philippe Puydarieux, directeur du Parc national de forêts, évoque les avancées dans le domaine de la connaissance du patrimoine naturel. Quelques chiffres qui marquent 2025.
45 espèces relevant d’un plan national d’action (PNA) sont suivies par le Parc national de forêts. 39 618 données naturalistes ont été transmises par le Parc national au Système d’information de l’inventaire. 90 projets opérationnels de restauration et de gestion du patrimoine culturel et paysager ont été réalisés. 50 entreprises sont bénéficiaires de la marque Esprit parc national-forêts. 1800 élèves ont été sensibilisés dans le cadre d’un projet pédagogique sur les enjeux de préservation des patrimoines. Et 2500 ont été visiteurs sensibilisés par le Parc national de forêts, dans les maisons du Parc national ou lors d’animations
Un premier constat, depuis le démarrage du programme de conservation d’espèces de milieux aquatiques sur le versant haut-marnais du Parc national de forêts en 2024, des espèces de mollusques ont pu être observées dans les cours d’eau du territoire. La présence de ces espèces démontre la qualité de la ressource en eau, pour laquelle le Parc national de forêts a une responsabilité en matière de préservation. Cependant, on constate que de nombreux facteurs défavorables aux espèces de mollusques ont pu être observés, notamment la concurrence avec l’Anodonte chinoise, les assecs, le piétinement des cours d’eau par les bovins et les embâcles. Des actions demeurent néanmoins envisageables pour lesquelles le parc national bénéficie du soutien de l’Union européenne pour conduire ce projet. Le montant de la subvention FEDER s’élève à 250 147,98 €.
Côté avifaune, trois cigognes noires ont été équipées de balises GPS permettant, non seulement le suivi de l’espèce, mais aussi l’amélioration des connaissances biologiques de l’espèce. Cette action s’inscrit dans le programme personnel de baguage n°320 déposé au CRBPO obtenues en partenariat avec la LPO, Nature Nièvre et la Coordination Nationale Cigogne noire LPO-ONF. D’autre part, une Chevêchette d’Europe a répondu au chant de repasse diffusé par les équipes, non pas par un chant, mais en venant se poser sur une branche non loin des observateurs. La curiosité de l’oiseau a permis de pouvoir identifier l’espèce avec certitude !
Du côté floristique, de rares spécimens d’Hericium (champignons), présumés disparus de Côte-d'Or depuis 1970 en Bourgogne, en parallèle viennent d'être redécouverts également en Franche-Comté. Dans le cadre de projet FEDER sur les espèces terrestres à enjeux, une fiche de signalement pour faire remonter les observations du genre Hericium, initialement portée par un agent de l’ONF mutualisé « Connaissances » et membre du réseau mycologie de l’ONF a été mise à jour.

©Olivier Pellerin
Le directeur du Parc national de forêts évoque ensuite la signature de la plus grande Obligation réelle environnementale (ORE) de France avec le SIGFRA (Syndicat intercommunal de gestion forestière de la région d’Auberive). Créées par la loi de reconquête de la biodiversité et des paysages du 8 août 2016, elles visent à sécuriser sur le long terme des engagements environnementaux… sécurisées ici par un financement du WWF France pour mettre en place une trame de naturalité forestière sur les forêts du SIGFRA.
S’adapter au changement climatique se matérialise, entre autres, par le lancement du plan d’adaptation des forêts au changement climatique par le comité de suivi Natur’Adapt est une démarche ayant pour ambition d’intégrer plus efficacement les enjeux climatiques dans la gestion forestière du Parc national, en s’appuyant sur un travail concerté entre les acteurs du territoire. Ce plan d’action présente six enjeux d’adaptation et bénéficie du soutien de l’Union européenne pour conduire ce projet. Le montant de la subvention FEDER s’élève à 263 613,14 €.
Parlons de la filière forêt-bois avec, entre autres, le Pacte Bois et Biosourcés encourageant l'usage du bois et des matériaux biosourcés. Le PNFor accompagne les maîtres d'ouvrage dans leurs démarches bas carbone et fédère les acteurs publics et privés autour de la construction durable.
Le Parc national de forêts est également engagé dans le développement des mobilités douces avec la Route D’Artagnan. « Le Grand Cœur », itinéraire de 280 km, s’adresse aux randonneurs équestres, cyclistes et pédestres. Le tronçon ralliant Chateauvillain à Grancey-le-Château partage l’itinéraire de la Route Madame dessinée par la Route européenne d’Artagnan. Premier itinéraire équestre culturel européen, elle s’étend sur plus de 10 000 kilomètres à travers 6 pays et 17 régions, reliant les hauts lieux de la vie du célèbre mousquetaire. Ce projet a bénéficié du Fonds France Relance de 150 000 €, du Fonds vert de 339 000 € et du Fonds Éperon de 30 000 €. De leur côté, Les portes de Cœur se sont parées de leurs plus beaux atours ! Afin d'accueillir le public dans les meilleures conditions possibles, le Parc national de forêts a bénéficié, en 2023, d’un financement du Fonds Vert pour réaliser l'aménagement et l'interprétation de ses quatre portes de Cœur, chacune ayant sa propre thématique et sa propre identité.
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©Parc national de forêts
Le parc national s’est donné pour mission la préservation des patrimoines bâtis. Ainsi les premières rencontres techniques du patrimoine bâti se sont tenues à Montmoyen Organisés à destination des professionnels de la filière du bâtiment, ces rendez-vous ont notamment pour objectifs de faire connaître les outils de conseil et de financement .Mis en place par le parc national, il est question de faciliter la mise en réseau des acteurs locaux de la filière, de partager des réalisations exemplaires, d’échanger autour de techniques ou matériaux à privilégier sur le bâti traditionnel et de promouvoir les matériaux locaux et biosourcés.
Bien sûr, l’éducation à l’environnement teint une large place dans le bilan des actions 2025 du parc national avec la création du premier sentier pédago-ludique du parc national, le développement des Aires terrestres éducatives (ATE) pour les écoles primaires et le collège de Châteauvillain, premier collège à rejoindre le dispositif sur le territoire…
Cap sur les projets 2026 !
2026 verra le renouvellement des instances du Parc national de forêts, avec le renouvellement du conseil d’administration, du Conseil scientifique et du Conseil économique, social, et culturel. Ce sera aussi l’évaluation à mi-parcours de la Charte, une nouvelle Conférence des maires et l’instauration de « service Territoire » ayant pour vocation de renforcer le lien avec le terrain, les élus et les acteurs locaux.
Il s’agira également de renforcer le CERF (Centre d’études et de ressources sur la forêt) chargé de coordonner diverses initiatives en matière de gestion forestière avec l’intégration de la Forêt irrégulière école (FIE). Déployer les nouvelles technologies pour l’observation et le suivi de la faune est un enjeu majeur et se déclinera avec l’expérimentation de pièges photo couplés à une IA, celle de drones thermiques équipées d’hélices à faible bruitpour le dénombrement de certaines espèces. On lancera de travaux sur les balises GPS oiseaux, avec l’objectif de miniaturisation et de déploiement plus étendu et on poursuivra le recours à l’ADN environnemental pour suivre les espèces difficiles à observer notamment en rivière. Le programme Sonosylva engagé en Réserve intégrale est, quant à lui, porté conjointement par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et l’OFB consiste à mettre en place un plan de suivi de la biodiversité terrestre par l’acoustique dans les forêts des espaces protégés de France métropolitaine.
2026 verra la mise en œuvre d’un inventaire des espèces de la canopée avec l’appui du laboratoire EFNO de l’INRAE de Nogent-sur-Vernisson.
©Marie Quiquemelle
Philippe Puydarieux évoque «une année pastorale ... tournée très spécifiquement vers les femmes ! En effet, 2026, l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux pour les Nations unies. Donc, elle va être beaucoup centrée sur les questions d’agriculture et d’élevage… le parc national s’est investi en faveur du monde agricole à plusieurs titres, par la mise en œuvre de mesures agro-environnementales et climatiques. Sur les trois dernières années, on a mobilisé 1,3 million d’euros par an de mesures agro-environnementales et climatiques au profit de 160 agriculteurs. On a développé aussi un gros travail pour élaborer une typologie des prairies permanentes. Et puis, il y a le travail d’accompagnement des éleveurs pour développer la protection des troupeaux contre les grands prédateurs. »
Le Parc national de forêts renforce l’attractivité touristique avec l’inauguration du Sentier de la Belle étoile Une maison du Parc national mobile pour 2026 et souhaite aller à la rencontre des habitants et de ses visiteurs. C’est ainsi qu’est née l’idée de créer une maison de Parc national… mobile !
Il s’agira de formaliser un partenariat avec le Parc national allemand « Hunsrück – Hochwald », créé en 2015, qui est le plus récent des parcs nationaux allemands et d’initier un partenariat avec le Parc national wallon « Entre Sambre et Meuse », Créé en 2022, il fait partie des « plus récents » parcs nationaux belges.
Le grand focus du Parc national de forêts consiste en la mise en ligne de l’Observatoire de l’eau du parc national. Prévu à la charte, l’observatoire de l’eau a été mis en place par le Parc national, complétant l’Observatoire des forêts lancé l’année dernière. Il sera officiellement dévoilé lors de la semaine de la Journée mondiale des zones humides.Rendez-vous sur le site du Parc national de forêts ou ici pour télécharger le dossier.
Après 6 années d’existence, le Parc national de forêts a le vent en poupe grâce à l’écoute active du territoire, de ses habitants et de ses acteurs économiques. Avec ses singularités, le dernier né des parcs nationaux de France affiche un bilan et des projets originaux, porteurs des valeurs au plus proche de ses ambitions en matière de préservation de l’environnement.
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©Marie Quiquemelle

©Parc national de fôrets