A l'occasion de la journée mondiale des zones humides, le 2 février prochain, le Parc national de forêts agit dans l'intérêt de la préservation des espèces du territoire notamment.
Dimanche 2 février sera célébrée la Journée mondiale des zones humides, établie depuis 1971 par la signature de la convention de Ramsar par 157 pays. Cette journée est consacrée à la sensibilisation du grand public à ces milieux essentiels à la vie de bon nombre de personnes et d’espèces, et pourtant très vulnérables. Lacs, marais, tourbières, prairies humides… font en effet face à des menaces persistantes comme la pollution, l’artificialisation des sols ou la fragmentation des habitats.
Dans le cadre d’un projet européen FEDER, le Parc national de forêts se mobilise activement pour pouvoir mener des actions de suivi et de conservation des milieux humides de son territoire. De nombreuses espèces en sont dépendantes : la Cigogne noire, l’Écrevisse à pieds blancs, de nombreux insectes et, moins connus, les mollusques. Nous profitons de cette journée de sensibilisation pour mettre en lumière les mollusques et ces espèces discrètes et mal connues que sont la Grande cyclade et la Mulette épaisse, et qui bénéficient d’un important suivi scientifique par le Parc national et ses partenaires, en vue d’améliorer les connaissances à leur sujet et de mener des actions de conservation.
Les mollusques sont des animaux invertébrés à corps mou et sont classés en 2 catégories : les gastéropodes (escargots) et les bivalves (moules). Ces derniers ont d’ailleurs un système de reproduction complexe, car ils dépendent d’un poisson-hôte pour le transport de leurs larves. Les juvéniles sont particulièrement sensibles à la pollution de l’eau car la diminution de la concentration en oxygène dissous entraine des mortalités. Ces deux groupes de mollusques sont très diversifiés, car on recense actuellement 80 000 espèces décrites dans le monde (dont environ 6 000 espèces d’eau douce). Dans le Grand Est, on recense 244 espèces de mollusques (30% de la malacofaune nationale).

Focus sur la Grande cyclade (Sphaerium rivicola), une moule d’eau douce, est une espèce à enjeu majeur pour le Parc national de forêts. Très sensible à la pollution et à la Corbicule asiatique (une espèce exotique envahissante pour l’instant non-observée en Grand Est), elle est classée « en danger » à l’échelle française et dans le Grand Est et « Vulnérable » au niveau mondial.

La Mulette épaisse (Unio crassus), également une moule d’eau douce, est une espèce protégée en France et en Europe (Directive Habitat). Elle a été évaluée comme « Vulnérable » à l’échelle du Grand Est.