Deux cent cinquante élus communaux de toute l’agglomération, dont 23 des 24 maires, ont répondu présent, samedi 20 juin, à l’invitation du président du Grand Dijon, Alain Millot. La journée communautaire, organisée dans la salle des séances du Grand Dijon, a permis de rassembler les représentants des conseils municipaux des 24 communes composant la communauté urbaine qui, depuis le 1er janvier dernier, succède à la communauté d’agglomération.
Six mois après le passage vers le nouveau statut, qui se traduit par la mise en oeuvre de nouvelles compétences à l’échelon communautaire (urbanisme, voirie, tourisme, développement économique dans son ensemble…), les élus communaux ont pu découvrir le fonctionnement du Grand Dijon et les réalisations menées depuis 2001 dans un parfait consensus politique (tramway, Zénith, piscine olympique…). Les interventions de deux vice-présidents du Grand Dijon (Pierre Pribetich et José Almeida), du conseiller communautaire Jean-Patrick Masson ainsi que du ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, François Rebsamen, conseiller communautaire qui présida le Grand Dijon de 2001 à 2014, mais également d’un spécialiste des finances locales, Yvan Pellé (Ressources Consultants Finances), ont permis aux élus d’appréhender les enjeux et les problématiques auxquels seront confrontées leurs communes et la communauté urbaine dans les prochaines années. De nombreux échanges ont eu lieu avec la salle, notamment sur le sujet du contexte financier de plus en plus contraint qui va pousser les collectivités locales à resserrer leurs budgets, à s’engager dans la voie de la mutualisation et de l’optimisation des dépenses, à s’appuyer également sur l’intercommunalité pour partager et réduire les coûts.
Grand témoin de la journée communautaire, Roland Cayrol, sociologue et politologue, chercheur au Centre d’études de la vie politique française (Cevipof) et ancien dirigeant de l’institut de sondage CSA, est intervenu pour mettre en perspective ces problématiques locales dans un contexte plus global. « Nous vivons dans une société en évolution dans laquelle les collectivités locales vont devoir mener une minirévolution culturelle », a-t-il souligné : nécessité de mutualiser les équipements et de prendre en compte les nouvelles réalités sociologiques (l’augmentation des mobilités, le vieillissement de la population notamment), réduction à terme du nombre de communes...
Le travail collectif mené par la communauté urbaine au service des 253.000 habitants du territoire doit être poursuivi et amplifié, a indiqué Alain Millot. Le président a rappelé que le Grand Dijon joue désormais dans la cour des grands : la communauté urbaine est prête à devenir, le 1er janvier 2016, grâce au travail accompli en faveur de l’attractivité mais aussi de la qualité de vie et d’environnement du territoire, la capitale de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté, c’est-à-dire l’une des 13 capitales régionales françaises !
François Rebsamen, rappelant pour sa part le consensus qui a prévalu dans le fonctionnement du Grand Dijon entre 2001 et 2014, a insisté sur la notion de « main tendue » qui doit permettre à tous les élus, pardelà leur couleur politique, de travailler tous ensemble au bénéfice du rayonnement du territoire de la communauté urbaine.
Aussi les élus du Grand Dijon vont-ils désormais plancher sur l’élaboration d’un « projet de territoire », véritable feuille de route pour les années 2015 et 2020.