La Métropole passe un nouveau cap dans la transition énergétique avec la modernisation de l'UVE !

La Métropole passe un nouveau cap dans la transition énergétique avec la modernisation de l'UVE !

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A savoir !

Elcimaï accompagne Dijon Métropole dans la modernisation de son unité de valorisation énergétique des déchets (UVE), au sein d’un groupement de maîtrise d’œuvre comprenant également le bureau d’études Naldeo et le cabinet d’architectes Architrav. Un projet d’envergure appelé à jouer un rôle central dans la gestion des déchets de la région comme dans sa transition énergétique. 

Les données-clés de l'unité de valorisation énergétique des déchets non-recyclables de la Métropole de Dijon

  • Traitement des déchets de plus 600.000 habitants dont 93% des déchets de la population de la Côte-d'Or
  • Valorisation de 140.000 tonnes de déchets
  • Production annuelle d'électricité de 37 GWh soit l'équivalent de la consommation de 15.000 foyers
  • Production annuelle de chaleur de 150 GWh pour alimenter le réseau de chaleur urbain qui dessert 13.000 logements
  • 41 agents mettent en œuvre l'équipement géré en régie publique
 
Crédit photo de couverture ©Dijon Métropole
Autre crédit ©Marie Quiquemelle
 

09 septembre 2026

Cette année, Dijon métropole engage une nouvelle étape dans le développement du site de l’Unité de Valorisation Energétique. D’ici à 2031, cet équipement public majeur bénéficiera d’un important programme d’investissement de 193 millions d’euros, destiné à renforcer ses performances énergétiques et environnementales. Les 50 ans de la Métropole ont été l’occasion  pour François Rebsamen, président de Dijon Métropole, de présenter le projet aux élus venus en nombre au cœur même du site.

Créée en 1974, l’usine d’incinération des ordures ménagères de Dijon métropole a été conçue pour assurer le traitement des déchets ménagers du territoire, en offrant une alternative à leur enfouissement. Au fil des années, l’usine s’est transformée en une  Unité de Valorisation Énergétique (UVE)performante.

La vapeur produite lors de l’incinération des déchets est convertie en électricité grâce à un groupe turbo-alternateur et en chaleur grâce à trois échangeurs thermiques raccordés au réseau de chaleur urbain métropolitain. Le site permet ainsi de transformer chaque année près de 140 000 tonnes de déchets en énergie.

Avec un programme d’investissement de 193 millions d’euros déployé d’ici à 2031, il est prévu, entre autres, une hausse significative de la contribution de l’UVE au réseau de chaleur urbain, en pleine expansion, tout en renforçant les performances énergétiques et environnementales du site. En effet, on notera une forte diminution des besoins en eau et en gaz grâce à une technologie innovante de traitement des fumées.

La Métropole prévoit de supprimer l’essentiel de cette consommation d’eau liée au lavage des fumées, soit 110 000 m³ d’eau économisés chaque année et d’éviter le rejet de 30 000 à 35 000 m³ d’effluents par an vers la station d’épuration et de réduire fortement l’utilisation de gaz naturel nécessaire au traitement.

Avec trois échangeurs thermiques raccordés au réseau de chaleur urbain métropolitain., près de 140 000 tonnes de déchets sont ainsi transformées chaque année en énergie. Ce projet ambitieux  consolidera ainsi la position de la Métropole comme producteur majeur d’énergie locale au service du territoire, contribuant fortement à sa décarbonation.

Dans les faits !

Concrètement, il s’agira de faire passer la livraison annuelle de chaleur issue de l’UVE d’environ 140 GWh actuellement à 220 GWh en 2031, soit 80 GWh supplémentaires et une progression d’environ 57 %. Dans le même temps, la part de l’UVE dans l’alimentation des réseaux de chaleur devrait passer d’environ 30 à 37 %.

135 kilomètres de réseau de chaleur métropolitain desservent actuellement l’équivalent de 55 000 logements, ainsi que de nombreux équipements et établissements publics. Un des objectifs est d’augmenter le nombre de bâtiments raccordés d’environ 750 à 900 destinataires.

L’incinérateur devrait, assurer à lui seul, l’essentiel de la fourniture nécessaire au réseau durant les mois où les besoins en chauffage sont les plus faibles…et ce  tout en réduisant le recours au gaz et en limitant la pression sur les chaufferies biomasse.

Ceci aurait pour incidence d’augmenter la production électrique annuelle de 37,3QWh à 33,4 GWh, diminuant ainsi les  exportations d’électricité (une partie croissante étant consommée directement par l’usine) … Produire moins d’électricité pour récupérer beaucoup plus de chaleur. Les recettes liées à la vente d’énergie pourraient atteindre environ 8,7 millions d’euros par an à l’horizon 2031.

Pour Nathalie Koenders, maire de Dijon, « Dijon est la capitale régionale, elle rayonne et elle peut aussi, grâce à la Métropole, proposer des projets qui profitent à l'ensemble du territoire… (saluant) l'alliance des territoires  entre la Métropole de Dijon et des institutions de la région. »

François Rebsamen a, quant à lui, défendu « On doit avancer ensemble car ce pays est un grand pays qui, quand il sait se rassembler, saura passer les moments difficiles et, progressivement, bien sûr résorber cette dette qui plombe les collectivités locales en même temps…La Métropole restera définitivement au service de notre département et de notre belle région. »

EDF finance 8 millions d'euros de certificats d'économie d'énergie

Le lancement de ce chantier pharaonique a été l’occasion pour Carmen Munoz-Dormoy, directrice de l'action régionale d'EDF en Bourgogne-Franche-Comté, et François Rebsamen de présenter le partenariat EDF-Métropole. Carmen Munoz-Dormoy, a rappelé qu'EDF « accompagne Dijon Métropole sur toutes les actions en faveur de la diminution des émissions des gaz à effet de serre…ce qui   passe par la baisse de la consommation des énergies fossiles, par l'optimisation des unités de combustion. »

Pour conclure, le président de la Métropole ajoute « On prend les déchets, on les brûle et on les valorise et pas uniquement pour la Métropole. La qualité de l'air est due au fait qu'on valorise les déchets en faisant attention aux rejets dans l'atmosphère donc c'est pour tout le monde. C'est un bel exemple de ce que devrait être une intercommunalité partagée avec l'ensemble du département et avec la région ».

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