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Avec sa rénovation et son extension, la Maison des Associations dispose désormais d’une capacité d’accueil et de services considérablement renforcée, comprenant :
– jusqu’à 12 salles de réunion, et jusqu’à 13 si la salle polyvalente est scindée en deux ;
- un espace numérique, également transformable en salle de réunion ;
- un espace de coworking ouvert ;
- un espace de type tiers-lieu au rez-de-jardin ;
- 8 bureaux passagers ;
- 130 bureaux privatifs, dont 11 doubles ;
- 420 boîtes aux lettres, dont certaines partagées.
La maire de Dijon a inauguré la maison des associations rénovée et agrandie grâce à un investissement de 12,2 millions d’euros soutenu par le Département, la Région et l’État. En donnant une nouvelle vie à cet équipement, la Ville entend confirmer son soutien à la vie associative, malgré un contexte économique tendu.
Il aura fallu deux ans pour moderniser la maison des associations, un bâtiment construit en 1964. Le projet visait à adapter cet équipement aux évolutions du monde associatif et à améliorer les conditions d’accueil des associations, de leurs bénévoles et du public. Pour y parvenir, la ville de Dijon a débloqué une enveloppe de 12,2 millions d’euros. « C’est une expression du volontarisme avec lequel la ville soutient ses associations. Ce choix répond à une réalité : Dijon est une ville où l’engagement associatif est solidement enraciné. Dijon, ce ne sont pas moins de 4 500 associations actives, avec, chaque année, 4 fois plus de créations que de dissolutions. Cette impressionnante vitalité est l’un des plus beaux visages de notre ville » a introduit Nathalie Koenders, maire de Dijon.

L’indispensable rôle des associations
Pour l’élue, quel que soit leur domaine, les associations incarnent le refus de demeurer spectateur, la volonté inébranlable de prendre part, d’agir collectivement et concrètement, de créer du lien, de permettre à chacun de s’émanciper… « Si Dijon peut compter sur un tissu associatif aussi dynamique que diversifié, c’est grâce à l’engagement indéfectible de femmes et d’hommes qui donnent de leur temps et de leur énergie au service de causes qui les animent. » Un travail salué également par Guillaume Ruet, conseiller départemental dont la collectivité a engagé 500 000 euros dans les travaux, en précisant que le monde associatif disposait « d’un outil pour exercer ses missions de manière optimale. » Le projet a également été financé par la Région à hauteur de 30 000 euros au titre du dispositif Effilogis et de 311 400 euros au titre du Fonds vert pour la rénovation énergétique ; 245 000 euros au titre de la DSIL pour la mise en accessibilité. « L’État avait trois raisons d’être présent dans ce projet : la rénovation thermique, l’accessibilité et la dimension associative car beaucoup de gens dépendent des associations, par vos actions sur le vivre ensemble. Face au repli, vous êtes l’antidote » a souligné Violaine Démaret, préfète de région.

Un équipement rénové mais flambant neuf
La maison des associations a profité d’une rénovation thermique et phonique, remplacement de l’ensemble des huisseries, mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite, remplacement de la cage d’ascenseur, réfection des peintures et des sols, ainsi que création d’une signalétique plus visible et accessible à tous.
Le site accueille de nouveaux espaces pour enrichir les usages comme un espace numérique, notamment destiné aux formations numériques, un espace parents-enfants ou espace de répit, un espace de coworking et un accueil agrandi plus fonctionnel. Une extension de 784 m², réalisée à l’emplacement de l’ancien parking, a également été créée. Elle accueille notamment une salle polyvalente modulable, pouvant être organisée en trois configurations grâce à une cloison amovible acoustique. Dotée de gradins rétractables de 162 places, elle peut accueillir jusqu’à 400 personnes.
Ce nouvel espace comprend également « Le Bistrot 1901 », un espace de restauration de 70 couverts ouvert sur l’extérieur et confié à l’Acodège, ainsi qu’un grand hall pouvant accueillir des rencontres et des expositions. Un jardin de 200 m² complète l’ensemble.
Plusieurs espaces de la Maison des Associations portent désormais des noms qui font écho à l’histoire et aux valeurs de l’engagement : « Simone Plessis », en hommage à cette résistante dijonnaise engagée aux côtés de Marcelle Pardé et Robert Yvray, figure de la vie associative dijonnaise décédée en 2025.

Soutenir mais sans gaspiller
L’inauguration de la maison des associations rénovée ne doit toutefois pas faire oublier les tensions économiques auxquelles font face les collectivités à l’heure d’un nouveau projet de loi de finances contraint. Même si « l’engagement associatif est un bien précieux, composante de la citoyenneté active », Nathalie Koenders a voulu rappeler que la ville ne peut pas « répondre à toutes les demandes. Nous devons optimiser notre patrimoine et les associations doivent aussi mutualiser. »
Pointant les contraintes budgétaires, elle a invité à regarder la réalité avec lucidité. « Le secteur associatif est mis à l’épreuve comme jamais il ne l’a été : entre le marteau de financements réduits et l’enclume de besoins croissants, les associations sont en souffrance et doivent composer avec des contraintes toujours plus fortes. 12 305 emplois ont disparu en 2025, selon un rapport de l’Observatoire national de l’économie sociale et solidaire. Voilà qui doit nous alerter. » Dijon est l’une des villes qui soutient le plus les associations, « en l’occurrence, 25 % de plus que la moyenne. Nous entendons bien maintenir le cap. À fortiori dans un moment critique comme celui que nous traversons. » Si les subventions ne devraient pas baisser et être maintenues, la maire a toutefois prévenu que des arbitrages pourraient avoir lieu et que les justificatifs devaient être fournis. « Il s’agit d’argent public, il doit être bien utilisé. »
Nadège Hubert

