Un chantier exemplaire est en cours rue de Montchapet, non pas pour son apparence mais par son ambition politique. L'objectif des élus est de diminuer significativement l'empreinte carbone du chantier de canalisation de gaz en cours rue de Montchapet. Une ambition rendue possible par la pose de canalisations issues du recyclage de déchets végétaux par le délégataire GRDF.
Pose de la première canalisation polyéthylène certifiée biosourcée à Dijon

Antoine HOREAU, Vice-Président de Dijon Métropole, Dominique Martin-Gendre, adjointe au maire de Dijon, en charge de la propreté de la ville et des travaux et Eric Passetti, Directeur Territorial Bourgogne Franche-Comté GRDF ont visité le chantier de pose de canalisations de gaz rue de Montchapet à Dijon. C'était l'occasion pour les élus et l'entreprise d'affirmer leur ambition de décarboner les chantiers et de présenter un nouveau type de canalisation au service de la décarbonation.
Zoom sur le chantier à Dijon
Une canalisation plus responsable
Issue d’une filière européenne et fabriquée en France dans la Vienne (38) par un groupe industriel français, cette nouvelle génération de canalisations, aux propriétés identiques aux autres canalisations, diminue significativement l’empreinte carbone des réseaux gaz.
Les travaux interviennent dans le cadre de la modernisation du réseau gaz dans la rue Montchapet à Dijon.
> Chiffes repères du chantier
Durée des travaux : 12 semaines à compter du 13 mai 2024
GRDF a confié la réalisation des travaux à l’entreprise SERPOLLET
Technique de renouvelement de la canalisation gaz par tubage:
Cette technique consiste à insérer un tuyau neuf dans l’ancien et présente l’avantage d’un impact environnemental réduit.
Longueur de la pose de canalisation certifiée biosourcée : 700 mètres
Coût de l’investissement financé par GRDF : 275 000 euros
Un chantier exemplaire
"Notre ambition globale est de réduire l'empreinte carbone de tous nos chantiers" précise Dominique Martin-Gendre, adjointe en charge de la propreté de la ville, travaux, équipements urbains et mobilités précise "ainsi dans nos cahiers des charges, les entreprises connaissent nos ambitions de diminuer l'empreinte carbone des chantiers"
Antoine HOREAU, Vice-Président de Dijon Métropole "Les chantiers génèrent de l'empreinte carbone à la fois par les travaux mais aussi par les matériaux qui sont utilisés. L'interêt de ce chantier est que les matèriaux utilisés sont biosourcés c'est à dire non pas issus de produits pétroliers mais du recyclage de déchets végétaux donc forcément l'empreinte carbone globale du chantier diminue grandement et ça participe de notre ambition globale de réduction de l'empreinte carbone de tous nos chantiers.
Pour Eric PASSETTI, Directeur Territorial Bourgogne Franche-Comté GRDF, “La décarbonation est au coeur de nos enjeux chez GRDF. Nous cherchons à réduire notre impact environnemental, en particulier les émissions de CO2 liées à nos fournisseurs et à nos travaux. Notre responsabilité est d’encourager des pratiques plus durables. Ensemble, nous contribuons à la transition vers un avenir plus respectueux de l’environnement.”
Le Polyéthylène (PE) biosourcé
La canalisation certifiée biosourcée, un véritable atout pour la décarbonation des chantiers :
GRDF pose et exploite le plus long réseau de distribution de gaz en Europe. Avec l’essor du biométhane, ce gaz devient renouvelable. Produit localement, ce gaz à faible empreinte carbone était jusqu’alors acheminé vers les consommateurs par des canalisations en polyéthylène (PE) issu du pétrole. Aujourd’hui, GRDF innove et pose une canalisation en polyéthylène certifiée biosourcée, contribuant à s’affranchir du pétrole.
Issu de déchets de l’industrie papetière et forestière, le polyéthylène biosourcé participe à donner une nouvelle vie à ces résidus. En effet, un procédé de bioraffinerie transforme les sous-produits végétaux en une matière alternative au pétrole, employée pour la fabrication de canalisation plus respectueuse de l’environnement.
