Chaque année, l’association ASERU 21 apporte son soutien aux communes et particuliers désireux de préserver le petit patrimoine rural. Grâce à un petit coup de pouce financier, ces bienfaiteurs du territoire ont contribué au maintien et à la sauvegarde de 300 sites depuis 1976.
Un lavoir, une fontaine, un monument commémoratif ou remarquable mais aussi une croix, une cabane de cantonnier ou même une borne armoriée en forêt… Difficile d’imaginer une commune de Côte-d’Or qui ne possèderait pas un élément de petit patrimoine rural. Malheureusement, quand le temps ou un véhicule endommage un site, les élus locaux ou les propriétaires privés n’ont pas toujours les moyens de réparer ou d’en prendre soin. L’association ASERU 21, pour Association pour la sauvegarde des édifices ruraux de la Côte-d’Or, peut alors intervenir. « Chaque année, nous attribuons entre 5 000 et 6 000 euros de primes. C’est un coup de pouce pour acheter des matériaux, par exemple », précise Bernard Sonnet, président de l’ASERU 21.
Fondée par un conservateur du patrimoine en 1976, l’association s’appuie sur 200 adhérents qui financent en grande partie les financements accordés, complétés par une subvention départementale de 300 euros. « Notre mission consiste à préserver le petit patrimoine qui ne rentre pas dans les critères des monuments historiques. » En juin 2025, l’ASERU 21 a ainsi accordé cinq primes. La mare égayoir de la Grande dame Guye à Châtillon-sur-Seine, le lavoir de la Villotte à Sombernon, le lavoir de Moloy, la toiture de lave du lavoir de Léry ou encore le pont Pinard à Semur-en-Auxois en ont profité. « Les primes sont remises après l’exécution des travaux pendant notre assemblée générale qui se tient en juin. Elles sont cumulables avec d’autres aides. »

Besoin d’un coup de pouce ?
Pour candidater, les communes ou les particuliers doivent adresser un dossier intégrant un plan, un devis des travaux, un budget avec le reste à charge. « Nous nous rendons ensuite sur site pour examiner le projet et la situation. » Chaque année, l’ASERU 21 reçoit une dizaine de candidatures des quatre coins de la Côte-d’Or. Toutes doivent toutefois répondre à une condition : être visibles du grand public, que ce soit depuis la rue ou parce que le site est accessible.
Depuis sa création, l’association, qui s’apprête à fêter ses 50 ans, a accompagné 300 édifices et attend les candidats qui bénéficieront de son aide en 2026.
Nadège Hubert

