C’est officiellement parti pour 13 mois de travaux au barrage-réservoir de Panthier. Le chantier vise à réhabiliter et moderniser cette infrastructure bicentenaire grâce à un investissement de 15 millions d’euros.
« Un joyau du territoire », « un vieux monsieur », « un patrimoine exceptionnel », … Les officiels venus poser la première pierre des travaux du barrage-réservoir de Panthier n’ont pas manqué de mots pour parler de cet ouvrage qui va subir un chantier évalué à 15 millions d’euros. Financés par l’État via son opérateur VNF à hauteur de neuf millions d’euros, et à part égale par la Région et le Département avec une enveloppe respective de trois millions d’euros, les travaux doivent moderniser cet équipement majeur pour l’alimentation en eau du territoire. « Ces travaux vont consolider la digue et modifier l’évacuateur de crue. Ils permettront d’augmenter de 15 % la capacité totale du barrage pour revenir à son niveau historique de 8 000 millions de mètres cubes », détaille Cécile Avezarde, directrice générale de VNF. Concrètement, le barrage-réservoir devrait gagner 1,2 million de mètres cubes de stockage d’eau en plus, soit « l’équivalent d’environ 400 bassins olympiques ».

Ces capacités nouvelles réduiront les prélèvements dans le barrage de Grosbois-en-Montagne pour alimenter le canal, et ainsi prélever à Grosbois-en-Montagne un volume d’eau plus important pour la population, préservant une ressource en eau potable essentielle. De son côté, le barrage-réservoir de Panthier porte la mission principale de remplir le canal de Bourgogne. « Il assure aussi d’autres activités comme la baignade, la voile, la pêche, les activités économiques comme le camping », rappelle Michel Poillot, maire de Vandenesse-en-Auxois, 300 habitants.

Des activités à protéger
D’ailleurs, le maire « entend les remarques » depuis l’annonce de la fermeture du barrage pour 13 mois. « Je comprends que c’est une année blanche pour les activités, mais cela permettra ensuite d’étendre les périodes d’activité et pour de nombreuses années. » Longtemps en amont des travaux, VNF a prévenu les acteurs concernés par la fermeture de la retenue d’eau et de la portion du canal entre Vandenesse et Dijon, permettant par exemple aux croisiéristes de repenser leurs itinéraires de voyage.
« Je ferai tout pour que le canal ne ferme pas », a pour sa part insisté François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d'Or, tandis que Jérôme Durain, président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, a rappelé que les différents partenaires avaient « tous à cœur de préserver les activités en reconstruisant la digue ». Violaine Démaret, préfète de région et de Côte-d’Or, a conclu : « La bonne cause nécessite ces inconvénients. Ces travaux sont la première pierre d’un projet d’avenir. »
Nadège Hubert



