Dijon - Passé industriel et futures histoires

11 juillet 2026

Sur le site de l’ancienne usine Terrot, l’histoire industrielle a cédé sa place aux histoires que vont se créer les habitants du nouveau quartier récemment inauguré. Près de 1 000 logements remplacent désormais la friche, mettant l’accent autant sur la mixité des publics que sur la végétalisation.

« Je suis fier d’être un bâtisseur et la construction se fait avec du béton », a insisté François Rebsamen, président de Dijon métropole au cours de l’inauguration du nouveau quartier Terrot. Face au besoin de logements sur son territoire qui compte environ 4 000 habitants au kilomètre carré, il a tenu à rappeler qu’il avait construit 15 000 logements sur l’équivalent de quatre terrains de football. « À Dijon, nous avons la densité heureuse », a-t-il poursuivi.

Pour le président de la métropole, les nouveaux habitants irriguent la rue commerçante voisine. « Nous avons une vision de la construction, tant pour ceux qui vivent ici que pour les activités économiques et pour l’environnement car on peut construire et renaturer. » Le nouveau quartier Terrot s’est installé en lieu et place de l’usine Terrot, constructeur de vélos et motocycles jusqu’en 1960. D’ailleurs, le permis de construire de la toute première usine a été délivré par la mairie de Dijon le 6 juillet 1926, soit 100 ans quasiment jour pour jour avant l’inauguration du quartier Terrot.

François Rebsamen, président de Dijon Métropole ©Nadège Hubert  Nathalie Koenders, maire de Dijon ©Nadège Hubert

Après la fermeture du site et sa déconstruction, il ne restait qu’une friche industrielle de 2,5 hectares dont 48 % de la surface est végétalisée. « Il n’est pas contradictoire de construire et de respecter la nature puisque l’on densifie. » Le reste se compose d’un EHPAD, une résidence pour jeunes actifs, mais aussi 166 logements en accession libre, 79 logements locatifs sociaux, 16 logements locatifs intermédiaires, 41 logements abordables contractualisés et deux résidences étudiantes, dont une sociale qui reste à construire et qui devrait accueillir ses premiers locataires à la rentrée 2028. « Nous devons produire davantage de logements avec de la mixité sociale et générationnelle », a insisté Nathalie Koenders, maire de Dijon.

En conclusion à cette inauguration, les élus et promoteurs ont dévoilé une sculpture de métal et de boulons de l’artiste Béranger Papasodaro faisant ainsi écho à l’histoire industrielle du site. En parallèle, l’ancienne façade art déco, véritable patrimoine local, sera conservée.

Nadège Hubert

 La sculpture "Le précurseur" de Béranger Papasodaro ©Nadège Hubert

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