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Michel Lenoir a été élu président et travaillera aux côtés de 5 vice-présidents : Patrick Morelière, Pascal Grappin, Marie-Claire Bonnet-Vallet, Sébastien Belorgey et Lionel Houee.
Installé jeudi 5 février, le Syndicat Mixte de la Boucle des Maillys réunit plusieurs collectivités pour une meilleure gestion et répartion de l'eau.
« Ce que nous construisons ici et sur le barrage réservoir de Grosbois concerne près de 50% des communes de notre département. C’est un moment historique pour la Côte-d’Or », explique, François Sauvadet, président du département de la Côte-d'Or. A l'image du Syndicat Intercommunal des eaux de Grosbois-en Montagne, installé deux semaines plus tôt, le Syndicat Mixte de la Boucle des Maillys vise une meilleure gestion de la ressource en eau. Il a pour objectif la production d'eau potable à partir de la Boucle des Maillys et son transfert jusqu'aux réservoirs des collectivités concernées : la communauté de communes Auxonne-Pontailler Val de Saône, le syndicat mixte d’adduction et d’assainissement des eaux Norge et Tille, le syndicat Ouche, Norge, Tille et Vouge, le syndicat intercommunal d’adduction
d’eau potable Seurre Val de Saône, le SIAEP de Brazey-en-Plaine et la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges.
Le Département a porté, pour le compte de ces collectivités, les études de faisabilité techniques préalables à la mise en production de la Boucle des Maillys. Le syndicat mixte a vocation à présent à porter les études opérationnelles, les travaux et la gestion des futurs équipements avec l’aide du département : 124 kilomètres de canalisation et la création d’une usine de traitement. Il s'agit de mutualiser les moyens, de partager les responsabilités et d’assurer une gestion cohérente et équitable de l'eau au bénéfice de l’ensemble des collectivités membres.
Protéger les petites communes
Le Département continuera d'accompagner les collectivités en assurant la maîtrise d’ouvrage déléguée des travaux nécessaires pour le compte du Syndicat Mixte, comme le permet la loi d’orientation pour la souveraineté agricole, afin de mobiliser cette ressource d’un potentiel de 7 300 000 m3 par an et ainsi sécuriser l’approvisionnement en eau de 164 communes, soit près d’un quart des communes de Côte-d’Or. « Si nous ne faisons rien, les petites communes seront en première ligne. Je ne veux pas d’un territoire rural où le prix de l’eau explose, pendant que les grandes métropoles, avec leurs volumes et leurs réseaux, stabilisent ou baissent leurs coûts. Je ne veux pas d’une France d’à côté où les métropoles viendraient chercher l’eau à la campagne, laissant derrière elles des territoires avec des coûts insupportables. »