Budget, élections municipales, industrie ou encore agriculture, les vœux du préfet Paul Mourier ont été l’occasion de souligner l’engagement de l’État aux côtés des territoires.
Le 49.3 a été décidé par le gouvernement afin de doter la France d’un budget que les collectivités locales attendent avec une certaine impatience. « Le moment venu, les services de l’État seront mobilisés pour assurer l’exécution budgétaire dans les meilleurs délais avec un objectif clair : œuvrer pour un redressement progressif et responsable des finances publiques en conciliant maitrise des dépenses et poursuite des investissements », a précisé Paul Mourier, préfet de région, pendant ses vœux de nouvelle année.
L’autre préoccupation des élus locaux en ce début d’année 2026 concerne les élections municipales prévues en mars prochain. Le préfet a rappelé sa volonté d’accompagner les maires dans l’organisation matérielle de « cette exigence démocratique. » Avec le changement qui s’annonce pour ce rendez-vous électoral, le préfet entend rappeler « avec pédagogie les dangers du nouveau mode de scrutin qui concerne 90 % des communes de Côte-d’Or. »

Les maires ont d’ailleurs largement occupé les propos du préfet à l’occasion de ses vœux, les remerciant de leur engagement, leur courage et leur abnégation mis au service des autres, qu’ils se représentent ou pas. « Les fonctions d’élu local sont exigeantes et nécessitent des disponibilités et un investissement sans faille. S’engager au service de ses concitoyens est pour chaque élu une source de fierté et de satisfaction. » Mettant en avant leur rôle de gestionnaire, de porteur de projet, d’instructeur, d’autorité de police administrative, « et j’en passe », le préfet a insisté sur le rôle essentiel des maires et élus municipaux sur les territoires, notamment pour la finesse qu’ils apportent dans l’examen des problématiques. Le préfet a repris un sondage réalisé à l’été 2025 montrant que les maires demeurent la figure politique ayant le plus haut niveau de confiance auprès des Français. « Je salue cet attachement aux élus communaux. L’État reste fidèle à sa mission de soutien des élus. Notre démocratie repose sur le couple préfet-maire ou sous-préfet-maire. Notre république serait moins belle si nous renoncions à ce qui fait le terreau de notre démocratie locale. »

Défi économique et écologique
Dans le soutien apporté aux territoires sur le volet économique, le préfet s’est arrêté sur deux enjeux majeurs : l’agriculture et l’industrie. Dans le cadre des crises successives que la filière agricole a traversées au cours des dernières semaines, Paul Mourier a souligné le travail de concert mené avec les services de l’État qui se sont mobilisés. Une implication qui devrait se poursuivre pour cette année « décisive pour le monde agricole, que ce soit dans l’application des mesures exigées dans le cadre du Mercosur, dans l’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais ou la déclinaison de la prochaine enveloppe budgétaire de la PAC. » La filière doit faire face à un autre défi, démographique cette fois, avec « un quart des agriculteurs qui partiront à la retraite dans les dix ans ».
Au registre de l’industrie, le préfet a mis en avant le recul de l’emploi industriel, 10 000 emplois perdus en dix ans ainsi que le nombre préoccupant d’entreprises en situation de défaillance. « Ce qui nous oblige à redoubler d’efforts. En 2026, nous poursuivrons notre engagement pour une industrie. Collectivement, nous construirons une industrie forte, innovante et durable. »
En parallèle, le préfet a voulu interpeler les représentants des autorités politiques, professionnelles, civiles et militaires présentes de l’importance de préserver les ressources, évoquant par exemple les incertitudes de la filière bois et forêt, les enjeux de la planification écologique ou l’indispensable préservation de la ressource en eau.
Nadège Hubert

