Chaque année, le Conseil Départemental objective les données de l'accidentologie sur l'ensemble du territoire dans le but d'adapter ses actions en matière de sécurité routière. Si le bilan 2024 est positif, ltous les acteurs restent mobilisés pour garantir et améliorer la sécurité de tous sur les routes.
Avec la création de son observatoire de la sécurité routière il y a cinq ans, le Conseil Départemental suit et analyse l’évolution de l’accidentologie sur les 5714 kms de routes départementales, en complément du travail mené par la préfecture. Quels sont les accidents ? Sur quelles portions ? Quelles sont les causes ? Est-ce que la vitesse est un facteur aggravant ? Chaque année, la commission en charge de l’observatoire répond à ces questions et dresse un bilan de l’accidentologie sur l’ensemble des réseaux routiers et autoroutiers de la Côte-d’Or, hors agglomérations. Jeudi 20 mars 2025, François Sauvadet, président du Conseil Départemental accompagné de nombreux acteurs de la sécurité routière (police nationale, gendarmerie, SDIS 21, associations…) a présenté les données recueillies pour l’année 2024. Et globalement, le bilan est positif ! Sur la base d’une moyenne de référence de 3 ans (de 2021 à 2023) le nombre d’accidents mortels a diminué (-29%), malgré une légère hausse des accidents corporels (+5%) et du nombre de blessés légers et hospitalisés. Sur le réseau dérogatoire à 90 km/h, la mortalité a même été divisée par 3,5. « Mais chaque mort est un mort de trop » martèle l’élu. Sur l’ensemble des routes, les accidentés sont majoritairement des véhicules de tourisme, mais les 2 roues motorisées sont toujours surreprésentées.
Parmi les causes, les membres de l’observatoire alertent sur les comportements individuels à risque. En effet, la conduite sous l’emprise de stupéfiants est la cause de 27,9% des accidents, suivie par l’alcoolémie (8,4%). La police nationale ajoute qu’une hausse de la conduite sans permis de conduire, et/ou sans assurance est à noter.
Un département engagé pour la sécurité
Pour améliorer la sécurité des usagers de ses routes, le département déploie une série d’actions : la suppression, le déplacement ou la protection d’obstacles latéraux, le renforcement ou la mise en conformité de la signalisation, les reprises de dévers ou d’adhérence de la couche de roulement, la sécurisation de carrefours, la suppression de marches d’accotements, l’aménagements d’aires de repos et le balisage de points d’arrêts sécurisés… François Sauvadet rappelle également l’aide de 5M€ débloquée pour venir en aide aux collectivités dans la rénovation de leur voirie, en priorisant les axes à sécuriser.
Le département investit aussi le numérique avec 25 caméras installées sur le département, permettant de consulter en temps réel les conditions de circulation depuis le site Inforoute21
Face au changement climatique et à la multiplication d’épisodes de vent fort, les périodes d’astreinte sont renforcées, y compris hors période hivernale.
Des efforts à poursuivre
Olivier Barozet, directeur général adjoint au Conseil Départemental explique que l’observatoire va être amélioré et modernisé. « Nous explorons les possibilités de partenariats avec les constructeurs de véhicules intelligents pour identifier d’autres carrefours et zones à risques routiers qu’on ne perçoit pas forcément aujourd’hui ». Il ajoute qu’une numérisation de l’ensemble du département est en cours, dans le but d’homogénéiser la signalétique des virages.
François Sauvadet souligne par ailleurs la nécessité absolue de faire de la prévention routière dès le plus jeune âge, mais aussi auprès des entreprises qui ont un rôle important à jouer, notamment sur la sécurisation des trajets domicile-travail.
Déborah Vital
