La Carte scolaire n'est pas une variable d'ajustement

14 février 2018

« Les territoires, en particulier les plus ruraux, ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économies », Ludovic ROCHETTE, Président de l’association des maires de la Côte-d’Or et des présidents d’intercommunalité (AMF21) appelle la Direction des services de l’Education nationale à un examen approprié des situations particulières qui posent problème.

 

Services publics, Education Nationale, Territoires ruraux, Collectivités

Ludovic ROCHETTE, Président de l’association des maires de la Côte-d’Or Chaque année, à pareille époque, la carte scolaire est revue, dans chaque département, en fonction des variations d’effectifs attendus pour la prochaine rentrée scolaire. Lorsque les prévisions font état de baisses significatives et régulières du nombre d’élèves, les ajustements peuvent se comprendre. Mais parfois, c’est une logique strictement comptable qui applique brutalement des moyennes, des ratios, des quotas, sans tenir compte de certaines situations : stabilité ou diminution minime des effectifs attendus, présence dans l’établissement d’élèves autistes, dyslexiques, allophones, en difficulté, commune classée en zone  de revitalisation rurale, … Tous ces éléments méritent pourtant des décisions adaptées, pour éviter à la fois les conséquences négatives d’une fermeture de classe en termes de qualité de l’enseignement (classes surchargées ou à plusieurs niveaux) et en termes d’attractivité de la commune (l’école est un élément essentiel de la vie locale).

N’oublions pas que les communes s’organisent (en SIVOS ou pôles scolaires), innovent (équipements des classes, notamment numériques), entretiennent, rénovent et sécurisent les bâtiments scolaires, soutiennent financièrement nombre d’activités scolaires et périscolaires, … Comme l’avait dit le Président de la République en juillet 2017, « les territoires, en particulier les plus ruraux, ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économies ». Les maires seraient donc légitimement excédés par des mesures contraires qui seraient prises dans les prochaines semaines, comme on peut le craindre à Pagny-le-Château, Seurre, Pouilly-sur-Saône, Dijon, Auxonne, Toutry, Fontaine-Française, Is-sur-Tille, Baigneux-les-Juifs, Bligny-sur-Ouche, Agencourt et dans bien d’autres communes de Côte-d’Or.

L’association des maires de la Côte-d’Or et des présidents d’intercommunalité (AMF21) appelle la Direction des services de l’Education nationale à un examen approprié des situations particulières qui posent problème et mobilise ses représentants au sein du Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) pour que soient maintenues des conditions correctes d’enseignement dans les écoles élémentaires et maternelles du département.

 

Pour le Bureau,

Ludovic ROCHETTE, Président de l’AMF21

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