La réorganisation des services régionaux ne pouvait se concevoir sans que les services et opérateurs de l’État en région se dotent d’une stratégie commune. La réforme a un sens. Il faut rendre celui-ci « visible » pour les agents et pour les usagers des services. C’est pourquoi, dès le début de cette année, Christiane Barret, préfète de Région a demandé qu’une « stratégie de l’État en région » soit élaborée. Après un travail collégial qui a mobilisé les services régionaux, les services départementaux et un certain nombre d’opérateurs de l’État, cette stratégie a été validée à l’issue de la réunion du comité de l’administration régionale (CAR) du 7 juillet dernier.
Les « 15 engagements de l’État pour la Bourgogne-Franche-Comté » fondent la stratégie de l’État en région. Ils signent la volonté de structurer l’action des services et opérateurs de l’État avec pour objectifs d’être présent sur les enjeux stratégiques de la nouvelle région, de maintenir la proximité des services à l’usager, de soutenir la modernisation du service public. Il en résulte des projets exigeants tant en termes de pilotage qu’en termes de ressources mobilisées.
Aussi, afin de soutenir les efforts des services qui pilotent ces projets, il a été jugé indispensable de concevoir un dispositif de suivi spécifique. Celui-ci vise trois objectifs, suivre l’avancement effectif des actions (projets) composant chaque engagement en conformité avec une règle de « bonne administration », faire état des résultats obtenus par rapport à ceux attendus pour en tirer les enseignements utiles, dans une logique de capitalisation des acquis, et enfin fonder une communication tant externe qu'interne.
En pratique, les dispositions suivantes ont été validées.
Chaque trimestre, chaque service pilote d’un « engagement » saisira en ligne les informations concernant l’état d’avancement des actions ainsi que les résultats obtenus et les enseignements à en tirer. Le cas échéant, les causes de retard seront analysées et des mesures correctives seront proposées. Le comité de l’administration régionale (CAR) présidé par la Préfète de Région en sera régulièrement informé,
« 15 engagements de l’État pour la Bourgogne-Franche-Comté ».
Sur le fond, la SER a pour objet de consolider et de concrétiser trois orientations majeures
- Etre au rendez-vous de la nouvelle grande région par des engagements à forte visibilité
- Consolider le maillage territorial des services, par l’équilibre des implantations mais aussi en renforçant l’État en département
- Se moderniser pour être plus efficace, pour améliorer les conditions de travail des agents et pour faire évoluer l’offre de services à l’usager.
Sur la forme, la SER est marquée par des exigences fortes
Un nombre restreint d’engagements : 15 engagements, choisis au regard des grandes missions de l’État : l’Etat garant, l’Etat facilitateur, l’Etat exemplaire donc efficace.
- Des engagements qui se traduisent par des actions concrètes : 39 projets dont les résultats doivent être tangibles dans les 18 mois à venir.
- Des actions qui ont une forte composante « inter-services » et qui constituent, à ce titre, une réelle plus-value par rapport aux actions déjà à l’œuvre.
- La volonté d’associer étroitement les services de l’État en département pour bien prendre en compte leurs contraintes de mise en œuvre des actions prévues.
- Un pilotage de projet exigeant avec des bilans réguliers dont madame la préfète rendra compte.
- Une volonté de communiquer sur les résultats obtenus, en phase avec les actualités majeures de l’Etat.
- Par ailleurs, la SER est soutenue par un ambitieux programme de modernisation de l’action des services de l’État.
Ainsi, Christiane Barret souhaite montrer que chacun est cohérent avec les engagements pris depuis que la réorganisation des services régionaux a été entreprise, notamment pour faciliter le management à distance, pour consolider le fonctionnement en bi-sites et maintenir l’équilibre territorial, approfondir le renforcement de l’État en département, gage du maintien de la proximité du service à l’usager, créer les conditions pour que les agents puissent innover, moderniser, développer l’usage des outils numériques pour correspondre à l’administration 3.0 que le Premier Ministre a demandé d’expérimenter. Lisez ici le document complet des 15 engagements de l'Etat en Région BFC
L’État garant, à travers le fait de « développer l’engagement pour la citoyenneté »
60 % des jeunes sont favorables à s’engager dans une mission d’intérêt général. Nous sommes confrontés à des menaces qui mettent en jeu notre unité nationale. Cet engagement apporte des réponses concrètes aux questions que se posent nos concitoyens, à savoir : des formations à la lutte contre la radicalisation, des formations aux valeurs de la République parmi lesquelles la laïcité, parfois mal comprise, une aide au développement du service civique et des réserves citoyennes. Sont à l’oeuvre le Rectorat, pilote, la DRDJSCS, la DRAC, la PJJ, entre autres.
L’État facilitateur, à travers le « renforcement de la coordination des services pour concilier développement économique et protection de l’environnement »
Opposer ces deux piliers du développement durable est vain au moment où nous percevons directement le changement climatique, l’érosion des surfaces agricoles et la perte de biodiversité, entre autres. Mais comment, pratiquement, à travers notre droit, incorporer cette double exigence ?
Des expérimentations ont été menées qui tiennent à la simplification des procédures mais aussi à la mise à disposition des informations utiles afin que les dossiers présentés à l’appréciation puis à la décision de l’État soient de meilleure qualité. C’est bon pour l’entreprise et c’est bon pour le citoyen. C’est donc bon pour l’État qui peut ainsi jouer pleinement le rôle qui est le sien. Il faut donc aller plus loin : élargir le champ des expériences menées jusqu’alors et fortement communiquer.
La DREAL pilote cet engagement avec la DRAAF, la DIRECCTE, les services départementaux, notamment.
L’État moderne et efficace, à travers « la modernisation du management »
Une réorganisation qui appelle une évolution des méthodes de travail, des outils numériques qu’il faut s’approprier, une nouvelle grande région pour laquelle l’État doit se mobiliser, tels sont les enjeux majeurs des processus de modernisation que nous pilotons. Parmi ceux-ci, le chantier du management a une place centrale. Au-delà des initiatives propres à chaque service, c’est une « culture collective » qu’il faut consolider.
Grâce à l’esprit qui anime la collégialité des services régionaux de l’Etat, la mise en œuvre d’un « SYstème de Management PArtagé » (SYMPA) exprime cette exigence. Celle-ci se traduit par la création d’une grille d’auto-évaluation des services (stratégie, organisation, management, relations humaines, valorisation des ressources technologiques et logistiques) et par la résolution de problèmes entre pairs grâce à la technique dite de co-développement – les chefs de service régionaux l’ont expérimentée . Une plate-forme collaborative portera le référentiel commun des bonnes pratiques à tous les niveaux de nos organisations.
Cette action est pilotée par le DIRECCTE.
Christiane Barret a exprimé « Je tenais à souligner le fait que les engagements que nous prenons seront suivis attentivement. Le dispositif correspondant fait l’objet d’une note qui est dans votre dossier. Vous pourrez également apprécier la rigueur du pilotage de projet à travers une des 39 fiches-projet. Comme je le disais, la SER s’appuie sur un projet de modernisation. J’en donnerai quelques exemples. Le développement très significatif des formations dans le domaine du management (300 agents ont été formés en moins d’un an soit 25 % de l’effectif des services régionaux concernés) avec, en point d’orgue, le lancement du 1er cycle de management des cadres en BFC qui réunit actuellement 40 cadres des services régionaux. Ce cycle sera renouvelé en 2017 et ouvert aux cadres des services départementaux.
La mise à disposition d’une solution de web-conférence qui est actuellement déployée dans toute la France sur la base d’une expérimentation menée en BFC.
Le lancement d’une offre de co-voiturage à l’adresse des agents utilisant les véhicules des services publics. Notre 1ère cible vise les 5000 agents de l’État exerçant dans notre région. Ceci dit, le site web que nous constituons est pensé pour être ouvert également aux opérateurs de l’État, aux services de la Région ou aux services d’autres collectivités territoriales qui en émettraient le souhait.
Enfin, quoi de plus significatif pour exprimer l’engagement de la collégialité des services régionaux que de préciser que notre région est lauréate du « programme d’investissement d’avenir » pour les trois projets qu’elle a déposés : s’approprier les outils du travail collaboratif, faciliter le travail à distance, développer les mutualisations par un système d’échange de ressources innovant.
La devise qui est la nôtre figure en bas de chaque page de la SER : Faire ensemble, Innover, Moderniser . J’ai souhaité vous démontrer aujourd’hui que nous appliquions celle-ci avec conviction et méthode.»
Qu’est-ce que la web-conférence « JITSI » ?
JITSI est une application « Open Source » (communautaire et libre de droit) de web-conférence hébergée sur un serveur du ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.
JITSI offre les fonctionnalités telles que partage d’écran, chat, partage de documents, ...
Quel matériel est nécessaire ?
Un ordinateur équipé d’une webcam, d’un micro, d’enceintes ou d’un casque audio, une connexion réseau et un navigateur web
Comment dialoguer en visio ?
Pour dialoguer en visio, il faut que chacun accède à la même « salle » de web-conférence. Pour cela, l'utilisateur se connecte à un portail d'accès et créé une salle de web conférence.
Le premier arrivant devient le « propriétaire » de cette salle. Dès lors, il obtient de facto les droits de modération, à savoir : pouvoir couper le micro d'un conférencier ou pouvoir « bannir » un indésirable. Il est possible de verrouiller l'accès à la salle de visio-conférence en mettant un mot de passe. Si le « propriétaire » quitte la salle, ses droits sont transférés à un autre membre de la salle.
Une fois les étapes de création de salle réalisées, voici ce qui apparaît à l'écran, avec autant de vignettes que de participants.
Cet outil est développé sur 5 autres sites en France, mais la Bourgogne Franche-Comté marque de nombreux points d’avance innovants quant à l’efficience du système et ses nombreuses possibilités.
Le MOBIGO des agents des services de l'Etat et de la Région Bourgogne Franche-Comté en images, c'est simple, efficace.
m.quiquemelle@echodescommunes.com
mariequiquemelle@gmail.com