Une soixantaine d’associations de Bourgogne et de Franche-Comté unissent leurs forces dans une lutte acharnée contre « le développement anarchique des aérogénérateurs ». Nom de ce collectif créé : ACBFC
« Un contre-pouvoir puissant, voilà ce que nous sommes devenus. Les décideurs vont entendre nos revendications deux fois plus fort », assure Michel de Broissia, président d’ACBFC. Ce collectif entend peser de tout son poids dans la politique, qu’il juge absurde, de déploiement de parcs éoliens :
« Notre région est l’une des moins ventées de France ! »
- Nos arguments économiques
L’éolien, c’est cher, peu rentable, opaque et inopérant face au chômage.
- Nos arguments sanitaires
L’éolien, c’est source de pollution sonore audible, inaudible (infrasons) et lumineuse.
- Nos arguments environnementaux
L’éolien, c’est du CO2 en hausse : le caractère intermittent et aléatoire de l’éolien impose la mise en service en parallèle d’autres unités de production électrique.
- Nos arguments sociétaux
L’éolien, c’est l’abandon de nos campagnes à l’appétit des sociétés privées, c’est le cimetière de la ruralité.
- Nos arguments patrimoniaux
L’éolien, c’est des paysages altérés, des monuments sacrifiés.
=> Nous organisons des manifestations cet automne en Bourgogne Franche-Comté. La première aura lieu le 15 octobre à Dijon.
Ce collectif composé d’associations actives dans la défense de l’environnement, du patrimoine, du paysage et des habitants (une quarantaine en Bourgogne et une vingtaine en Franche-Comté) a vu le jour le 24 septembre 2016. Il entend peser de tout son poids dans la politique, qu’il juge absurde, de déploiement de parcs éoliens. « Notre région est l’une des moins ventées de France », rappelle le président. Et ce n’est que le début de son argumentaire.
Eoliennes = CO2 en hausse
Le collectif, qui regroupe bon nombre d’amateurs éclairés et d’experts de la question énergétique, met en avant des arguments à la fois économiques, sanitaires et environnementaux mais également sociétaux et patrimoniaux. Des arguments qui ne vont pas dans le sens du vent ! ACBFC affirme, preuves à l’appui, que l’éolien s’avère peu rentable, cher, inopérant face au chômage et qu’il est source de pollution sonore audible, inaudible (infrasons) et lumineuse. Il contribue, paradoxalement, à une augmentation des rejets de CO2. Pourquoi ? Parce que son caractère intermittent et aléatoire impose la mise en service en parallèle d’autres unités de production électrique.
Le collectif estime que nos campagnes sont abandonnées à l’appétit des sociétés privées ce qui engendre, entre autres, une dégradation du climat social et une altération des paysages. «Les citoyens sont bâillonnées, ignorés et bernés, regrette Michel de Broissia. Un véritable débat doit avoir lieu en Bourgogne Franche-Comté car contrairement à ce que notre personnel politique veut faire croire, il n’existe pas de consensus en faveur de l’éolien, loin de là». Les membres préparent en moment une action de grande ampleur, à savoir une manifestation à Dijon le 15 octobre qui sera suivie quelques semaines plus tard par un autre coup d’éclat en Franche-Comté. De quoi
faire du bruit.