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Toute personne ayant circulé à pied ou en voiture à Beaune a sans doute posé un regard sur les remparts qui entourent le cœur de ville. Malheureusement, tout comme la plupart des gens ne connaissent pas les musées de leur propre territoire, Beaunois et Côte-d’Oriens restent peu nombreux à les avoir découverts. Pourtant les Amis des remparts de Beaune vous attendent.
« Les gens tournent autour en voiture sans vraiment les connaitre », regrette Jean-Paul Chambard, président de l’association des Amis des remparts de Beaune. Depuis 1970, les bénévoles s’emploient à mettre en valeur ces éléments indissociables du patrimoine et du paysage urbain beaunois mais aussi à le faire connaitre et à le faire vivre. Avec ses moyens, trois guides bénévoles, l’association ouvre non seulement la voie des remparts, son histoire, mais aussi des portes qui restent closes aux visiteurs indépendants. Sans concurrencer les guides professionnels ou ceux de l’office de tourisme, les Amis des remparts de Beaune organisent plusieurs fois dans l’année, entre juillet et octobre, des visites avec un nombre limité de participants.

« Il faut prévoir environ trois heures de visite et cela coûte huit euros aux plus de 18 ans », explique Jean-Paul Chambard. En plus d’un incontournable tour sur la promenade des remparts, l’association conduit les curieux qui l’accompagnent jusque dans des lieux souvent réservés comme le bastion des hospices de son vrai nom tour des cordeliers, qui appartient aux Hospices de Beaune, ou encore la tour Marie de Bourgogne et les jardins du château.
A chacun sa façon de découvrir les remparts
Pour celles et ceux qui n’auraient pas la patience d’attendre cet été pour se lancer à l’assaut des remparts pour profiter du ciel bleu de Côte-d’Or, les Amis des remparts de Beaune ont installé des panneaux d’information en lieu et place des points remarquables. Grâce à un QR Code, ils apportent des informations riches pour mieux appréhender les lieux.

Après cette éventuelle première prise de contact avec ce patrimoine qui témoigne de 2 000 ans d’histoire, rien ne vaut une autre visite sur l’enceinte en profitant des animations imaginées par l’association. « Nous invitons des associations à participer aux visites pour les animer. Nous avons accueilli une conteuse, de la danse, des comédiens pour des mises en scène ludiques. » En 2026, le bruit des épées qui s’entrechoquent pourrait transporter les visiteurs dans un autre temps.
Nadège Hubert