Maire Bernard Levoyet
Adresse 7 rue Basse - 21540 Vieilmoulin
Tél. 03 80 33 30 90
Email mairie.vielmoulin@wanadoo.fr
Population 143 habitants.
Altitude 428 - 587 mètres
Superficie 580 ha
Situation géographique Latitude: 47° 18' 43'' Nord-Longitude: 4° 40' 44'' Est
Communauté de Communes Ouche et Montagne
Canton TALANT
La Commune de Vielmoulin est située en Bourgogne entre Sombernon et Vitteaux.
Elle comprend le bourg et 2 hameaux : Geligny et La Chaleur - VIELMOULIN est
niché au creux des falaises et des mélèzes (alt 500m). GELIGNY se situe dans la vallée de la Brenne, sur la départementale RD905, (alt 430m) et LA CHALEUR se trouve sur le plateau calcaire, étape sur la route royale où l'on marquait les forçats au fer rouge, (alt 550m).


Eglise de la Nativité et de la Vierge.
Géligny © André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… Vieilmoulin.
Derrière le village, s'ouvre un joli vallon percé de grottes et arrosé par la Golotte. Au fond de ce vallon, la Vierge laissa l'empreinte du pas de son âne sur le bord des roches. Dans le bourg, on s'attardera devant la mairie-école, le lavoir utilisé en petite salle polyvalente et la fontaine ajoutée au XIXe siècle, cerclée par une robuste lame en fer. Lavoir et fontaine sont semblables à ceux du hameau de Geligny.
Autrefois, un ermitage se dressait à proximité de la chapelle Sainte-Barbe, bâtie au XIXe siècle. En la découvrant, vous constaterez qu'avec sa tour de clocher carrée, elle s'apparente plus à une petite église classique. Un vitrail représentant sainte Barbe colore la lumière intérieure. Toute proche, la fontaine Sainte-Barbe, perdue dans la végétation, combattait la stérilité des femmes et rendait les jeunes mères excellentes nourrices. On y venait autrefois en pèlerinage le 4 décembre. Côté anecdote, on rapporte que le curé coupait le vin de messe avec son eau.
Près de la source de la Golotte, la grotte de la Golotte conduit par une galerie et un laminoir particulièrement étroit, à une minuscule salle joliment concrétionnée. En longeant la barre rocheuse en rive droite, vers le sud-ouest, on découvre le Trou de la Mort, seconde caverne située au niveau de la chapelle que l'on aperçoit alors sur l'autre versant. On trouvera également deux grottes en forme de "caves" dans de belles falaises dressées à 500 m de la route de la Chaleur, peu avant qu'elle ne débouche sur le plateau par un joli chemin taillé dans la montagne.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
La Chaleur. (Vieilmoulin). Vieilmoulin fut une dépendance de la Chaleur jusqu'en 1923, année où les rôles s'inversèrent. Église et cimetière restèrent bien évidemment sur place.
Pour beaucoup, le nom du hameau viendrait de la chaleur des fers rouges utilisés pour marquer les galériens. Entre 1742 et la Révolution, deux fois par an, les convois en route pour Toulon s'y arrêtaient. On abritait les forçats enchaînés sous un portique qui côtoie à l'ancien relais de poste à cheval. Une autre version explique qu'on vérifiait et reforgeait si besoin les fers, d'où "la chaleur". Mais pourtant, l'histoire du village rapporte qu'il était installé autrefois autour de son église, sur la butte de Montoillots et portait déjà au XIIe siècle un nom proche de "la Chaleur". Pourquoi ? Peut-être était-il victime d'un soleil de plomb en été ou d'un froid venté et glacial en hiver qui lui aurait donné ironiquement son appellation ? Le nom pourrait aussi décliner d'un ancien seigneur, Guy de Calaure. Le mystère demeure.
En 1742, un relais de Postes fut construit sur la nouvelle route royale. Propriétaire de presque tout le hameau, François Rameau fut le premier-maître des Postes de La Chaleur. À l’époque, ces relais permettaient de relier Paris à Dijon en cinq jours et d'acheminer le courrier royal. On pouvait y compter une quinzaine de chevaux, dont quatre étaient exclusivement réservés au courrier royal. Le relais de La Chaleur fonctionna jusque dans les années 1850 et occupait un important personnel chargé des hommes et des bêtes.
Tout à côté, un petit hangar soutenu par six colonnes de pierre provenant du château de Sombernon, abritait les convois de forçats. À chaque extrémité se dresse un pavillon, le premier abritant la forge, le second un pigeonnier. On voit encore des anneaux utilisés pour attacher les prisonniers… ou les chevaux ! Le dernier de ces convois appelés "chaînes", qui pouvait compter jusqu'à 200 hommes, arriva à la Chaleur en 1824.
Face au relais de Postes, de l'autre côté de la grande route, une belle demeure abrita une auberge. Le village conserve également un petit château au toit d'ardoises construit par la famille Rameau au XIXe siècle, également avec des pierres du château de Sombernon, un beau pigeonnier rond au milieu d'un pré, un autre plus modeste calé contre les maisons. Le lavoir hélas inaccessible, côtoie toujours la fontaine et son abreuvoir.
Au sud, l'église de la Nativité de la Vierge remonterait au XIIIe siècle mais fut modifiée aux XV-XVIe siècles, avant d'être remaniée au XIXe siècle. On remarque les revers d'eau de son ancien toit de laves. Avec son porche, ses ouvertures au niveau du sol et son clocher massif, elle arbore une curieuse allure. Une croix double face, hélas abîmée, se dresse dans le cimetière voisin.
Une tour du télégraphe Chappe fut érigée sur la butte des Montoillots. La base fut sans doute transformée plus tard en bergerie. Il n'en subsiste que quelques ruines.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
Geligny. (Vieilmoulin). La montagne dominant le village au sud, accueille un beau site d'escalade aménagé dans d'anciennes carrières d'où fut extraite de la pierre utilisée pour la digue du barrage de Grosbois. Une caverne d'extraction offrira aux visiteurs un bel abri. Les journaux de 1850 rapportent un évènement survenu aux carrières : "Le 25 juin, une rixe avait eu lieu entre quelques ouvriers tailleurs de la carrière de Geligny ; le juge de paix se transporta sur les lieux avec deux gendarmes et fit arrêter deux de ces ouvriers. Un grand nombre de leurs camarades voulurent empêcher qu’on les emmenât. Il en résulta une scène déplorable, où le juge de paix fut insulté, où les gendarmes furent désarmés, et où les prisonniers furent délivrés. Ceci se passait le 25, à huit heures du soir ; le lendemain, à cinq heures du matin, M. le préfet partait pour Sombernon avec le procureur de la République et le commandant de la gendarmerie. Des ordres avaient été donnés auparavant pour qu’on expédie sur les lieux un détachement de dragons et deux compagnies d’infanterie; mais ces ordres ne furent pas exécutés avec assez de célérité, et l’expédition aurait peut-être échoué si elle n’eût rencontré en route un détachement d'artillerie et de dragons, qui ramenait les canons de Semur. Avec ce secours précieux, qui faisait monter la petite troupe à 37 hommes, la carrière de Geligny fut investie. Quatre-vingt ouvriers environ se trouveront cernés tout-à-coup ; les gendarmes s’emparèrent des prisonniers qui leur avaient été enlevés la veille et de tous les fauteurs de l’enlèvement, et à 2 heures, grâce à l’activité déployée par M. Pagès, tout était rentré dans l’ordre, et la rébellion avait été réprimée sans une goutte de sang répandue".
En fond de vallée, le hameau a gardé son lavoir et une jolie fontaine cerclée par une robuste lame en fer, tandis que l'ancien moulin fut un temps converti en scierie aujourd'hui arrêtée.
On trouvait naguère le cabaret Biot, fermé par le préfet en 1852.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
André Beuchot
La Golotte © André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
2 associations :
- Les agneaux de la Brenne (divers)
M. BAUDOT Gérard : 03 80 33 40 12.
- Y a pas d'basart (culturel) -
M. BEN AHMED Philippe, tel : 03 80 33 43 15 - mail : lefenil@orange.fr

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Au hameau de Géligny : site d'escalade et galerie d'art contemporain.