Maire Pascal LACHAUME
Adresse 1 Place de la Mairie - 21390 Vic-sous-Thil
Tél. 03 80 64 50 11 Fax 03 80 64 50 11
Email mairievicsousthil@wanadoo.fr
Population 186 habitants. Les Vicisiliens, Vicisiliennes
Altitude 330 mètres
Superficie 2134 ha
Situation géographique Morvan
Communauté de Communes CC des Terres d'Auxois
Canton SEMUR-EN-AUXOIS
Ce petit village bourguignon situé aux portes du Morvan et de l’Auxois compte quatre hameaux : Chausseroze, Le Brouillard, Collemoine, Maison-Dieu et ses écarts : Rosée, Le moulin Macaire.
D’une superficie de 2134 ha il s’étire le long des berges du Serein et love un de ses hameaux sur la Butte de Thil juste à côté du château.


Le village possède des atouts touristiques non négligeables : la Butte de Thil avec la collégiale construite en 1340 par Jean de Thil surnommée "l’espionne de l’Auxois" par André Malraux et le château contruit en 1198 par Guy de Thil, Baron du Duc de Bourgogne. Considéré comme l’une des plus anciennes forteresses de France, on le remarque surtout par sa tour de guet carrée, haute de 25 mètres, datant du XIVè siècle. Cette bâtisse a également été classée au titre des Monuments historiques en 1905. Des visites sont organisées ainsi qu’une fête médiévale au mois d’Août.
Le hameau du Brouillard est connu pour son manège construit en 1839 inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, son golf 9 trous et sa discothèque.
La perspective du pont au centre du village offre un joli point de vue sur l’église du XVIè siècle (la nef est du XIIè siècle), l’ancien presbytère du XVIIIè siècle avec une aire de repos. Nombreux sont les pêcheurs qui y font halte pour «taquiner le goujon » et les randonneurs qui parcourent les sentiers balisés.
Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD
© André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… Vic-sous-Thil
Les nombreux sarcophages découverts autour de l’église de Vic-sous-Thil témoignent d'une occupation très ancienne de la contrée. Plus tard, fut édifiée l'église Saint-Jean-Baptiste qui remonterait au XIIe siècle, comme en témoignent le transept et la nef. Les fonts baptismaux qui figurent parmi les plus anciens de la Côte-d'Or, arborent deux têtes très grossières. On remarque également une litre XVII ou XVIIIe siècle. Le chœur fut probablement construit au XVIe siècle. Des fresques ont été découvertes sous le badigeon, d’autres étant sûrement encore dissimulées. De beaux vitraux du XVIe siècle, laissent pénétrer une lumière chaleureuse par deux baies flamboyantes. La fine flèche en ardoises surmonte le clocher dépourvu d'horloge, une seule étant fixée au pignon du chœur. Curieusement, au XVIIIe siècle, on accola contre l’église le presbytère et la sacristie.
Dans le cimetière mitoyen, une croix de 1715 retient l'attention avec les statuettes d'un moine à genoux et d'une sainte Vierge.
Si vous musardez de par les rues, vous ferez maintes découvertes. Des quatre pigeonniers carrés rencontrés, un est couvert d'ardoises, le second de tuiles et les deux derniers de laves. Dans le haut du village, une maison arbore un colombier rond, lui aussi couvert de laves. Près de l'église, vous dénicherez un domaine des XVII-XIXe siècles avec tour ronde d'escalier et un antique cadran solaire.
Le moulin du village sur le Serein possède lui aussi son cadran solaire, daté de 1992 seulement, et profite d'un parc agréable agrémenté par les vannages, les flots ne se glissant plus sous le bâtiment. Surnommé localement "l'Usine", il remonterait à la fin du XVIIIe et accueillait une tannerie. Au XIXe, le maire de la commune, M. Chevrot, le transforma en papeterie qui fonctionna jusqu'en 1867. Une meunerie, une tannerie puis une laiterie au début du XXe, se seraient ensuite installées avant que le moulin de devienne une simple résidence.
Deux cents mètres en aval, le torrent se glisse sous le pont dit "romain", fort de quatre arches, qui remonte plus certainement aux XVII-XVIIIe siècles. La mairie école qui porte encore sa cloche, se dresse à deux pas.
Au sud-ouest, se nichent sur le Soutain le moulin Macaire et le moulin du Battoir à Écorces des XIX-XXe siècles.
Au nord-ouest, une petite rivière entaille avec patience le granit, sculptant les gorges de Galaffre. Mais attention, ici logeait autrefois la vilaine fée Beuffénie qui en disparaissant transforma tout son mobilier en blocs de roches qui entourent sa demeure. Les petites grottes n'étaient autres que ses écuries, granges, logis... Vous reconnaîtrez peut-être son lit, son seau, ses sabots ou sa chaudière creusée dans le granit. (Notons à ce propos qu'un réel mystère subsiste puisqu'elle semble taillée de main d'homme pour une raison inconnue.) Mais il ne faudra pas se laisser surprendre par la nuit sans avoir dans sa besace du pain et du sel pour se protéger des maléfices.
Autrefois pour carnaval, les enfants brûlaient sa majesté Carnaval après avoir crié devant toutes les maisons « coco sous-sous ». Enfin, en 1644, en pleine époque de sorcellerie, un moine capucin tenta de s'interposer entre les habitants et un présumé sorcier que l'on s'apprêtait à jeter d'un pont. Il fut accusé d'être lui-même un démon déguisé et dut s'enfuir à toutes jambes.
Le Brouillard. (Vic-sous-Thil). Autrefois, on trouvait ici un vaste domaine organisé autour de son château, vieil édifice du XIVe siècle. Un colombier rond de bonne taille fait aussi l'admiration des passants. Couvert en laves de Bourgogne, il compte encore plus de 2 000 boulins en briques. On remarque toujours une antique porterie à l'allure médiévale. La pièce maîtresse de l'ensemble reste néanmoins le manège, vaste bâtiment hexagonal surmonté d'une double toiture en petites tuiles, les deux toits se chevauchant sensiblement, le tout dominé par un clocheton. La magnifique charpente, en forme de dôme de quinze mètres de hauteur, abrite une spacieuse salle entourée d'un large balcon. L'écurie pouvait accueillir cinquante chevaux.
Souvent cité sur Nan-sous-Thil, le Poron des Cuèches ou de la Beuffenie se situe sur la limite de commune, dans un effleurement rocheux du flanc est de "La Montagne". Le site livra le premier gisement magdalénien signalé dans la Côte-d'Or.
Chausserose. (Chausseroze). (Vic-sous-Thil). On raconte à La Motte-Ternant, que Gabrielle d'Estrées fut un jour si pressée par Henri IV, qu'elle en perdit ses bas. Des bas (chausses) roses qui donnèrent son nom au village. On déniche ici un ancien moulin à eau. Le patrimoine de Chausserose compte un calvaire en pierre redressé au milieu du XIXe siècle par Charles Picard. Le corps de logis du modeste château cache, côté cour, une tour circulaire accolée percée de petites ouvertures. Un bandeau en pierre dans la partie haute incite à penser qu'elle fut utilisée en pigeonnier. Un saint Michel terrassant un dragon décore l'épi de faîtage. Un pigeonnier carré sépare le long bâtiment divisé en deux parties, l'une portant des chiens-assis.
Près de là, on repère l'ancien bâtiment d'école construit au début du XXe siècle pour remplacer une maison louée à la commune de Vic-sous-Thil.
Maison-Dieu. (Vic-sous-Thil). La butte de Thil s'orna tout d'abord d'un camp préhistorique, puis dès le IXe siècle environ, un premier château fut édifié. Au XIIe siècle, Jean II de Thil, connétable de Duc Eudes IV de Bourgogne et conseiller du roi Philippe de Valois fera diverses modifications, notamment les remparts sud. Tour de guet surnommée "l'espionne de l'Auxois", le donjon carré et ses cinq étages, haut de 25 mètres, fut ajouté au XIVe siècle. De nouvelles modifications suivent au XVe siècle. Aujourd'hui sauvegardé et considéré comme un des plus anciens de France, il a retrouvé une nouvelle vie riche en animations. Les souterrains cacheraient un fabuleux trésor gardé par une Vouivre qui n'hésite pas à s'emparer des enfants trop hardis qui s'aventurent dans les ruines.
Rappelons-nous aussi l'aventure de la châtelaine de Thil qui, le jour de ses noces, se livra à une formidable partie de cache-cache. Dans une cave isolée, elle trouva un énorme coffre, se glissa à l'intérieur et rabattit le lourd couvercle. Ses amis la cherchèrent des jours entiers sans succès. Quant à elle, elle ne put jamais relever le couvercle. Un siècle s'écoula avant que le hasard fasse redécouvrir le coffre couvert de poussière dans lequel reposait toujours la belle châtelaine imprudente.
Une belle allée de tilleuls conduit du château à l'imposante collégiale gothique bâtie au XIVe siècle. Cette collégiale de la Sainte-Trinité fondée par Jean II de Thil en 1341, abrite une litre peinte au XVIIIe siècle aux armes de la famille de Sayve et des peintures monumentales des XIV-XVe siècles. Le hameau conserve de son côté les maigres ruines d'une chapelle qui fut peut-être associée à une maladrerie connue au XVIe siècle et une jolie fontaine dans un édicule couvert de laves au sud-ouest.
Parmi les personnages légendaires de la région, il faut signaler la Beuffénie et son compagnon, le père Pied-Pourri.
Rosée. (Vic-sous-Thil). Ancienne usine métallurgique.
Tout a débuté par l'implantation d'un foulon et d'un four à chaux. Par une ordonnance du 6 septembre 1826, Pierre-Marie-Eugène Champion de Nansouty est autorisé à établir une fabrique d'acier dans la commune de Précy-sous-Thil et au hameau de Rosée, qui s'écrivait alors Rosay.
Hélas, dans ces deux usines de Maison-Neuve (Précy-sous-Thil) et de Rosay, Champion de Nansouty va accumuler les difficultés et les dettes. On se tourne alors vers ses fils, Charles et Ulric, mais leur gestion n'est guère meilleure. Finalement, la société est dissoute le 15 mai 1838.
Si vous gagnez Rosée aujourd'hui, vous trouverez les vestiges de l'ancienne usine destinée à transformer la fonte produite à Maisonneuve. La forge comptait six fours et produisait entre autres, des rails pour la ligne de chemin de fer du PLM, Paris, Lyon, Méditerranée. Le long bâtiment de l'usine abrite pour moitié la forge, pour le reste, les logements des ouvriers et celui plus confortable du responsable du site, pourvu d'une petite rotonde servant de bureau. La production de l'usine de Rosée cessera en 1848. Elle deviendra ensuite successivement moulin à blé, moulin à papier, cimenterie en profitant du four à chaux toujours visible, laverie, avant de finir en logements et gîte.
Un kilomètre à l'est de l'usine, la forêt de Beulain appartenait au seigneur de Thil. Aujourd’hui, Beulain a été défriché et des bâtiments de ferme y ont été construits. La ferme de Beulain à présent en ruines, cache un curieux pavillon octogonal en briques couvert d'ardoises, érigé autour d'un arbre. Il fut la propriété de monsieur Ligeret. On trouvait naguère à proximité l'imposant chêne de pré Collin, aujourd'hui disparu. Sous ce chêne se tenait le sabbat et certains y ont aperçu des Dames Vertes.
Quant au Poron Moloirin, il se niche à 400 m au sud de l'usine.
D'autres informations dans le livre : Un Curieux en Balade.
André Beuchot
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Belvédère. Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD
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Comité des Fêtes.
Une commune où il fait bon vivre !
Vic-sous-Thil affichait au dernier recensement 205 habitants pour 2134 hectares. C’était au XIXè siècle, le village le plus peuplé du canton, pas moins de 770 habitants en 1836 et une activité industrielle florissante ! Actuellement les activités sont essentiellement agricoles. Ce sont les agriculteurs qui au fil des saisons modulent le paysage.

Notre société et nos territoires connaissent de profondes mutations. Ils font face à des évolutions majeures liées aux changements des habitudes de consommation, aux déplacements, aux nouvelles formes de travail, à la pression environnementale, à l’équilibre entre espaces ruraux et urbains ou à l’impact des technologies numériques.
CCI Côte-d’Or - Saône-et-Loire : votre partenaire 360°du développement territorial
En tant qu’élus, vous considérez sûrement le développement et l’animation de vos territoires comme des priorités de votre mandat. Face à la diversité des enjeux, la CCI Côte-d’Or-Saône-et-Loire s’est donc organisée pour vous apporter son expertise, ses outils et ses réseaux dans vos projets de développement socio-économique et territorial. Notre ambition est de travailler à vos côtés, dans un objectif partagé de développement, en s’appuyant sur nos équipes de terrain, notre réseau de partenaires, notre connaissance fine des territoires et notre relation de proximité avec les entreprises... LIRE+
Belvédère de la Butte de Thil à Vic-sous-Thil :
Situé sur le célèbre axe Alésia-Bibracte, le sentier pédestre de la butte de Thil est accessible depuis la commune de Vic-sous-Thil.