Poiseul-la-Ville-et-Laperrière


©André Beuchot


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Maire François Pouhin
Adresse Village Poiseul Haut - 21450 Poiseul-la-Ville-et-Laperrière
Tél. 03 80 96 55 55 Fax 03 80 96 55 55
Email mairiedepoiseullaville@orange.fr
Site https://poiseul-laperriere.fr
Population 156 habitants.
Altitude 338 mètres Superficie 2164 ha
Situation géographique Latitude: 47° 33' 44'' Nord - Longitude: 4° 40' 11'' Est
Communauté de Communes Pays Châtillonnais
Canton CHÂTILLON-SUR-SEINE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Poiseul-la-Ville-et-Laperrière est située à 39 km au Nord-Ouest de Dijon.
Le fleuve la Seine traverse la commune.

Plus d'infos

www.chatillonnais.fr



Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Victor, XIIè siècle - XIIè siècle - XVIIIè siècle.
Maison du XIIIè siècle située à la sortie du hameau de la Perrière. (RN 71).
Croix monumentale, XVIè siècle située sur la place du hameau de la Perrière.
Chapelle. Lavoir.

©André Beuchot

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UN CURIEUX EN BALADE

Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !


CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr



Un curieux de passage à Poiseul-la-Ville-et-Laperrière

POISEUL-LA-VILLE-ET-LAPERRIÈRE.

Canton de Châtillon-sur-Seine(Autrefois canton de Baigneux-les-Juifs).

L'occupation des lieux remonte bien loin, comme en témoigne la découverte de sépultures tumulaires aristocratiques du Hallstatt à l'ouest du village.
Le bourg compte de nos jours de nombreuses fermes imposantes en pierre, de nombreuses demeures anciennes et bien d'autres curiosités. Pour découvrir les principales, pourquoi ne pas partir de l'entrée nord et glisser lentement dans le vallon.
On débute sur une placette bordée par une maison ancienne avec four à pain et tour ronde près de laquelle trône un intéressant calvaire sculpté du XIXe siècle. Il signale l'emplacement de l'hôpital Saint-Antoine fondé au XIIe siècle et de sa chapelle accolée, construits suite à une épidémie de peste. L'ensemble fut hélas détruit en 1830. On remarque sur le pignon de la grange voisine une petite croix incrustée dans la maçonnerie.
Nous arrivons ensuite à la mairie école remontant au XIXe siècle et portant une plaque dédiée aux morts de la guerre de 1914-1918. L'école est de nos jours transformée en logements. En 1960, la mairie déménagea au presbytère avant de s'installer dans de nouveaux locaux, en face de la première maison commune.
L'église Saint-Victor voisine, remontant au XIIIe siècle, est dotée d'un imposant porche du XIVe siècle courant sur toute sa largeur, très rare en Côte-d'Or. Il abrite une piéta du XVIIe siècle et communique directement avec le cimetière ou se dressent deux croix imposantes, l'une érigée sur une colonne ronde. Surmonté par une flèche simple en ardoises, le clocher rehaussé au XIXe siècle fut frappé par la foudre à trois reprises. Entouré par une corniche bourguignonne, le sanctuaire complété aux XVIII et XIXe siècles, compte deux chapelles. La plus ancienne pourrait remonter au XIV ou XVe siècle. Un autel et une plaque dédiée aux victimes de la guerre de 1914-1918 lui ont légué le nom de "Chapelle des Soldats". Avant la Révolution, la chapelle de gauche était réservée au maire. Elle prendra au XIXe siècle le nom du maire de l'époque, M. Coffinet, enterré dans le caveau situé sous cette chapelle. L'église abrite deux belles statues : sainte Barbe et son donateur du XVIe siècle et de la Vierge du XIVe siècle.
Deux magnifiques tilleuls dits de Sully, protègent le parvis de leur ombre. Le presbytère proche, implanté au XVIIIe siècle, a été transformé en logement.
Dans la descente qui suit, on trouve la fontaine de Grouvotte qui alimente deux abreuvoirs en pierre puis un lavoir sans toit. De l'autre côté de la rue, un chemin de terre conduit au second lavoir du XIXe siècle, à deux bacs-abreuvoirs, appelé lavoir de la Vallée, où les lavandières étaient cette fois, bien abritées.
Reprenons la descente. Après une centaine de mètres, une maison sur la droite retient notre attention. Le pignon reçoit une croix du XIV ou XVe siècle, encastrée dans la maçonnerie, la façade dans la cour, un rare cadran solaire et lunaire de 1718 sur lequel on peut lire la devise : PRAM-GARDE A GELGY.
Encore une cinquantaine de mètres et une colonne en pierre surmontée d'un cône signale l'ancienne demeure d'un tailleur de pierres. Bâtie sur un plan en U côté nord, avec une niche sans statue complétée par une grange avec porte en anse de panier côté sud, l'ensemble en belles pierres de taille interpelle.
Nous arrivons maintenant à une petite place ornée d'une fontaine circulaire monolithique au XIXe siècle. Elle côtoie une maison arborant des accolades de réemploi pour ses fenêtres.
La balade se poursuit et voici un oratoire du XVIIe siècle couvert en laves qui protège un Christ aux Liens du XVIe siècle. De là, on aperçoit déjà devant nous le puissant pigeonnier carré de la ferme dite du Comte de Ban de Feuillée.
À l'embranchement de routes suivant, il faut suivre celle de droite pour arriver rapidement au troisième lavoir local, lui aussi du XIXe siècle et dépourvu de toit, celui de la fontaine de "La Queure".
Ne quittons pas le village sans évoquer la "Mère de Trois Heures" qui attirait les enfants près des points d'eau.

Laperrière. (Poiseul-la-Ville-et-Laperrière). La petite chapelle Saint-Nicolas du XIVe siècle, désaffectée, cache une voûte d'ogives. Une belle croix sculptée du XVIe siècle se dresse devant l'entrée. À deux pas, une vieille maison du XIIIe siècle, dite "Maison des Templiers", vaut surtout pour son pignon percé de fenêtres tréflées. Ancienne maison communale avant la Révolution, elle pourrait provenir des restes d'un couvent ou d'une abbaye.
En arrivant de Courceau, la première habitation sur la droite était l'ancienne école libre de filles fondée en 1861. Elle ferma ses portes en 1865.
En contrebas se nichent une fontaine avec abreuvoir et un court aqueduc, puis le lavoir construit dans la pente au XIXe siècle.
André Beuchot

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