Maire ROMMEL Jean-Paul
Adresse Rue Pâtis - 21400 Gommeville
Tél. 03 80 81 92 19 Fax 03 80 81 92 19
Email mairie.gommeville@orange.fr
Population 116 habitants.
Altitude 189 mètres
Superficie 1000 ha
Situation géographique Latitude: 47° 57' 40'' Nord - Longitude: 4° 29' 41'' Est
Communauté de Communes Pays Châtillonnais
Canton CHÂTILLON-SUR-SEINE
Eglise Saint-Antoine XVè - XIXè siècles.
Chapelle, lavoir, croix de chemin, pont.
© Gérard Maës
© André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… Gommeville.
La découverte de deux tumulus celtiques et d'une ciste remontant au VIe siècle, démontrent que la contrée fut occupée depuis des siècles. En 1881, une cave gallo-romaine fut également mise à jour lors de la construction de la voie ferrée. Cette dernière, aujourd'hui abandonnée, a laissé de vieux rails rouillés et une petite gare comme souvenirs. Jusqu'en 1789, Gommeville dépendait de la Champagne, avant de faire partie du canton de Villers-Patras.
L'église Saint-Antoine des XV-XVIe siècles, de style champenois, resta longtemps isolée, car autrefois entourée par le village de Gomméville-le-Petit, aujourd'hui disparu. Gomméville-le-Grand resta donc seul sur les rives de la Seine. En contrebas du sanctuaire, un domaine recèle la base d'une tour ronde couverte de laves. Deux colonnes rondes supportent l'auvent protégeant l'entrée de l'église, tandis qu'une tour ronde latérale se couvre de laves. Le clocher-porche daterait du XVIIIe siècle, la première travée de la nef du XIXe siècle, époque où le porche a été refait. Reliquaires et statues sont mis en valeur par la lumière colorée par de beaux vitraux.
Le village fut fortifié au XVIe siècle avec murailles, tours et fossés, le tracé seul étant encore vaguement visible.
On compte ici onze cadoles, la chapelle Saint-Hubert bâtie au XVIIIe siècle et l'ancienne cure nichée derrière, un lavoir et une mairie-école construite au XIXe siècle. Les croix du cimetière et du carrefour près de la chapelle retiennent aussi l'attention.
La montagne supportait jadis d'anciens fours à chaux dont l'histoire semble à rebondissement. En 1875, Edme Joffrin-Moreau, son propriétaire, s'associe à Jules Royer. Mais le 28 décembre 1877, fut prononcée la dissolution de la Société Joffrin et Royer, exploitants d'une usine à chaux hydraulique et à ciment à Gomméville comptant 4 fours à chaux et 1 four à ciment, mais dont le siège était à Mussy-sur-Seine. L'activité reprend et on dénombre 7 fours en 1892. En 1897 et 1898, François Pauly obtient un diplôme d'honneur et une médaille d'argent pour la qualité de ses produits. L'entreprise est ensuite reprise par Jules André Graziani et dispose de 6 fours en 1911. Mais il fait faillite en 1912. Lors d'une nouvelle mise en vente en mars 1925, on apprend que l'usine qui appartient à G. Chavoutier, possède toujours 6 fours et une machine de 25 cv. En février 1931, l'usine de Gommeville est exploitée par M. Ch. Hamon.
Près du pont à cinq arches sur la Seine, le barrage a laissé d'importants vannages et déversoirs. Après la Révolution, le vieux moulin est adjugé comme Bien National, à un certain Louis Gradot. Il est racheté en en 1816 par Edme Verniquet, meunier à Gommeville. Deux roues à aubes décalées actionnent les meules d’une huilerie et d’un moulin à blé en rive droite de la Seine. En 1850, il est vendu à Achille Maître de Châtillon, puis Arsène Verniquet, petit-fils d'Edme, en devient régisseur. L’huilerie est installée sur la rive gauche tandis qu'en rive droite, un nouveau moulin à quatre étages est doté d'une turbine horizontale "Fontaine". Plus puissante, elle entraine également un battoir et un banc de sciage. En 1909, la famille Maître vend son moulin à Georges Gautherot. Une pointerie est installée dans l'ancienne huilerie. Racheté par la mairie en 2008, le moulin fut doté d'une nouvelle turbine afin de produire de l'électricité. Mais hélas, le projet n'aboutira pas.
Dans les bois de "La Forêt" et de "La Haute Forêt", on extrayait au début du XIXe siècle de la pierre lithographique. Un droit d'exploitation exclusif fut signé le 12 avril 1819.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot

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