Maire Gilles Stunault
Adresse 9 rue des Sires de Vergy - 21220 Curtil-Vergy
Tél. 03 80 61 43 64
Email mairie-curtil-vergy@orange.fr
Population 163 habitants. Les Curtilois
Altitude 360 mètres
Superficie 270 ha
Situation géographique Latitude: 47° 10' 11'' Nord - Longitude: 4° 53' 20'' Est
Communauté de Communes CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Canton Canton de Longvic
Commune essentiellement viticole située le long des deux chemins départementaux 119 A et 116, adossée sur le flanc Sud et Est de la butte de Vergy, célèbre par les ruines de son château et de l'Abbaye Saint-Vivant. Située à 8 km de Nuits-Saint-Georges, 18 km de Beaune et 25 km de Dijon, Curtil-Vergy appartient à la région des Hautes-Côtes de Nuits.

Vestiges de l'Abbaye Saint-Vivant, (Site Clunisien).
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à Curtil-Vergy
Chassés de Vendée, les moines fuyant les incursions destructrices arrivent sur les terres d'Agilmar, évêque de Clermont. Mais les troupes de Normands d'Austin, vers 886, les bousculent à nouveau déclenchant une invasion dévastatrice aux confins de la Bourgogne. Heureusement, le comte Manassès les accueille à Vergy. Les religieux fondent le monastère de Saint-Vivant de Vergy entre 894 et 918. Les reliques de saint Vivant y sont abritées, protégées des invasions normandes contemporaines. Cinq-cents ans plus tard, ils planteront la parcelle de vigne de la Romanée-Conti.
On découvre au-dessus du village, les ruines de cette abbaye bénédictine plusieurs fois modifiée, avant d'être une dernière fois reconstruite au XVIIIe siècle. Toutefois, la totalité du dernier projet ne fut jamais exécutée, faute de crédits ou de temps, la communauté ayant été supprimée en 1788. Peu d'années après, en 1796, l'abbaye était vendue et en grande partie démolie pour d'autres constructions. Il n'en reste aujourd'hui que deux superbes étages de caves, magnifiquement restaurées après leur effondrement, les murs de l'église et plusieurs aqueducs souterrains. Le four à pain retrouvé fut reconstruit.
Une légende raconte que souvent menacés, les religieux auraient réuni et fondu toutes leurs richesses en or pour en faire un magnifique cheval précieux (ou une cloche), soigneusement caché dans un puits secret. Le monastère fermé, ce trésor serait toujours enfoui au milieu des ruines. Plusieurs terrasses permettraient de joindre le fond du gouffre. Mais la légende ajoute qu'un homme serait mort sur chaque plate-forme et que personne n'aurait jamais réussi à atteindre le fond de l'abîme pour récupérer le fameux cheval d'or.
Dans ce village sans église (voir Reulle-Vergy), outre une croix en pierre simple et de vieilles maisons intéressantes, on trouve le lavoir construit au XIXe siècle qui abrite une belle fontaine et devant lequel se tient un ancien pressoir carré. Construite dans la pente, la mairie école, également du XIXe siècle, porte fièrement l'inscription : "Maison commune". Au bord de la rue principale, un petit musée de la vigne et du vin est implanté dans le domaine de l'hôtel Manassès, qui accueillit en novembre 1991, le roi Charles III d'Angleterre, alors prince de Galles.
Dominant l'abbaye et le village, la montagne était couronnée par la forteresse de Vergy, en grande partie sur Reulle-Vergy (Voir cette commune).
À l'ouest du village, les anciennes forges de Pellerey sont calées sur le Meuzin. Le château de Pellerey, dressé au XIXe siècle, s'entoure d'un joli jardin. Au XVIIe siècle, un haut fourneau fonctionnait à Pellerey. Arrêté puis abandonné, il fut reconstruit vers 1758 un peu plus au sud, entre Pellerey et le moulin Chevalier. Le minerai était lavé dans le Meuzin, ce qui posait bien des soucis aux papeteries implantées plus loin. De plus, la consommation de bois du fourneau entraîna une inflation du prix. Finalement en 1790, les protestations des communes furent entendues et le fourneau supprimé.
Dès 1804, la famille de maître des forges, les Mollerat, pense à s'orienter vers la distillation du bois. En 1804, Jean-Baptiste Mollerat, né en 1772, dépose le brevet d'une "Charbonnière" destinée à cet usage. Par rapport à la carbonisation, elle permet de doubler la production de charbon de bois destinée à cette époque à la métallurgie. Cela va limiter la consommation et éviter l'envolée des prix. Sans parler de l'inquiétude des maîtres de forges craignant de manquer de bois. La production de charbon de bois ne représente qu’un septième de la production de la charbonnière, les six autres septièmes résultant de la distillation, produisant des dérivés indispensables à l'industrie textile : acides pyroligneux, acétate, soude, servant à blanchir les étoffes et fixer les couleurs. En 1808, Jean-Baptiste Mollerat publie son "Mémoire sur la distillation des bois et l'emploi de ses produits". La fabrication d'acide pyroligneux, vinaigre de bois et acétate commence vraiment en 1810 quand en décembre, la famille Mollerat installe une usine à Pouilly-sur-Saône. Jean-Baptiste Mollerat disparaît en 1855. Plus tard, deux nouvelles usines s'implantent. La première à Froidvent dans le canton de Recey-sur-Ource, la seconde à Tarsul.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
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Vente de vins.
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Randonnées pédestres. GR7 - Forêt domaniale.
Site de l'Abbaye Saint-Vivant.
www.gevreynuitstourisme.com