Chamesson


© André Beuchot


Gérard Maës


© André Beuchot


© André Beuchot


© André Beuchot

Maire François Riotte
Adresse Rue Saint Roch et Saint Antoine - 21400 Chamesson
Tél. 03 80 93 24 39 Fax 03 80 93 24 39
Email mairie.chamesson@wanadoo.fr
Population 241 habitants. Les Chamessonnais
Altitude 237 mètres Superficie 1575 ha
Situation géographique Latitude: 47° 47' 25'' Nord - Longitude: 4° 32' 35'' Est
Communauté de Communes Pays Châtillonnais
Canton CHÂTILLON-SUR-SEINE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Chamesson est situé à 57 km au Sud-Ouest de Chaumont et à 75 km de Dijon.
Le fleuve la Seine traverse la commune.

Plus d'infos

www.chatillonnais.fr







Tourisme & Patrimoine

Village Fleuri

Eglise Saint-Valentin de Griselles, XIXè siècle.
Château XIXè siècle. Lavoir. Forges.

Gérard Maës

© André Beuchot



UN CURIEUX EN BALADE

Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !


CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr



Un curieux de passage à Chamesson

Un curieux de passage à… CHAMESSON

L'antiquité vit naître les tumulus du Bois Bouchot et du Bouchot-Bouchard. Puis les gallo-romains nous laissèrent une cave. Les rois de France y avaient, dit-on, un palais au IXe siècle ! Au XIIe siècle, les ducs de Bourgogne se partageaient deux fiefs, Chamesson et d’Esporves.

Le vieux pont à sept arches sur la Seine, du XVIIe siècle, est surnommé pont de Sully. À proximité, on remarque un pigeonnier carré. Le château voisin daté du XVIIe siècle, calé au fond de son parc, fut en grande partie reconstruit au début du XIXe siècle. Il se distingue par ses étonnants communs édifiés en demi-cercle. Ancienne tour d’un château féodal des XII-XIIIe siècles, son colombier rond en pied, niché à l'écart, compte plus de 1 500 boulins. M. Fernand Daguin habita le château jusqu’en 1923, avant de le vendre à un marchand de biens. Il fit également ériger une croix sur ses terres, 700 m au-dessus du château. Une procession de partait de l’église pour la Fête Dieu et montait jusqu’à la croix. Selon la légende, un souterrain reliait le château de Chamesson à celui d’Ampilly-le-Sec.

Placée sous le patronage de saint Valentin, l'église du XVe siècle avec portail en accolade fut reconstruite au XIXe siècle. Elle se pare de peintures murales, d'une flèche de clocher d'ardoises et porte une belle horloge. C’est sur la place ombragée de tilleuls, devant l’église et la mairie-école édifiée au XIXe siècle, que se tenaient les audiences de la justice de Chamesson, avant la Révolution. Arbre de la Liberté, le grand platane a été planté, lui, en 1858.

Un des deux lavoirs possédait autrefois un bac flottant et des latrines. Le second, en ruines, se distingue par ses larges ouvertures en plein cintre.

La bourgade compte plusieurs belles maisons de maîtres, une des plus belles, en pierre blanche à la sortie nord. Une autre sur les hauteurs, accueille dans son parc une tour rectangulaire en forme de pavillon.

En suivant la Seine aujourd'hui, on trouve d'abord le moulin d’Esporves (des Porves), dit aussi de la Tréfilerie, remontant au XVe siècle. Doté d'un fourneau et d'une forge, cette première usine de fer fut convertie en tréfilerie vers 1842. Autour de 1860, fut ajoutée la production de pointes et en 1900, on comptait 170 ouvriers. On raconte que mademoiselle de Montpensier, chargée de pourvoir aux tables du roi Louis XIV, possédait des étangs remplis de poissons à l'emplacement de la tréfilerie.

Vient ensuite le "Moulin", victime d'un incendie en juin 1875. On retrouve dans le "Journal Officiel" du 29 juillet 1877, l'annonce de la mise en vente de ce moulin-huilerie et de la maison d'habitation. La fabrique de jouets en bois "Lebois et Julien" s'y installe, mais elle est mise en vente en 1919. En 1924, une nouvelle société est créée appelée "Julien et Cie". Elle produira balançoires, chevaux, jeux de société… jusqu'en 1936/1938.

Le grand pont passé, le fleuve barré par une imposante digue en terre, on arrive à l’ancienne pointerie qui faisait partie du groupe de la Société Châtillon-Commentry. Elle succéda à la forge dite "du Bas" datant du XVIIIe siècle. Installée en 1854, réputée comme étant la plus importante du pays, elle produisait 6 500 tonnes de pointes (ou clous) par an. La tréfilerie d'Espovres, puis plus tard celle d'Ampilly-le-Sec, fournissaient le fil de fer. On dénombra jusqu'à 160 ouvriers en 1860 et on reconnait encore les habitations qui leur étaient dédiés. Il faut se souvenir qu'entre 1856 et 1886, Chamesson compta 640 habitants. Après sa fermeture en 1938, la pointerie fut convertie en usine électrique. En 1939, l'usine désaffectée réaménagée servit quelque temps de colonie de vacances de la ville de Levallois-Perret.

On rencontra par le passé d'autres activités à Chamesson. Au XIXe siècle, une brasserie employait une dizaine de personnes. Située à une centaine de mètres au sud-est du pont, elle fonctionna jusqu'en 1896. En 1834, Ferdinand Lebœuf planta 8 500 muriers, 5 000 en haies et 3 500 à plein vent. Deux ans plus tard, il comptait 50 000 pousses. Citons aussi l'élevage de la Roseraie qui éleva, de 1920 environ jusqu’en 1968, des poules pondeuses blanches et reproductrices de race "Wyandotte" et des lapins angoras. On dénombra jusqu'à 2 500 poules.

Enfin, n’omettons pas de signaler que Paris doit beaucoup à Chamesson. Si la tour Eiffel trône sans fléchir au milieu de la capitale, elle le devrait, dit-on, à la pierre de Chamesson sur laquelle reposent ses fondations.

Au chapitre des traditions, il faut citer la "Foulère". Le premier dimanche de carême, les jeunes ramassaient les fagots déposés devant les maisons et les empilaient sur le pâtis. Le bucher surmonté d'un carnaval étaient allumé la nuit venue, puis la jeunesse dansait autour de ce feu de joie.
La "gruotte" était une ancienne recette populaire. Quand on tuait le cochon, on faisait mijoter pendant des heures les abats dans du vin. Recette reprise de nos jours par les chasseurs.
En bord de Seine, on trouve l'original cabinet de curiosités des Z'Uns Possible.
D'autres infos dans le livre : "Un curieux en balade".

André Beuchot




© André Beuchot

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Fan de ma Commune

Testard
29/06/2022
Bonjour, C’est toujours avec émotion que je regarde le pays de mes ancêtres, un très beau coin. Bonne journée à vous. Mme Testard Magdalena

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