Maire BOUCHEROT Nicolas
Adresse Rue Haute - 21440 Pellerey
Tél. 03 80 35 13 09 Fax 03 80 35 13 09
Email commune.pellerey@orange.fr
Population 81 habitants. les Pélerins
Altitude 510 mètres
Superficie 12 ha
Situation géographique Latitude: 47° 30' 19'' Nord - Longitude: 4° 46' 56'' Est
Communauté de Communes Forêts Seine et Suzon
Canton IS-SUR-TILLE
La commune de Pellerey est un village calme situé sur des plateaux boisés de part et d'autre de la vallée de l'Ignon.

Pellerey vient du nom gallo romain "Pilius". La commune a connu un essor important au XIXè siècle avec les forges et la cartonnerie.
Les amoureux d'architecture pourront apprécier les ruines d'un moulin à eau et une église rurale remaniée au XIXè siecle.
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… PELLEREY.
Première trace d'occupation du territoire, l'éperon du Bois de Chaumont, à 2 km est-nord-est, remonte peut-être à l'âge du Bronze. On déniche plusieurs murées et d’abondants pierriers. Selon la légende, on trouvait plus tard un "château" qui surveillait les environs, face à ses "rivaux" de l’autre côté de l’Ougne, Montfaucon et le Châtelet, sur Lamargelle (Revue Archéologique de 1952).
À 2 km au nord-est, le camp d'Aleuse (Aleuze) compte plusieurs murées, à 300 m au nord de la route et plus haut, sur un éperon, une enceinte fermée. A. Fétu y aurait reconnu des traces de voie antique. Pour H. Chabeuf, nous sommes en présence d’un ouvrage défensif pré-romain.
En montant en direction de l'église érigée sur le coteau, on croise d'abord la mairie-école bâtie au XIXe siècle, une fontaine et un Christ aux Liens du XVIIIe siècle abrité dans un édicule en pierre, puis on repère en face, le presbytère, identifiable grâce à la petite croix pattée qui surmonte la porte d'entrée. Voici enfin l'église gothique, remaniée au XIXe siècle. On la dota d'un imposant porche paré de quatre colonnes en demi-œuvre. L'intérieur reçoit une voûte en bois en coque de bateau inversé.
Le lavoir coule à l'écart, dans le haut du bourg, tandis que de nombreuses vieilles maisons couvertes en laves attirent les regards. On remarque également plusieurs croix en pierre portant un cœur.
L'Ignon traverse le territoire de la commune passant d'abord, entre Poncey et Pellerey, par les ruines d'un moulin à "huile de navette" (Plante oléagineuse voisine du colza) équipé d'un bel aqueduc souterrain d'évacuation, accessible par un petit pont de pierre à deux arches. Il gagne ensuite l'ancienne cartonnerie "Piques Ainé", fondée en 1838, qui produisait toutes sortes de cartons : cartes de Lyon, cartons pour apprêts et satinage, carton brut pour métiers à tisser, carton cuir, cartons lustrés… En 1848, la presse annonce la vente à Pellerey d'une papeterie avec machine à vapeur comprenant deux usines contiguës, la première avec roue hydraulique de 3m de diamètre, la seconde en aval avec roue de 5 m de diamètre, plus une maison de maitre. En 1850, la presse nous confirme lors de la mise en vente de la papeterie, qu'elle possédait une roue hydraulique dont la chute est de 5 m, une machine à vapeur, un jardin, des dépendances… L'ensemble, réhabilité de nos jours, a gardé la cascade de la roue du moulin. La jolie maison de maître d'un des propriétaires se niche dans le parc voisin.
Glissant ensuite sous le pont de pierre après s'être dédoublé, l'Ignon se faufile sous un troisième moulin à eau et alimente un minuscule lavoir avant de s'éloigner du village.
Au nord-est, en suivant le cours d'eau, on arrive aux installations d'un ancien martinet dont subsistent une série de constructions. Après sa fermeture, il accueillit la cartonnerie Piques. En 1901, on assiste à la création de la société "Les fils de Piques ainé" (Édouard-Auguste-Antoine Piques et Gaston-Maurice-Alexandre Piques) regroupant deux usines, à Pellerey et au Martinet. Le petit étang a hélas disparu, effaçant une partie du patrimoine local.
Plus loin en aval, s'activaient une forge et un haut fourneau. En 1687, on trouvait autour de ce haut-fourneau, deux feux d'affinerie et de batterie. Le site fut reprit en 1764 par M. Bernard-Prospert Gilet-de-Thorey puis par Paul Thoureau au XIXe. Malheureusement, le manque d'eau ne lui permettait de fonctionner pleinement que trois mois de l'année, ce qui entraina le transfert du haut fourneau à Val-Suzon en 1836. En 1841, il ne restait que 8 ouvriers. Il ne subsiste plus à présent que quelques corps de bâtiments, le canal de dérivation des eaux et la chute d'eau qui entrainait deux roues. Toutes ces installations contribuèrent à l'essor du village aux XVIII-XIXe siècles. Le commis régisseur des forges fit également construire le château de Frénois au milieu du XIXe siècle. La vente des usines de Pellerey en 1853 nous apprend qu'elles comprenaient deux feux de forges, un haut fourneau, halle à charbon, logements de maître et d'ouvriers…
Au nord, la rente des Combes était autrefois une ferme fortifiée.
Au nord-ouest, on déniche une ancienne borne abbatiale imposante au milieu des champs, complétée par une série de bornes dans le bois au nord-est, le long de la limite de commune avec Chanceaux.
Au sud, on dénichera la borne de l'Étoile.
Au sud-est, le ruisseau de Champagny glisse dans un vallon bordé de roches percées de minuscules grottes avant de longer la butte de la "Tête Tondue" qui accueille également quelques jolies roches et des murets en pierres. Dans le chemin balisé qui remonte la combe, on observe par endroits les traces des chariots creusées dans la pierre.
Ouvert en 1982 sur un coup de charrue, le gouffre de la combe Lurosse, situé au sud dans le fond du vallon, s'enfonçait d'une vingtaine de mètres dans la roche. Il est maintenant rebouché.
Les environs du village peuvent réserver des surprises aux promeneurs. Ainsi, selon une légende locale, dans un coin du bois, il fait toujours nuit, même en plein jour ! Quant aux ruines d'un mystérieux château, elles cacheraient un rosier qui garde ses fleurs tout au long de l'année. À vous de découvrir ces deux lieux merveilleux !
D'autres infos dans le livre : "Un curieux en balade".
André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
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© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot

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