Les Naturelles de Montbard : trois jours pour créer des liens sur le territoire

Les Naturelles de Montbard : trois jours pour créer des liens sur le territoire

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Inscriptions obligatoires en ligne, sur le site du festival

Programme à emporter

Le festival est parrainé par Guillaume Lecointre, Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, chercheur en systématique et par Chantal Colleu-Dumond, directrice du Domaine de Chaumont -sur-Loire et du Festival international des jardins. La ville de Montbard ainsi que le Musée et parc Buffon de Montbard sont partenaires.


27 avril 2026

Terre d’histoires naturelles, Montbard accueille la première édition du festival « Les Naturelles de Montbard », porté par l’association éponyme. Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, scientifiques, philosophes, artistes, vignerons, naturalistes amateurs, écologues avertis et grand public échangeront sur l’écologie, le patrimoine, les richesses du territoire et sur les liens qu’il tisse avec l’ensemble des êtres vivants.

 

Comment on habite un territoire ? Que faire des grandes questions environnementales en s’inscrivant dans un mouvement positif ? A Montbard, une association propose des pistes de réponse. Créée fin 2024, Les Naturelles de Montbard rassemble une dizaine d’amis, dont certains habitent la commune depuis 15 ou 20 ans, mus par l’envie de rassembler les citoyennes et citoyens autour de l’histoire naturelle en Bourgogne. Et où de mieux qu’à Montbard, ville de naissance du premier naturaliste célèbre du 18ème siècle Buffon, pour accueillir le premier festival sur cette thématique en Côte-d’Or ? « La maire de la commune nous a tout de suite soutenus, trouvant l’idée formidable », sourit Cristina Campodonico, membre de l’association. « Elle nous a accompagnés pour choisir les lieux, les mettre à notre disposition, solliciter le personnel de la mairie pour nous aider ». Ainsi, pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, Les Naturelles de Montbard exploreront l’histoire des sciences de la nature, les grandes questions autour de l’écologie (restauration des rivières, préservation des forêts, de la biodiversité, gestion de l’eau…), les rapports des êtres humains à leur environnement, à leur territoire. Les événements, tous gratuits, prendront diverses formes : conférences, ateliers pour découvrir la nature in situ (atelier de découverte et reconnaissances des chants d’oiseaux, atelier olfactif…), débats, tables rondes, projections de documentaires, promenades, expositions… « On s’adresse à un large public, le plus vaste possible : les familles, les jeunes, les érudits comme les néophytes. L’idée étant que tout le monde puisse s’emparer de ses sujets, en discuter, y réfléchir. Ce ne sont plus des concepts, ce sont des questions qui touchent à notre réalité », précise Cristina Campodonico.

Impliquer les habitants

Ancré sur son territoire, le festival se déroulera dans différents espaces de la ville (le Parc Buffon, l'hôtel de ville, le tiers-lieu, la MJC, mais également chez les particuliers) et donnera la parole à ses habitants, anciens comme nouveaux. A l’occasion de la table ronde « Vivre autrement en Auxois Morvan », plusieurs personnes témoigneront de leurs expérimentations : Itto Mehdaoui et Alexis Forestier et « La Quincaillerie » à Venarey-Les-Laume, un lieu de vie, d’accueil et de partage artistique, social et politique ; Mélissa Asselin et Jean-Gabriel Massardier, propriétaires de l’ancien moulin d’Argenteuil-sur-Armançon dans lequel ils pratiquent à la fois le maraîchage et accueillent des expositions artistiques ; « Les Petits champs », groupement foncier agricole qui oeuvre pour la protection des terres agricoles, l’installation de paysannes et de paysans en agriculture biologique et la relocalisation de l’alimentation sur le territoire Auxois Morvan. « Ils et elles vont partager leurs pratiques qui visent à lier les êtres vivants, à montrer qu’on peut trouver des chemins de traverse. Sans faire la leçon, dans le respect des habitants, des territoires et de la nature. Là encore, l’objectif est de favoriser l’échange, et même d’accueillir les critiques éventuelles ! » ajoute Cristina Campodonico. D’autres habitants rejoignent les coulisses et s’investissent en tant que bénévoles pour participer au bon déroulé du festival (recevoir les intervenants, accompagner le public…) « Plus d’une vingtaine d’habitants de tous âges nous ont déjà rejoint, mais nous recrutons encore ! ».

Déborah Vital

 

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