Le circuit de Dijon-Prenois fait aujourd’hui partie des sites emblématiques du sport automobile français. Cette reconnaissance a été récemment renforcée par l’obtention du label « Lieu de l’Histoire Automobile » décerné par la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE), faisant de Prenois le deuxième circuit français à recevoir cette distinction après Le Mans.
Des exploits de la Formule 1 aux premières victoires de futurs champions, peu de circuits français peuvent se prévaloir d'une histoire aussi riche que celle de Dijon-Prenois. Niché au cœur des collines bourguignonnes, le tracé inauguré en 1972 a vu défiler les plus grands noms du sport automobile et accueilli certains des moments les plus marquants de la compétition mondiale. Aujourd'hui, son inscription parmi les « Lieux de l'Histoire Automobile » vient consacrer plus de cinquante années d'une aventure exceptionnelle.
Le circuit de Dijon-Prenois fait aujourd’hui partie des sites emblématiques du sport automobile français. Cette reconnaissance a été récemment renforcée par l’obtention du label « Lieu de l’Histoire Automobile » décerné par la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE). Pour Vincent Martin, président du circuit, cette labellisation constitue une reconnaissance importante : « Le label n’est pas limité au circuit. D’ailleurs, Prenois est le second circuit automobile à obtenir cette labellisation après celui du Mans. »
Cette histoire automobile locale débute bien avant la construction du circuit. Dès 1948, le Grand Prix de Bourgogne est organisé autour du parc des sports de Montmuzard à Dijon. Quelques années plus tard, en 1954, un jeune pilote britannique promis à un brillant avenir, Stirling Moss, y remporte l’une de ses premières victoires lors d’une course de Racer 500. L’Écurie Bourgogne contribue également au développement du sport mécanique en organisant plusieurs compétitions sur la base aérienne 102.

À la fin des années 1960, la France ne possède qu’un seul circuit permanent, à Linas-Montlhéry. François Chambelland, pilote de l’Automobile Club de Bourgogne, imagine alors la création d’un circuit au cœur des collines de Prenois. Son projet séduit rapidement les élus locaux, notamment le maire de Prenois et Robert Poujade, maire de Dijon. Le chantier est lancé.
Le circuit est inauguré en 1972 par le ministre des Sports Joseph Comiti et Bernard Consten, président de la Fédération Française du Sport Automobile. La première grande compétition accueille le Championnat d’Europe des Sports Prototypes, remporté par Arturo Merzario sur Abarth.
Très vite, Dijon-Prenois s’impose sur la scène internationale. Entre 1974 et 1984, le circuit accueille sept Grands Prix de Formule 1. Il entre dans la légende en 1979 lorsque Jean-Pierre Jabouille offre à Renault sa première victoire en Formule 1 avec un moteur turbocompressé. Cette même année, le duel spectaculaire entre René Arnoux et Gilles Villeneuve marque durablement l’histoire de la discipline. Deux ans plus tard, Alain Prost y décroche la première victoire de sa carrière en Formule 1.
Chaque Grand Prix attire alors plus de 100 000 spectateurs. Le circuit accueille également des compétitions motocyclistes, des courses de camions et même plusieurs arrivées d’étapes du Tour de France.
Depuis plus de cinquante ans, Dijon-Prenois n’a cessé d’évoluer tout en préservant son héritage comme le souligne Vincent Martin. « Cette labellisation rappelle que notre circuit a contribué aux grandes heures de la Formule 1. Alain Prost y a gagné son premier grand prix. Il a aussi été le témoin du duel entre Arnoux et Villeneuve. »

Aujourd’hui, cette distinction dépasse la seule reconnaissance d’un circuit. Elle célèbre un patrimoine sportif, industriel et humain qui a marqué plusieurs générations de passionnés. « Il ne faut jamais oublier d’où on vient pour pouvoir écrire l’histoire. Le circuit de Prenois a une histoire et nous progressons avec elle en ayant l’ambition de faire revenir de grands moments ici. » Entre mémoire des exploits passés et désir de faire vivre de nouveaux grands rendez-vous, Dijon-Prenois continue d’incarner l’esprit pionnier qui a présidé à sa création. Plus qu’un lieu de compétition, il demeure l’un des témoins privilégiés de l’épopée automobile française, avec la volonté intacte d’écrire les prochains chapitres de son histoire. Toutes les caractéristiques d’un élément du patrimoine vivant de la Côte-d’Or.