Info+ :
CHATEAU DE BUSSY
Une si douce mélancolie, portraits de famille à l'époque Romantique
jusqu'au 22 septembre 2024
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Horaires du château
Du 15 mai au 14 septembre
9h15 - 13h et 14h - 18h
Du 15 septembre au 14 mai
9h15 - 12h et 14h - 17h
Dernier accès au monument, une heure avant la fermeture
Fermeture les 1er janvier, 1er mai, le 1er novembre, le 11 novembre et 25 décembre
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Crédit photos ©Marie Quiquemelle
Le regard un peu étrange, tendre, un rien triste et profond qui invite à une balade intime au cœur d'une famille alors que prennent fin les guerres et leurs nombreuses victimes et que se développe l'épidémie de tuberculose et que la jeunesse se prend de mélancolie, subie ou choisie. Un série de portraits, regards soutenus, timides ou perçants, des objets, médailles, beaux ouvrages et costumes brodés entraînent dans l’intemporel d’une douce mélancolie que l’histoire de l’art nommera Romantisme… Viste sur la pointe des pieds de cette exposition insolite !
Le Romantisme, cette époque ou Chateaubriand s’isolait sur son rocher à Saint Malo, où Victor Hugo était exilé au large, où Lamartine s’interrogeait dans L’Isolement… au cœur de cet emblème de la Bourgogne à la française qu’est le Monument National du Château de Bussy, c’est un peu comme un clin d’œil à l’insolence de l’histoire que raconte ce merveilleux édifice. Jusqu’au 22 septembre, les peintres s’amusent ici à tirer le portrait d’hommes à l’incomparable conformisme vestimentaire, en tenue stricte, aux airs sérieux où se lit la ferme autorité patriarcale. Pour les dames, on s’autorise la grâce, l’élégance, les couleurs qui illuminent le regard et ses grandes douceurs…
Mais ce qui se lit, c’est l’histoire de la famille, celle dont la représentation émerge « autrement » et au sein de laquelle l’enfant devient, d’un coup d’un seul, une vraie personne ! Tous ces portraits évoquent la profonde intimité qui unit la mère, le père, à leurs enfants et reflètent la découverte de la douceur, l’épanouissement d’une vocation maternelle, d’un esprit de famille protecteur et soudé.
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Cette notion de la famille et de liens familiaux exposés au grand jour qui émeuvent Jean-Louis JANIN-DAVIET, le scénographe de l’exposition et Thierry DE CHAMILLY, propriétaire du château abbatial de Moutiers saint Jean avec OLIVIER DE CLAREMBAUT… d’où provient une grande partie des œuvres et objets exposés. Considérée comme la plus ancienne Abbaye de Bourgogne, l’Abbaye Royale de Moutiers Saint Jean est aussi la moins connue et recèle de véritables trésors. Jean-Louis JANIN-DAVIET qui aime voyager dans l’intimité des familles pour proposer aux visiteurs une vision enrichie de la vie de la famille, des fragments de leur histoire. Un passionné d’histoire qui met en valeur des ouvrages, des étoffes et des costumes, des médailles, de la vaisselle et d’autres précieux objets, pour donner du relief à la vie des personnages exposés dans les galeries du château de Bussy…
C’est dans la tour de Bussy qu’on va à la rencontre de ces regards, de cette ambiance un peu surannée et si plaisante. François Xavier VERGER, administrateur du château de Voltaire et du château de Bussy-Rabutin et de l'horloge astronomique de la cathédrale de Besançon, à Centre des monuments nationaux se réjouit de ce moment où on inaugure une nouvelle exposition, sans oublier de mettre en avant le travail de son équipe. Un travail « lent et fragile » qui permet de rassembler des pièces issues des propres collections du château et de celles du château abbatial de Moutiers-Saint-Jean, ainsi que d’autres provenant de collections de particuliers.
Une si douce mélodie propose un autre regard sur le début du XIXe siècle, sous la Restauration. Elle fait surgir la nostalgie et la mélancolie qui parfois hantait la vie des châtelains rescapés de la Terreur et des guerres… Un autre regard aussi sur des collections méconnues et loin de la Galerie des Portraits du château qui célèbre, pour monsieur le Comte de Bussy, des portraits souvenirs, des portraits de cour, d’apparat ou encore allégoriques ou officiels…
Et c’est en attardant le regard par les fenêtres que les jardins se dessinent en lumière un après-midi de printemps. Ces magnifiques jardins classés Jardin Remarquable.
De modestes parterres à l’époque de Roger de Rabutin, ils se développeront de manière spectaculaire au XVIIIe et XIXe siècle. Ils invitent à une balade bucolique à l’ombre d’arbres centenaires, de tendres massifs de pivoines, de collections de rosiers au nom aussi délicieux que Cuisse de nymphe, entre charmilles en étoiles et carrés de buis. Des savants labyrinthes des jardins à la française, le parc s’exprime avec frivolité dans l’exubérance du jardin à l’anglaise, un contraste savant autant que séduisant avec ses statues et ses douves ou clapotent les canards mandarins…
Une visite au château de Bussy Rabutin, c’est se plonger dans un univers de pierres et de verdures où les dépendances valent, elles aussi le détour avec leurs portes d’ocre rouge, leurs toitures de laves ou d’ardoises, leurs rosiers grimpants et autres frivoles clématites !
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Crédit photos ©Marie Quiquemelle