14 septembre 2026
Une saucisse 100 % Côte-d’Or a vu le jour dans les usines des Salaisons Dijonnaises Sabatier. Produite à partir d’un élevage de porc situé à Précy-sous-Thil, elle s’inscrit dans la démarche initiée par le Département.
« Nous avons une volonté commune de valoriser la filière porcine locale et de proposer aux consommateurs du produit fabriqué en Côte-d’Or », a expliqué Arnaud Sabatier, dirigeant des Salaisons Sabatier, en présentant la nouvelle venue dans sa gamme, une saucisse 100 % Côte-d’Or. Le chef d’entreprise a d’ailleurs souligné que son grand-père faisait déjà du 100 % Côte-d’Or en son temps.
« J’en rêvais, vous l’avez fait », a quant à lui souri François Sauvadet, président du conseil départemental. Le responsable politique a souhaité rappeler le défi de la souveraineté alimentaire tout autant que l’enjeu du renouvellement des agriculteurs. « Il faut redonner confiance aux jeunes, mais cela demande de stabiliser l’ensemble de la filière, des producteurs aux distributeurs et aux restaurateurs notamment. » Pour François Sauvadet, cette stabilité doit passer par une consommation locale et implique une nécessaire sensibilisation du grand public. « Chaque fois qu’un consommateur achète du 100 % Côte-d’Or, il contribue à la dynamique territoriale, aux emplois, au travail des agriculteurs et des artisans locaux. Nous, nous ne laisserons pas tomber les jeunes. »

Une filière à soutenir
Guillaume Rémont, producteur de porcs et de céréales à Précy-sous-Thil, est quant à lui au début de la chaine de production de cette saucisse locale, tout comme son confrère Nicolas Malnoury, installé à Semond. Sur les 1 500 porcs que Guillaume Rémont engraisse chaque année, un tiers, soit environ 12 par semaine, rejoint l’abattoir de Châtillon-sur-Seine pour fournir les Salaisons Dijonnaises Sabatier afin de produire cette saucisse locale. « L’avantage du 100 % Côte-d'Or, c’est que ça fait travailler l’abattoir, mais aussi que cela me permet d’avoir une garantie de prix sur le long terme. » Le producteur vend sa production à 2,40 euros le kilo quand la tendance du marché avoisine plutôt 1,40 euro le kilo. Une façon de soutenir une filière locale peu développée. « Il ne doit y avoir qu’une dizaine de producteurs de porc naisseur-engraisseur de bout en bout dont c’est l’activité principale alors qu’ils sont bien plus nombreux en Bretagne ou dans l’Ain. »
La saucisse 100 % Côte-d’Or rejoint une palette large de produits et notamment le jambon persillé déjà fabriqué par les Salaisons Dijonnaises Sabatier.
Nadège Hubert
