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La CCI développe un site qui devrait être opérationnel à l’automne pour les collectivités afin d’avoir un regard plus complet sur leur territoire avec une cartographie, des graphiques de comparaison…
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Pour plus d'infos :
Samuel CUZIN
06 03 16 48 23
s.cuzin@mdb.cci.fr
21 juin 2025
En partenariat avec le Conseil départemental de Côte-d’Or, la CCI a analysé l’attractivité commerciale de certaines communes de Côte-d’Or en s’appuyant sur l’observatoire commerce Petites Villes de Demain et Côte-d’Or Initiative. L’occasion de mieux appréhender les problématiques de chaque territoire.
14 petites villes de demain et 21 villes suivies par Côte-d’Or Initiative ont fait l’objet d’une présentation dans le cadre d’un atelier de la CCI en partenariat avec le Conseil départemental de Côte-d’Or. Cette enquête de conjoncture s’est penchée sur les commerces des territoires pour mieux comprendre la situation actuelle, mais aussi les évolutions que le secteur a connu dans le temps.
En plus d’un outil d’analyse cartographique, la CCI a pris en compte un historique de l’offre afin d’évaluer les taux de vacance, mais a aussi considéré les flux de consommation des ménages afin de flécher les actes d’achat et les territoires qui en profitent. « L’enjeu est de piloter stratégiquement le commerce dans sa commune ou sa communauté de communes, d’avoir une aide à la décision sur le temps long, mais aussi d’acculturer les collectivités aux thématiques économiques et commerciales » a précisé Lucille Pain, chargée de mission Observatoire commerce-tourisme à la CCI Côte-d’Or. Saône-et-Loire.
Des chiffres et du concret
Parmi les petites villes de demain concernées par cette étude, Auxonne dispose de la population la plus importante. À l’opposé, Saint-Jean-de-Losne est la moins habitée, puisque les communes voisines de Saint-Usage et Losne ne sont pas prises en compte. « Le territoire des Rives de Saône compte trois petites villes de demain : Brazey-en-Plaine, Seurre et Saint-Jean-de-Losne. Tandis que Nuits-Saint-Georges aurait le profil d’une petite ville de demain avec 5 309 habitants. » Indissociables de l’analyse commerciale, les indicateurs socio-démographiques. Parmi les petites villes de demain, seule Pouilly-en-Auxois a gagné des habitants ces dernières années. Dans la liste des villes suivies par Côte-d’Or Initiative, Fleurey-sur-Ouche a augmenté sa population de près de 20 %. A contrario, le Châtillonnais connait une décroissance. Du côté de l’âge de la population, c’est à Genlis que la moyenne est la moins élevée, suivie par Auxonne ou encore Brazey-en-Plaine, quand Vitteaux et Arnay-le-Duc sont les plus vieilles communes. A Recey-sur-Ource ou encore Laignes, les plus de 60 ans représentent entre 42 et 43 %. « Il faut prendre en compte cet élément pour choisir les commerces à installer. »
L’analyse de la CCI intègre également la taille des ménages ; le nombre d’emplois par commune qui permet d’apprendre que c’est à Semur-en-Auxois qu’il y en a le plus ; le revenu fiscal de référence moyen montrant un écart majeur entre Dijon Métropole et les petites villes de demain. Le taux de vacance des logements par rapport à la moyenne départementale, 8,5 %, permet quant à lui de savoir que Genlis est à 5,7 %, Ladoix-Serrigny à 5,9 %, Fleurey-sur-Ouche à 6 %, Montbard à 18,2 %, Arnay-le-Duc à 21 % ou encore Nolay à 23,8 %. « Toutes ces données sont disponibles sur le site de l’INSEE en tapant le nom d’une commune » rappelle Lucille Pain.

Encore plus de chiffres et toujours du concret
En s’appuyant sur 38 produits de base achetés, l’observatoire fait ressortir que Pouilly-sur-Saône capte mieux les ménages que Sombernon, par exemple, tandis que, plus au nord, 48 % de la population du territoire concerné achètent à Vitteaux. Châtillon-sur-Seine capte quant à elle 69 % du potentiel de consommation locale, Montbard 67 %, Venarey-les-Laumes 62 %, Seurre 53,6 % et Saulieu 42 %.
Mais toutes les communes ne sont pas égales vis-à-vis des commerces. Grancey-le-Château ne dispose que de trois cellules commerciales, les trois sont vides. « Il faut réfléchir au modèle à trouver, à l’activité la plus adaptée. » Dans la commune, la fermeture de la boulangerie n’a pas qu’impacté les habitants de Grancey-le-Château, mais aussi ceux des 25 communes environnantes qui ont perdu leur tournée.
À Châtillon-sur-Seine, 183 commerces sont actifs, Nuits-Saint-Georges en compte 156 et Auxonne, 145 ; faisant d’elles les trois communes les plus actives dans le domaine. « À part Saint-Jean-de-Losne et Saulieu, toutes les petites villes de demain ont perdu des commerces. Venarey-les-Laumes enregistre un recul de 5,8 % et Vitteaux a perdu 6,9 % de ses commerces actifs. Pour comprendre les vacances et les analyses, la CCI propose une analyse plus poussée avec un diagnostic complet. » D’autres communes ne connaissent aucune vacance commerciale, comme Ladoix-Serigny ou Baigneux-les-Juifs. Quand elle n'est que de 5,4 % à Gevrey-Chambertin, à Nolay, sur une cinquantaine de commerces, la vacance atteint 22 %, un chiffre proche de celui de Fontaine-Française « La mairie est très active et on observe une évolution positive » constate la représentante de la CCI. À Is-sur-Tille, la vacance commerciale n’est que de 5,9 % contre 38,6 % pour Vitteaux. « Les résultats sont liés à l’offre et à sa diversification. Il faut aussi prendre en compte la part de marché d’internet. » Autant de données qui aident les élus à mieux appréhender la situation commerciale tandis que la CCI peut les guider dans les orientations pertinentes à suivre.
Nadège Hubert