Incendié en décembre dernier, le collège Champollion a accueilli les élèves de sixième pour une rentrée particulièrement attendue dans cet établissement, une rentrée véritable fruit de la collaboration et de la solidarité des acteurs du territoire.
« Le défi était immense mais nous l’avons relevé. J’insiste sur le nous car nous avons trouvé le soutien immédiat et inconditionnel de l’Éducation nationale, du Département, de la Ville, de la préfecture et d’autres acteurs » a introduit Catherine Cloatre, principale du collège Champollion. Son établissement avait en effet été la proie des flammes suite à un incendie criminel en décembre 2025 dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. Pourtant, moins d’un an plus tard, le collège avait fait peau neuve et ouvrait à nouveau ses portes cette semaine pour la rentrée. « Merci à tous ceux qui nous ont permis d’envisager cette rentrée. »

Pour la principale, c’est la volonté et le travail qui ont permis de relever ce défi. « Nous avons mesuré l’engagement collectif. » La rectrice de l’académie de Dijon, Mathilde Gollety, a souligné quant à elle « le formidable élan de solidarité républicaine et la générosité du département. » Elle a également rappelé que l’Éducation nationale doit non seulement « instruire avec exigence » mais aussi « protéger avec constance » et que l’établissement a en ce sens été sécurisé.
Denis Bruel, secrétaire général de la préfète de région, a quant à lui insisté sur le fait que la République continuera à lutter contre le trafic.

Enfin, en première ligne de ce chantier, le Conseil départemental de Côte-d’Or qui aménage les locaux et prépare les repas. « Nous avons pris l’engagement que le collège Champollion soit remis en état pour la rentrée et nous avons tenu notre engagement », s’est félicité François Sauvadet, président du conseil départemental. Outre la rénovation des bâtiments endommagés et le renouvellement du matériel, le département assure le quotidien des établissements, à commencer par la restauration scolaire des collégiens, pour laquelle François Sauvadet met un point d’honneur à se fournir localement. « 70 % de ce qui entre dans la préparation des plats vient de Côte-d’Or. C’est une façon de saluer le travail de nos agriculteurs. » Une façon de montrer à la jeune génération que, loin des violences, il existe d’autres priorités.
Nadège Hubert

