Le Châtillonnais dit non à la désertification médicale avec un nouveau centre de dyalise

Le Châtillonnais dit non à la désertification médicale avec un nouveau centre de dyalise

Info+ :

Maison du Pays Châtillonnais

9-11 rue de la Libération

21400 Châtillon-sur-Seine

Tél : 03 80 81 57 57

Maison de santé de Châtillon sur Seine 

6 Rue Claude Petiet

21400 Châtillon-sur-Seine

Téléphone 03 53 63 18 35


20 janvier 2026

Jérémie Brigand et le groupe Santelys ont posé  la première pierre du futur centre de dyalise de niveau 2, en proximité immédiate de la maison de santé de Châtillon sur Seine. Un équipement utile et structurant pour le Pays Châtillonnais, qui s'inscrit pleinement dans la dynamique engagée depuis plusieurs années par la Communauté de communes du Pays Châtillonnais.

Après  les arrivées  de 3 médecins en permanences délocalisées, 2 orthophonistes ainsi que  3 boursiers aide psychiatre et kiné à Laignes, ce centre de dialyse est le fruit d'un travail collectif, mené dans la durée par la Communauté de communes du Pays Châtillonnais et de SANTELYS, représenté par son directeur BFC François Jager. Un ensemble de réalisations qui illustre  une méthode « aménageur du territoire »  identifier les besoins du territoire, construire des réponses concrètes et agir avec constance pour améliorer le quotidien des habitants.

Le projet de construction du centre de dyalise de niveau 2 est né  d'un constat simple, partagé par tous. En effet, aujourd'hui, les patients dialysés de ce vaste territoire doivent se rendre à Chaumont ou à Dijon pour recevoir leurs soins. A raison de  trois séances de dialyse par semaine, cela représente près de 30 000 kilomètres parcourus chaque année et autant de déplacements répétés lourds, fatigants, contraignants, pesant sur la santé des patients et le moral des proches.

Une situation révélatrice d'une réalité plus large… celle de l'éloignement progressif des services de santé dans les territoires ruraux. Ici, l’intercommunalité a donc fait le choix de ne pas subir la désertification médicale. C'est la possibilité d'être soigné dans son territoire, dans des conditions adaptées, modernes et sécurisées. L'accès aux soins est un élément fondamental de l'attractivité et de l'équilibre du territoire, la santé n'étant pas  une variable d'ajustement. « Nous investissons parce que l'égalité d'accès aux soins ne doit pas dépendre du lieu. A travers ce centre, nous adressons aussi un message fort aux équipes médicales. Nous voulons donner envie à d'autres médecins, infirmiers, professionnels paramédicaux de venir s'installer ici. Parce qu'un territoire qui investit, qui innove, qui anticipe, est un territoire qui attire. » Pour Jérémie Brigand, ce centre de dialyse n'est pas une finalité mais une étape dans une politique de santé cohérente, volontaire, construite dans la durée.

Le bâtiment, d'une surface d'environ 325 mètres carrés, comprendra huit postes de dialyse, dont un poste isolé. Cette création va également consolider l'emploi médical Un néphrologue y proposera des consultations externes, apportant une réponse médicale plus complète que l'unité actuelle, aujourd'hui limitée à quatre postes et installée dans des locaux devenus peu fonctionnels.

Un projet impossible à mener sans l’engagement public et la force de frappe d’un équipementier leader dans son domaine, pour renforcer un véritable écosystème médical, lisible, cohérent, et efficace.

Le coût total estimé du projet est de 1, 2 millions d’euros. La communauté de communes a sollicité des subventions du Département à hauteur de 500 000 €, de l’État pour 296 521 €, du fonds européen Feader-Leader pour 137 859 € et d’une aide régionale à hauteur de 45 953 €. Laissant ainsi à la charge de la collectivité un autofinancement de 245 000 €. Le terrain a été cédé par la commune de Châtillon sur Seine. « On l’offre à la communauté de communes, considérant qu’il s’agit de notre participation à cette œuvre collective et sanitaire indispensable pour tous ceux qui ont la malchance de devoir être dialysé » explique Roland Lemaire, maire de Châtillon sur Seine. Les équipements seront financés par Santelys, qui versera un loyer à la Communauté de communes, garantissant un modèle économique équilibré et pérenne.

Dans les tuyaux depuis plus de 5 ans, comme le rappelle Hubert Brigand, député, dont 3 ans pour obtenir toutes les autorisations de l'ARS. L’intercommunalité et le groupe Santelys finalisent un  projet représentant surtout une étape supplémentaire dans une politique territoriale assumée, au service des habitants. 

©Marie Quiquemelle

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