Info+ :
Une bonne nouvelle !
Le 13 juin, le lieutenant Henry PERROT a pris le commandement du Centre d’Incendie et de Secours de Baigneux-les-Juifs, remplaçant la lieutenante Mélanie ASTRUBAL, commandante par intérim depuis 2024.
Le centre de secours de Baigneux-les-Juifs existe depuis le 22 août 1870 et est en quête de volontaires !
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L’AMF 21 et le SDIS ont proposé une série de réunions d’information aux quatre coins de la Côte d’Or sur des sujets aussi prégnants que piquants ! Un peu de houle, mais pas trop, beaucoup de questions qui inquiètent les maires et notamment ceux ses très petites communes… Entre contraintes et manque de moyens quid de la défense incendie, du plan communal de sauvegarde, du ou des pouvoirs du maire ?
C’est donc hardi petit, accueillis par Laurence PORTE, maire de Montbard, que Hubert POULLOT, maire de Saint Philibert et président du SDIS21, Ludovic ROCHETTE, maire de Brognon et président de l’AMF21 et le colonel Bertrand LEPOUTERE, directeur par intérim du SDIS21 ont présenté, expliqué les sujets du jour. Trois thèmes un peu costauds à digérer, mais il faut ce qu’il faut quand il y va de la santé de nos concitoyens. Ont été passées en revue l’application du RDDECI (règlement départemental de la défense extérieure contre l’incendie), l’instruction ministérielle sur la politique de Sécurité civile à l’horizon 2025, et les modalités de recrutement et de conventionnement des sapeurs-pompiers volontaires.
Concernant le RDDECI on a évoqué un « dispositif crucial pour garantir une alimentation en eau fiable lors des interventions contre les incendies… à noter que cette DECI impose réglementairement les aménagements fixes publics ou privés appelés points d’eau incendie ou PEI… ce sont les poteaux et boucles raccordées au réseau sous pression, points d’eau naturels ou artificiels ou Pena » explique le SDIS. Hubert POULLOT rappelle ainsi le devoir et les responsabilité des élus vis-à-vis de leur administrés et du territoire environnant.
« En tant que maire, vous êtes responsable de la DECI. Le pouvoir de police administrative spéciale vous revient, même s’il peut être transféré sous certaines conditions au président d’un EPCI à fiscalité propre » rappelle-t-on conjointement. Ludovic ROCHETTE, encourage donc vivement ses collègues à s’emparer pleinement de cet outil essentiel à la gestion de crise.
Le gros morceau qui coince un peu et agite les élus en manque évident de moyens de mise en œuvre, c’est le Plan communal de sauvegarde ou PCS et son allié de choc, le plan intercommunal de sauvegarde ou PIS qui échauffe les esprits ! Pour les maires il s’agit informer et d’alerter les habitants des risques encourus et de transmettre les consignes propres à protéger les hommes, mais aussi les cultures et bâtiments.
Pour en savoir encore plus c'est par ICI
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Comment ça marche ?
Le Plan communal de sauvegarde est élaboré sous l'autorité du maire avec le soutien des services communaux, en partenariat avec les services de l’Etat, le SDIS, les services de gendarmerie nationale ou la police nationale ainsi que les associations agréées de sécurité civile, la communauté de communes de référence de la commune concernée. Les communes avoisinantes peuvent être sollicitées, notamment dans les périmètres sensibles (forêts par exemple). Chacun doit pouvoir y retrouver le descriptif des risques et vulnérabilités locales, les moyens humains et techniques, les modalités d'alerte et d'information, ainsi que les liens utiles.
Pour les élus, une tâche chronophage au cœur de laquelle ils se sentent parfois bien seuls et qui poussent certaines communes ou communauté de communes à faire appel à des cabinets de consultants extérieurs comme le souligne Ludovic ROCHETTE, et ce pour un coût souvent trop élevé pour la plupart des communes et intercos… des choix stratégiques de dépenses et d’investissement pas si simple que ça pour faire face à une réglementation de plus en plus drastique !
Au passage, on évoque le DICRIM (document d’information communal sur les risques majeurs) pour les communes concernées entre autres par les inondations, le risque majeur d’incendie et l’exposition au radon naturel. C’est un outil d’information préventive est indispensable pour préparer la population à bien réagir en cas de crise.
Et il ne faut pas oublier le DDRM (Dossier Départemental sur les Risques Majeurs, un des documents réglementaires de l’information préventive des populations. C'est une « photographie » des risques naturels et technologiques prévisibles les plus importants, identifiés dans le département et cartographié !
Des réactions vives des élus qui expriment une grande solitude, regrettent le peu d’informations ou l’information mal diffusée ou difficile à saisir. Alain BECART, maire de Quincy le Vicomte et président de la communauté de communes du Montbardois évoque le délicat et inquiétant sujet de la téléphonie et des transmission après avoir connu dans sa commune une coupure de réseau de plusieurs jours ne permettant pas de contacter les secours. Il pose la question du « que fera-t-on quand il n’y aura plus de réseau téléphonique cuivre et que tout le monde de pourra ou ne voudra pas être raccordé à la fibre ? Que deviennent nos personnes âgées entre autres ? »
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La relève !
Comme l’évoque fermement Laurence PORTE, « La responsabilité des maires est engagée sur tous les fronts en matière de sécurité civile. On ne répétera jamais assez que dans nos zones rurales, faciliter le volontariat des sapeurs-pompiers est essentiel ». et rappelant la convention employeur de la ville de Montbard avec le SDIS pour la mise à disposition d’agents communaux.
Pour devenir pompier volontaire, il faut avoir entre 16 et 67 ans, jouir de ses droits civiques, être en règle vis-à-vis du service national (autrefois), ne pas faire l'objet d'une condamnation incompatible avec la fonction de sapeur-pompier et résider à moins de dix minutes d'un centre d'incendie et de secours.
Conclusion !
L'AMF 21 et le SDIS 21 renforcent leur coopération pour accompagner les maires dans leur rôle essentiel en matière de sécurité civile et de défense contre l'incendie, au service des habitants de la Côte-d'Or.
Et même si elle fut un peu agitée, Hubert POULLOT exprime sa satisfaction quant à cette réunion s’inscrivant dans une logique de construction collective : « Les échanges que l’on a eus sont là pour tracer une ligne de conduite, pour les populations et nos territoires. Avec bien sûr les pompiers ou les élus en soutien, cela fait gagner énormément de temps… Et cela sauve des vies ». Le président du SDIS21 a conclu en annonçant que les messages portés lors de cette réunion seraient transmis au préfet ou à son représentant le 4 juillet prochain, à l’occasion des ateliers de fin de mandat organisés conjointement par l’AMF21 et les services de l’Etat.
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