Aujourd’hui La Poste Agence Communale fête le changement de décor après une vaste campagne de rénovation voulue par la commune de Lamarche-sur-Saône et soutenue par la Commission de Présence Postale Territoriale de Côte D’Or présidée par Patrick Molinoz.
La Poste pas moins présente qu’il y a 40 ans comme on l’entend souvent !
Si on en comptait près de 18.000 en 1980, le nombre de bureaux de poste est certes passé, en août 2024, sous la barre des 7000 dans l’hexagone. Une diminution drastique qui fait face à une autre réalité. En 2024, la distribution des 6,8 milliards de courriers représente 20% de l’activité du groupe (contre 70% en 1980). Et, face au numérique, la chute est inéluctable. En 20 ans, le nombre d’envois a baissé de 60%. Mais le groupe La Poste a su se réinventer : agences postales – en partenariat avec les mairies - mais aussi des relais dans les commerces, buralistes, épiceries… (sur le modèle britannique) qui font qu’aujourd’hui, la Poste peut afficher près de 17000 points contacts dans l’hexagone. Presqu’autant qu’il y a quarante ans. Lamarche-sur-Saône, 1375 habitants, n’a donc pas échappé à cette hécatombe. En 2008, le bureau de poste est devenu une agence postale communale avec la création d’un poste d’employé municipal dédié au service.
Acteur de cohésion sociale
Au cœur de ce projet, la CDPPT. Mais c’est quoi ? Elle est composée d’élus territoriaux, de représentants de La Poste, d’un représentant de l’état et présidée par un élu. Elle est un organe de dialogue et de concertation entre La Poste, les élus territoriaux et l’Etat et veille au bon fonctionnement de son sixième contrat de présence postale triennal portant cette fois sur la période 2023-2025. Elle gère également le fonds de péréquation et s’assure de la présence territoriale effective sur le département.
A Lamarche-sur-Saône, Jean-Paul ROY, Vice-Président de la CDPPT de Côte D’Or a rappelé l’importance de la présence postale sur la commune et félicité le maire, Patrick Bovet, pour son engagement et ce partenariat avec La Poste.
Dix-sept années sont passées. En dix-sept ans, l’agence postale est devenue La Poste Agence Communale -un nouveau nom qui permet, pour Aurelie Bacheley - Responsable animation des partenariats : « de réaffirmer, par le nom, la présence du groupe dans les communes et de rappeler qu’aujourd’hui encore, La Poste offre une multitude de services, de la distribution du courrier, mais aussi de la téléphonie, des services bancaires (NDLR : retraits et dépôts, service financier de dépannage), des services seniors ». Depuis Dix-sept ans, La Postea poursuivi son rôle de cohésion sociale. Pour Marie-Pierre, usagère, venue ce matin-là déposer une lettre : « La Poste incarne, par sa présence, ou son absence, la présence des services publics dans les petites communes. Pour les personnes âgées, comme moi, c’est important de pouvoir rencontrer quelqu’un, demander un conseil même si bien souvent, il s’agit juste de voir quelqu’un ». Un argument également porté par Marie-Claire Bonnet Vallet conseillère départementale et présidente de la communauté de communes Auxonne Pontailler Val de Saône : « Les habitants des communes rurales ont parfois le sentiment d’être déconsidérés, fondé sur l’absence de services de proximité. Nous sommes dans une période de transition et La Poste y travaille mais tout ne peut pas être numérisé et il y a un réel besoin et une profonde envie de préserver le contact physique » tout en soulignant « Le travail des maires qui prennent le sujet à bras le corps ». Le sujet, le maire de Lamarche-sur-Saône, Patrick Bovet s’en est emparé. Pour que cet espace soit « plus accueillant, plus performant » la commune a investi 42775 €, et 21000€ ont été subventionnés par la commission départementale de présence postale. Ce budget de la CDPPT a contribué à soutenir la commune à hauteur de 13 000 euros pour les travaux de rénovation et 8 000 euros pour les travaux de sécurisation.
Enfin, pour Eric Rull, directeur secteur du groupe La Poste : « Cette agence est un beau symbole du partenariat entre le groupe et les mairies et répond aux objectifs du groupe : permettre à chaque habitant de trouver un point de service dans un rayon de 5km et moins de 20 minutes en voiture »
Mais le mot de la fin revient à Magali Saint-Jean, en charge depuis deux ans de l’accueil : « Les gens viennent chercher un service, mais aussi discuter. Il y a un réel besoin de cette présence et c’est l’occasion de passer un bon moment avec les usagers ».