Les vœux de François Sauvadet ont été pour lui l’opportunité de renouveler son soutien à l’ensemble des territoires de la Côte-d’Or. Après une année exceptionnelle, le président du Conseil départemental fait preuve d’optimisme pour une année 2025 sous les mêmes auspices.
« Il ne peut pas y avoir dans notre République de territoires abandonnés pas plus dans les quartiers que dans les campagnes et c’est notre devoir d’y veiller aux cotés services de l’Etat » a insisté François Sauvadet dans ses vœux aux élus locaux et représentants de la société civile au Palais des Congrès de Dijon.
Comme de nombreux élus, il a profité de cette occasion pour s’indigner de la situation politique nationale dans une période qu’il qualifie de compliquée, « qui suscite beaucoup de doutes, d’incertitudes et parfois de colère chez nos compatriotes. » Malgré ce contexte unique, le Conseil départemental a tenu à voter son budget, convaincu qu’il ne peut pas y avoir d’avenir sans confiance. « Je souhaite que le pays retrouve le sens du collectif. Nous avons montré notre capacité à nous retrouver » a-t-il rappelé en évoquant les temps forts de l’année écoulée qu’ont été le passage de la flamme olympique ou encore le Tour de France mais aussi la réouverture de Notre-Dame-de-Paris à laquelle de nombreuses entreprises côte-d’orienne ont contribué. « La première urgence c’est que la France ait enfin un budget pour sortir le pays de l’incertitude. Je pense bien sûr à nos collectivités, à nos 698 Maires qui doivent aujourd’hui élaborer un budget sans connaitre les contours des programmes de l’État. »

Refuser l’inacceptable
Ce budget, comme d’autres élus, François Sauvadet s’oppose à l’idée qu’il repose sur les collectivités locales et les départements en particulier. « L’effort des Départements représente toujours 44% de celui demandé à l’ensemble collectivités territoriales. Le débat parlementaire se poursuit et nous resterons mobilisés pour nous permettre d’échapper à l’asphyxie car tous les départements de France sont confrontés à la même situation : une explosion de leurs dépenses sociales (ndlr : 62 % du budget départemental) et une chute de leurs ressources. » Le représentant du département à rappelé que sa collectivité avait perdu 37 millions d’euros de recettes en droit de mutation en cinq ans quand, dans le même temps, l’Etat a imposé 70 millions de dépenses sociales nouvelles. « Si la tendance se poursuit, nous n’aurons plus un euro à investir. »

Continuer malgré tout
Pourtant, François Sauvadet a mis en avant les nombreux investissements que réalise le Département au profit des territoires. « La première ligne rouge que je ne veux pas franchir, c’est ne pas faire d’économies sur notre présence territoriale ; ni sur les collèges, ni dans les casernes de pompiers, sur nos routes. » Sa deuxième ligne rouge concerne les investissements. En cinq ans, le Conseil départemental a fait passer son budget d’investissement de 51 à 96 millions d’euros. Cette enveloppe a notamment contribué à développer les mobilités douces ou encore la sécurisation des routes. « Nous resterons aux côtés des intercommunalités pour développer le territoire. »
Le président a également rappelé le « chantier titanesque » réalisé pour le déploiement de la fibre avec 141 millions d’euros de budget, financé pour moitié par le Département. « Je n’ai pas souhaité que l’on demande aux EPCI et aux Communes de participer à son financement car certaines d’entre elles auraient été dans l’incapacité de le faire. Et je voulais éviter que nous n’ayons de nouvelles fractures territoriales. » Au registre de la révolution numérique, il s’est targué d’être l’un des premiers départements de France à disposer d’une direction du numérique et de l’intelligence artificielle pour mettre cette dernière à portée de chacun.

Valoriser le territoire
François Sauvadet a, à plusieurs reprises dans son discours, souligné le rôle des associations, des entreprises et des agriculteurs du territoire. Une occasion de promouvoir à nouveau la marque 100 % Côte-d’Or, outil de valorisation des acteurs et producteurs locaux. « C’est une marque pour tous les Côte-d’Oriens qui savent qu’en achetant un produit 100% Côte-d’Or, ils soutiennent l’emploi et l’activité dans le département. » Il a enfin mis l’accent sur la jeunesse avec la présence des jeunes conseillers départementaux, n’hésitant pas à se prêter au jeu de la photo avec chacun d’eux.
Nadège Hubert
