Entretien avec Jean-Paul Vadot Président de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône.

Entretien avec Jean-Paul Vadot Président de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône.

Info+ :

Ruelle de Richebourg
21130 - AUXONNE

Voir fiche de la communauté de communes sur le site https://www.echodescommunes.fr/detail_communaute.php?id_communaute=750&btVali&

29 mars 2013

Il évoque les nouvelles problématiques liées à la politique gouvernementale et notamment la réforme des rythmes scolaires qui impacte directement les communautés de communes. L'entretien est également l'occasion d'en savoir plus sur le projet structurant du territoire : le futur Ecoparc Agro-industriel de Bourgogne sur les communes de Villers-les-Pots et Tillenay.

 

 

Ecoparc Agro-industriel, futur fleuron du Val de Saône

  

Vadot com com Auxonne Val de SaôneLorsque l'on interroge Jean-Paul Vadot, président de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône et maire de Soirans sur les préoccupations des présidents d'EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale dont relèvent les communautés de communes), un thème revient : la réforme des rythmes scolaires. Le réaménagement du temps scolaire pour les élèves de maternelles et de primaire impacte en effet au premier chef  les communautés de communes qui ont souvent parmi leurs compétences celle du périscolaire. « Augmenter le temps du périscolaire a un coût, résume Jean-Paul Vadot. Mais demande également des éclaircissements. Ainsi, l'accueil des enfants le mercredi : faudra-t-il prévoir une restauration scolaire supplémentaire ce jour-là, ou pas ? Et qu'en sera-t-il du transport scolaire ? » Les autres jours de la semaine, touchés aussi par une réorganisation du temps scolaire devront faire l'objet d'une réflexion, d'autant que le temps périscolaire supplémentaire doit être encadré par du personnel formé : il s'agit de proposer non pas un simple gardiennage des enfants mais bien des activités éducatives qui là également ont un coût de personnel supplémentaire à assumer... « Sans oublier un effort de la part du conseil général qui s'occupe du transport scolaire » rappelle Jean-Paul Vadot. Or les dotations de l'Etat étant ce qu'elles sont du fait de la crise, il est à craindre que le seul paramètre d'ajustement soit la fiscalité qui, elle, va impacter directement les habitants.

 

50 hectares et des emplois

 

Heureusement, des projets nuancent les inquiétudes du président de l’EPCI, au premier plan desquels le futur Eco-parc Agro-industriel de Bourgogne. Les chiffres sont impressionnants : les études prévoient à terme un aménagement sur 50 hectares (dont 35 ha d’implantation, le reste en infrastructures et respect de zones naturelles), répartis sur les communes de Villers-les-Pots et Tillenay à 3 km de l’A39, à proximité de la RD905 et de la gare de Villers-les-Pots ainsi que du pôle multimodal de la gare Auxonne-Tillenay et à 20 mn de l’agglomération dijonnaise. Les entreprises visées sont celles de l’agro-industrie, en lien avec le tissu économique existant sur le territoire : STL Coop d’Or (filière de produits déshydradatés à base d’oignon, ail…) et Diana naturals (transformation de végétaux, poudres atomisées de fruits et de légumes, flocons de fruits et de légumes, extraits de vin, ingrédients nutraceutiques). Les études préalables au projet rappellent aussi la tradition maraîchère du Val de Saône et s’appuie sur l’expertise du pôle de recherche de Bretenière, du pôle de compétitivité agroalimentaire Vitagora et du parc agroalimentaire de Dijon.

La future ZAC (Zone d’aménagement concerté) veut également être un fer de lance dans l’aménagement éco-responsable : des espaces naturels existants (espace boisé et mares) ont été pris en compte dans le dessin des futures implantations ; l’insertion paysagère a été soigneusement pensée ; la gestion des eaux pluviales a également été un des axes de réflexion. D’ici à quelques semaines, aura lieu la validation des projets. L’appel d’offres pour les aménageurs et le concessionnaire pourrait être lancé en mai-juin, les études techniques validées en 2014. La commercialisation pourrait intervenir dans le courant 2015. A terme, la communauté de communes Auxone-Val de Saône table sur la création de 800 à 1000 emplois.

 

 Ecoparc Auxonne Val de Saône

 

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