Pour l’année scolaire 2021-2022, 41 fermetures de classes sont prévues dans les écoles primaires de la Côte-d’Or et une forte baisse de la dotation horaire globale est annoncée dans les collèges. Les élus du Conseil Départemental ont adopté à l’unanimité un voeu appelant la mise en place d’un moratoire sur la mise en place de ces mesures.
François Sauvadet, Président du Conseil départemental de la Côte-d’Or, a d’abord rappelé que le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) s’était réuni début février pour présenter la carte scolaire de la rentrée 2021. Bien que la rectrice de l’Académie de Dijon ait évoqué « une rentrée scolaire ambitieuse », 41 fermetures de classes sont prévues dans les écoles primaires de la Côte-d’Or et une forte baisse de la dotation horaire globale est annoncée dans les collèges. Si elles venaient à être confirmées pour l’année scolaire 2021-2022, ces mesures contribueraient inéluctablement à augmenter le nombre d’élèves par classe à l’heure où la pandémie impose des règles de distanciation.
Les jeunes côte-d’oriens subissent eux aussi de plein fouet la crise sanitaire, fragiliser les conditions d’apprentissage, c’est remettre en question leur avenir. C’est également un très mauvais signal adressé aux enseignants et aux agents des écoles et des collèges qui, depuis le début de la crise, ont mis en oeuvre avec professionnalisme et réactivité les protocoles indispensables à la sécurité sanitaire des élèves. Aussi, de nombreux maires et élus départementaux s’inquiètent, à juste titre, des risques encourus s’il faut regrouper des classes dans des salles aux capacités limitées. Par ailleurs, fermer des classes, c’est déséquilibrer une nouvelle fois le service public de l’Education nationale.
Fort de ce constat, les conseillers départementaux unanimes ont demandé au Ministre de l’Education Nationale un moratoire sur la fermeture des classes dans les écoles primaires et la baisse de la dotation horaire globale dans les collèges durant toute la période de crise sanitaire et demandent qu’un dialogue soit engagé avec les élus locaux afin de définir des adaptations locales visant à préserver l’avenir de nos enfants. Et de conclure : « depuis 2017, le Gouvernement a annoncé vouloir faire de l’éducation une priorité. Il convient pour cela de s’en donner les moyens ».