Adepte d'une ruralité positive et attractive, Joel Bourgeot en visite à Molesme, veille au dialogue et à la bonne santé de son territoire !

Adepte d'une ruralité positive et attractive, Joel Bourgeot en visite à Molesme, veille au dialogue et à la bonne santé de son territoire !

Info+ :

 

 

Domaine de la Grande Côte

21330 MOLESME

Tel.  03 80 81 64 94 ou 06 22 98 69 55

lagrande.cote@orange.fr

 

 

Domaine Rousseau

« Sur les petites vignes »

21330 MOLESME

Tel. 03 80 81 69 50 ou 03 25 29 35 00

 

 

La Chèvre-rit de Molesme

Les Vignes Julian

21330 MOLESME

 

 

Abbaye de Molesme

Monuments historiques

21330 MOLESME

tel: 03 80 81 44 47

 


07 mars 2019

Et pour cela, il ne recule devant rien, à l’écoute de tous les avis, curieux des rencontres, se délectant des découvertes de produits locaux et des histoires grandes ou petites qui font la haute Côte d’Or. Et cette fois ci, entre fromages de chèvres, Crémant de Bourgogne, balade venteuse dans les vignes, Maison de Pays et « petit-resto-sympa-très-bon » … c’est un sous-préfet vraiment au champ qui est venu passer un message clair, net et précis « l'État n'est pas seulement présent à travers des subventions. Il est plus que jamais prêt pour accompagner les projets. Nous avons besoin d'un contact direct pour mieux se comprendre ». Une déclaration qui va bien avec les convictions d’un sous-préfet attaché aux valeurs de la ruralité, qui ne manque jamais une occasion de manifester son soutien au développement des territoires de Haute Côte d’Or (mais pas que !).

Accueilli par JACQUES LAZZAROTTI maire de Molesme et JEREMIE BRIGAND, le président de la communauté de communes du Pays châtillonnais, Joël Bourgeot ne lésine pas sur les moyens pour encourager les élus du Châtillonnais à travailler encore plus en étroite collaboration avec lui et les services de l'État, comme d'autres le font régulièrement sur son arrondissement de Montbard. Une démarche simple qui permet de faire un tour d'horizon complet de chaque dossier. Cette visite était donc pour Joël Bourgeot, coutumier de ces déplacements réguliers auprès des maires et des acteurs économiques de son territoire (mais pas que !) de rappeler l'engagement de l'État sur tous les projets territoriaux et une volonté farouche de valoriser et assumer les caractéristiques des territoires ruraux !

La matinée fut consacrée à la rencontre d'acteurs économiques installés depuis longtemps en Châtillonnais ou tout récemment... comme LAËTITIA DUVAL et sa chèvrerie. Une jeune femme au parcours atypique et une chèvrerie à l’histoire singulière ! En effet, rien ne prédestinait une jeune coiffeuse, absolument pas issue du sérail agricole, maman de trois filles, à se lancer dans la production de fromages de chèvres… Un jour, elle a voulu sortir un peu du garage. Par le biais de Pôle emploi, elle s’est rendue à la Maison familiale rurale d’Étang-sur-Arroux, a fait un premier stage et ce fut le déclic. « Avec l’âge, on mûrit ses choix. J’ai été soutenu par mes proches. Ils ont cru en mon projet. » En neuf mois, elle passe un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en productions animales ou horticoles (BPREA), enchaine les stages avec pour but de devenir éleveuse de chèvres et de s’installer à son compte. Un jour, elle tombe sur une annonce, celle d’une chèvrerie à reprendre... à Molesme !

Contact est pris avec la chambre d’agriculture qui parle de son projet à JACQUES LAZZAROTTI, maire de Molesme. Il a fallu aussi bâtir un montage financier avec un investissement d’un peu moins de 60 000 € (emprunt bancaire, aides de l’Europe et de la Région). Pour l’instant, Laetitia produit une trentaine de fromages par jour (frais, secs, demi-secs, en faisselle, enrobés, aromatisés aux herbes). Les premiers retours des clients sont bons et très encourageants. Les gens reviennent acheter son fromage. « J’ai pour objectif d’avoir 50 chèvres d’ici quatre ans ainsi que l’embauche d’un salarié, pas forcément à temps plein, en 2020… diversifier mon activité avec des poules pondeuses au printemps ?» Connaisseur et gourmand JOËL BOURGEOT a avoué être « calé en chèvres et autres boucs et chevreaux » et en apprécier les fromages…

Oui mais l’histoire de la chèvrerie dans tout ça ? La situation est un peu croquignolette. ! En effet la municipalité de Molesme ne voulait pas vendre les bâtiments de la chèvrerie. La communauté de communes ne voulait pas en devenir l’acquéreur. Mais la loi NOTRe n’a pas laissé le choix à personne ! Les intercommunalités disposant d’une compétence obligatoire en matière de développement économique, la loi prévoit donc un transfert en pleine propriété des biens des communes nécessaires à l’exercice de ses compétences. C’est pourquoi, les élus communautaires ont voté le transfert des bâtiments de la chèvrerie à l’intercommunalité. Plus précisément, sont concernés deux bâtiments d’une surface de 234 mètres carrés pour la chèvrerie et de 158 mètres carrés pour la fromagerie, ainsi que le terrain attaché à cette exploitation, d’une superficie totale de 1,35 hectare. Montant de l’achat : 65 000 € HT. Et le tour est joué, depuis fin juillet 2018, l’activité de la chèvrerie de Molesme, fermée depuis la mise en liquidation judiciaire de la précédente structure, en décembre 2016 est ainsi reprise, 1 emploi est créé (bientôt un 2ème) et Laetitia voit défiler les clients sur la vente directe à la chèvrerie tous les jours de 17 à 19 heures, au marché de Venarey-les Laumes le mercredi matin et à Châtillon-sur-Seine le samedi matin.Et bien sût elle est sur Facebook La Chèvre-rit de Molesme.

La visite matinale s’est poursuivie au DOMAINE DE LA GRANDE COTE, propriété du groupe VEUVE AMBAL où SYLVAIN DEPIESSE, directeur des domaines, a présenté ses Crémants de Bourgogne. Pas de visite de chai sans dégustation du délicat breuvage coloré d’or et pétillant doucement… Ici on cultive 39 hectares de vignes à flancs de coteaux abruptes et battus par le vent, plantées en Chardonnay et Aligoté sur le terroir de laves de Molesme. Le domaine de la Grande Côte est, en effet, planté sur des laves blanches affleurantes. Un terroir unique qui permet l'élaboration de vins fins et élégants, très appréciés des touristes étrangers venant principalement de Suisse, d’Allemagne, d’Italie ou du Royaume-Uni, qui sillonnent la Route du Crémant. Il y gèle, bien sûr, et pour parer aux dégâts occasionnés par ce fléau viticole, le domaine a installé des éoliennes astucieuses (non par 3 pales au bout d’un fût de 200m de haut).

Les éoliennes bipales dont il est ici question consistent en un ventilateur fixe, mû par un moteur utilisant les énergies fossiles, durant des épisodes de fortes inversions de températures. La rotation rabat au sol l'air plus chaud qui se trouve à au moins 15m au-dessus du niveau du sol, le chasse et remplace ce faisant l'air froid qui se trouve au ras des cultures à protéger. Elle permet ainsi d'élever la température de l'air au ras de cultures vivaces sensibles comme la vigne Ces éoliennes ne servent pas à la conversion de l'énergie éolienne en énergie électrique. Le seul inconvénient c’est qu’elles sont très bruyantes pendant quelques jours, mais solidarité vigneronne… personne ne s’en plaint dans le village ! Le Crémant du domaine de la Grande Côte a reçu la médaille du concours national des Crémants.

A travers les sentiers de vignes quelque peu caillouteux, chaotiques et embourbés, direction le DOMAINE PIERRE ROUSSEAU où HUBERT BRIGAND, maire de Châtillon-sur-Seine a rejoint un groupe d’excellente humeur et un peu décoiffé (pour ceux qui ont des cheveux longs bien sûr) Pierre Rousseau a présenté sa gamme de Crémants et de vins de Bourgogne. Le domaine familial s’étend cinq hectares des coteaux de Molesme. Le Domaine Rousseau est une exploitation à taille humaine engagée dans une viticulture raisonnée. Deux passionnés, Pierre Rousseau et son fils Francis, cultivent et vinifient deux cépages nobles, le chardonnay et le pinot noir sur des surfaces de 4,5 ha pour les crémants et 1 ha pour les vins tranquilles. Les vins sont élaborés dans la plus pure tradition de la culture du raisin jusqu'à la mise en bouteille. Un savoir-faire qui se partage, se déguste sur un domaine où il n’y a pas d’avance en cuverie comme dans les chais du beaunois par exemple.

Lors de la récolte généreuse de 2018, le quota de la charte a été scrupuleusement respecté et le « trop plein » a été transformé en vins tranquilles. Ici on observe les bouteilles de crémants sur latte attendant le dégorgeage et le muselage (opération qui consiste à mettre un muselet pour maintenir le bouchon en liège sur la bouteille de Champagne, malgré la pression. Le muselage a lieu immédiatement après le bouchage liège, à l'aide d'une museleuse)… Gougères maison, Crémant rosé spécialité de la Maison… et décidemment monsieur le sous-préfet est gourmand et sait faire partager ses étonnements en toute simplicité…

Voilà, c’est fini pour la matinée, non sans avoir visité la Maison de Pays où se raconte l’histoire du village, un bel endroit où lJacques Lazzarotti a présenté une impressionnante collection de photos et d’articles retraçant la vie de Molesme. Un village qui a su garder son dynamism et un maire qui fait en sorte de conserver une vie de village avec des initiatives partagées avec ses administrés. La matinée s’est achevée par un déjeuner au restaurant Le Pouilly (je vous recommande). Joël Bourgeot, conforte, par ces visites sans complaisance, la présence active de l’Etat au plus près des territoires ruraux, s’employant à encourager les initiatives locales et défenseur convaincu d’un territoire agricole et industriel de 253 communes.

Un peu d'histoire !

Fondée par St Robert en 1075, l’abbaye de Molesme possédait un immense domaine viticole, tant en Champagne qu’en Bourgogne. St Robert prit son bâton de pèlerin 23 ans plus tard pour aller fonder Cîteaux. Le monastère devint abbaye et acquit un grand rayonnement tout au long de sa longue histoire. L'essor du nouvel ordre cistercien n'a en rien ralenti le développement de la famille bénédictine de Molesmes. L'abbaye donna de grands abbés, dont l'un fut successivement abbé de Cluny en 1214, évêque de Valence en 1220 puis patriarche de Jérusalem de 1227 à sa mort en 1239. Plusieurs abbés commendataires eurent à cœur de restaurer le monastère, tant au spirituel qu'au temporel. L'abbaye fit partie de la congrégation bénédictine de Saint Maur. Il y avait encore 10 religieux en 1768. Comme les autres monastères de France, la Révolution dispersa les moines. Le monastère ne se releva pas après la tourmente.

Elle n’est aujourd’hui ouverte à la visite qu’aux groupes, sur rendez-vous. L’abbaye étendit peu à peu son influence, notamment à Marcenay où les moines créèrent, au milieu du XIIIe siècle, un plan d’eau de 90 ha. Aujourd’hui, le lac de Marcenay est voué au plaisir de la randonnée et de la pêche. Un haut fourneau datant du XVIIIe siècle témoigne du passé sidérurgique du site. Le monastère de Molesmes a été fondé en 1075 par Saint Robert, avec un groupe d'ermites vivant jusqu'alors dans la forêt de Colan près de Châtillon-sur-Seine. Très vite ce monastère eut un rayonnement et les dons affluèrent. D'autres communautés s'affilièrent à cette nouvelle branche à la recherche d'une vie monastique retirée et priante.

 

Rédaction et photos Marie Quiquemelle

 Agent de développement local

 Conseils en animation du territoire aux élus et associations

 Formatrice en insertion professionnelle

    mariequiquemelle@gmail.com 

 

 

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