Les informations marquantes du Conseil Métropolitain

01 octobre 2018

Jeudi 27 septembre, François REBSAMEN, maire de Dijon et président de Dijon métropole, a présidé la séance de rentrée du conseil métropolitain. Au programme, l’aménagement du « Parc d’Activités de Beauregard », l’installation du Campus ESTP, la création du Technopole Santé et l’engagement de Dijon métropole dans la convention des maires pour le Climat et l’Énergie.

 

Une excellente année 2017 pour le logement
En préambule à la séance, François REBSAMEN, président de Dijon métropole et Pierre PRIBETICH, 1er vice-président, ont conjointement présenté lors de la conférence de presse d’avant conseil le bilan 2017 en matière de constructions dans la métropole dijonnaise. Après une année 2016 dynamique en nombre de logements terminés, l’année 2017 a vu l’autorisation de 2 902 logements, volume jamais atteint dans la décennie. Ces logements, collectifs pour la plupart, sont situés pour les ¾ à Dijon. La part des résidences étudiantes ou séniors représente 10 % de ces logements autorisés. Ainsi, ce sont 205 logements en résidences étudiantes, auxquels viennent s’ajouter 107 logements seniors. 1 849 logements ont été commencés en 2017, situés pour les ¾ à Dijon, et 33 % sont des logements locatifs à loyer modéré. Ce volume reflète le dynamisme de la situation de la construction dans la métropole dijonnaise avec une hausse de 34 % des logements commencés entre 2016 et 2017. Enfin, 1 550 logements ont été déclarés terminés en 2017, dont 20 % de résidences spécifiques, avec 120 chambres pour une résidence de logements temporaires (jeunes actifs, salariés en mobilité géographique, étudiants, stagiaires en formation), 117 logements dans 4 résidences étudiantes au sein du quartier de l’université, et 86 logements pour une résidence séniors. Le logement locatif social représente 38 % des logements terminés, soit 595 logements répartis dans 23 programmes.
Ces chiffres témoignent du dynamisme et de l’attractivité de la métropole, plébiscitée pour sa qualité de vie et portée par des projets de développement tant touristique, qu’économique, comme la future Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin. Ils contribuent à l’activité économique et l’emploi sur le territoire de la Métropole.


Point sur la reconversion réussie de l’ex BA102 (Rapport n°13)
À ce jour, la BA102 accueille 725 élèves (6 compagnies) de l’école de gendarmerie ainsi que 190 cadres. Fin 2018, elle se renforcera de 280 élèves (2 compagnies supplémentaires) ainsi que d’un autre centre de formation aux systèmes d’information et de communication. Soit à l’horizon 2020, plus de 1 300 élèves et 300 cadres.
L’activité de l’aéroport est aussi en fort développement. En 2017, 9 135 mouvements ont été enregistrés dont 883 vols d’affaire (30 % en provenance de l’étranger). Pour l’entreprise exploitante (EDEIS), l’aéroport de Dijon est le 1er de la vingtaine d’aéroports qu’il gère en France en termes de nombre de vols d’affaires entrants. La plateforme de Dijon-Longvic a enregistré l’installation de 30 entreprises dont 14 créations qui représentent 102 emplois.
Le développement de l’école de Gendarmerie et celui de l’aéroport, 3 ans après la signature du Contrat de Redynamisation du Site de Défense (CRSD), suffisent déjà à remplir les objectifs sans compter les futures retombées de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin.


L’aménagement du « Parc d’Activités de Beauregard » débute (Rapport n°14)
Le développement économique de la Métropole est l’un des grands axes du projet métropolitain. À ce titre, l’aménagement d’une nouvelle zone d’activité est à l’ordre du jour du conseil : le « Parc d’Activités de Beauregard », situé à cheval sur les communes de Longvic et Ouges. L’opération est mise en oeuvre dans le cadre d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) créée par délibération du conseil communautaire de Dijon métropole le 26 septembre 2013. Ce parc, directement raccordé à la rocade et aux autoroutes A39, A31 et A6, accueillera des activités économiques regroupant industries, bureaux, artisanat et services. À terme, le Parc d’Activités de 80 hectares comptera 3 000 emplois. Il sera labellisé EMAS et certifié ISO 14 001, pour une approche qualitative et environnementale exemplaire. Le conseil métropolitain délibère sur le règlement général de cessions des terrains et une première cession (5 000 m²) à l’entreprise Stockage24 by local company (activité de stockage et locaux destinés à l’accueil d’activités de petits artisans).


La convention d’objectifs et de moyens avec l’ESTP approuvée (Rapport n°18)
La présence de pôles d'excellence, en matière d'enseignement supérieur et de recherche, constitue un élément essentiel de l’attractivité de Dijon métropole qui en a fait l’une de ses priorités. L’implantation de l’ESTP Paris (École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie) à Dijon viendra renforcer l’offre de formation supérieure et en particulier la formation d’ingénieurs dont manque notre pays. L’activité économique générée par cette grande école destinée à accueillir 300 élèves sera importante, avec environ 9 millions d’euros sur la seule période de 2019 à 2025. Cette implantation contribuera à soutenir l’activité économique à Dijon dans le domaine de la construction et des travaux publics, qui représentent près de 9 000 emplois sur le territoire de la métropole. Les élus métropolitains ont approuvé la convention d’objectifs et de moyens pour les années 2018/2019 à 2021/2022. Elle aura pour objectif de développer à Dijon un centre reconnu de formation d’ingénieurs et de recherche dans le domaine des travaux publics et de développer des partenariats entre l’ESTP et d’autres acteurs du territoire de Dijon métropole.


Un premier pas vers la création d’un Technopole Santé (Rapport n°19)
Le tissu industriel des produits et services de Santé est significatif sur le territoire de la Métropole avec plus de 3 000 emplois directs pour une cinquantaine d’entreprises. La présence de nombreux organismes de recherche et d’enseignement supérieur du secteur public en Santé comme le CHU Dijon-Bourgogne (594 M€ budget, 6 683 employés, 1 788 lits, 228 524 patients) ou le CGFL (55 M€ budget, 800 employés, 193 lits, 22 000 patients) et l’Université de Bourgogne et ses laboratoires communs avec le CNRS ou l’INSERM (3 axes thématiques appliqués en Santé, 13 laboratoires et entités de recherche en sciences de santé, sciences de la vie, sciences et techniques) renforce cet écosystème innovant. Pour accompagner ce potentiel de développement sur la Métropole, il a été décidé conjointement avec les représentants des industries de santé, les acteurs académiques et hospitalo-universitaires, de créer un Technopole Santé. Première étape : la signature d’une convention de partenariat qui définit les principaux domaines de coopération entre les signataires pour structurer et créer la filière, favorisant ainsi le rayonnement et l’attractivité du territoire métropolitain.


Dijon métropole s’engage dans la Convention des maires pour le Climat et l’Énergie (Rapport n°24)
Dijon métropole s’engage pour être une référence écologique. Ce n’est pas un slogan, c’est un fil rouge. Pour atteindre cet objectif, elle s'est lancée dans la réalisation d'un plan climat énergie territorial exemplaire dès 2010, devançant ainsi les obligations réglementaires et s’engageant déjà à respecter les objectifs fixés par l'Union Européenne des 3x20 : réduction de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, augmentation de 20 % de l'efficacité énergétique et atteinte de 20 % d'énergie renouvelable. De nombreuses actions ont été mises en place permettant d'atteindre les objectifs fixés : les réseaux de chaleur avec 70 % d’énergie renouvelable, le développement des modes de déplacement doux (2 lignes de tramway, l'acquisition de 102 bus hybrides et de 5 navettes électriques, la création de nouvelles pistes cyclables, l’aménagement d’un vaste secteur piéton). Alors que la Métropole s’engage dans de nouveaux objectifs à horizon 2030, il a été proposé de ratifier la Convention des maires pour le Climat et l'Énergie. Cette convention européenne est destinée aux collectivités locales qui souhaitent s'unir aux côtés de l'Union Européenne sur des objectifs communs :
- réduction des émissions de CO2 d'au moins 40 % d'ici 2030 grâce notamment à une meilleure efficacité énergétique et un recours accru à des sources d'énergie renouvelable,
- réalisation d'un bilan des émissions et d'une évaluation des risques et des vulnérabilités liés au changement climatique,
- réalisation d'un plan d'action en faveur de l'énergie durable et du climat,
- réalisation d'un rapport tous les deux ans à des fins d'évaluation, de suivi et de vérification

Dijon métropole

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