Info+ :
Le GIP Parc national se tient à la disposition des habitants ou professionnels du territoire pour répondre aux diverses interrogations : 03 80 93 10 92 – secretariat@gipecb-parcnational.fr
Le territoire du futur Parc national représente un peu plus de 240 000 hectares dont près de 102 300 ha de surfaces agricoles. Sur ces 102 300 ha, 2 300 ha sont en coeur de parc (zone relativement centrale du territoire qui représente le plus fort intérêt écologique).
La réglementation spécifique en coeur de parc ne porte que sur ces 2 300 ha. Elle concerne environ 60 agriculteurs sur les 650 du territoire. Sur les 100 000 autres hectares de terres agricoles (102 300 – 2 300), aucune réglementation spécifique au parc national ne s’appliquera aux agriculteurs concernés.
Agriculture et Parc national, qu’est-ce qui va changer ?
Quelles contraintes écologiques pour les agriculteurs du coeur de parc – 2 300 ha ?
1. Terres cultivées – 1 100 hectares en coeur de parc national
Les terres cultivées sont par exemple les cultures de céréales ou de plantes fourragères. Sur ces terres-là, aucune contrainte ne s’appliquera sur ce qui sera semé ou comment la culture sera menée, y compris sur l’usage des pesticides.
Les seules contraintes concernent le maintien des éléments fixes du paysage comme les haies, bosquets, mares naturelles et les murs de pierres sèches. Ce sont d’excellents refuges pour la biodiversité (oiseaux ou insectes polinisateurs par exemple).
2. Prairies – 1 200 hectares en coeur de parc national
Ces prairies sont principalement situées en fond de vallée comme celles du Brevon, de l’Ource, de la Digeanne, de l’Aubette, de l’Aube ou de l’Aujon. Sur ces espaces, les seules contraintes sont de faire une demande d’autorisation au futur établissement public de Parc national avant retournement ou drainage de ces 1 200 ha de prairies. Le but est de maintenir le couvert d’herbe nécessaire à la survie et aux déplacements de nombreuses espèces comme la Cigogne noire, certains papillons ou le chat forestier.
Ces opérations ne seront pour autant pas interdites. Elles sont encadrées pour préserver la biodiversité et les habitants que les prairies abritent.
› Parmi ces 1 200 ha de prairies, 200 ha ont un intérêt patrimonial au titre de la biodiversité particulière qu’ils abritent. Concernant la réglementation spécifique pour ces 200 ha sur les 2 300 ha de terres agricoles en coeur de parc national, « la quantité d’azote qui fait pousser l’herbe » est limitée à 40kg par hectare et par an. L’apport d’azote n’est pas interdit au-delà de ce seuil mais soumis à une autorisation pour limiter les abus dans ces espaces remarquables, ce qui est déjà conforme aux pratiques habituelles.
Pour ces 200 ha, il est néanmoins interdit de couper les arbres isolés – hors risque sanitaire ou danger.
Depuis un an, les services du GIP Parc national et des Directions départementales des territoires (DDT) de Haute-Marne et de Côte-d’Or rencontrent les agriculteurs concernés par le coeur de parc national. Ils ont tous été contactés et rencontrés pour les informer au mieux sur la réglementation en coeur de parc national, sauf les quelques agriculteurs ayant refusé les rencontres.
Le GIP Parc national se tient à la disposition des habitants ou professionnels du territoire pour répondre aux diverses interrogations : 03 80 93 10 92 – secretariat@gipecb-parcnational.fr