Les voeux de Laurent Grandguillaume, député de la Côte-d'Or.

Les voeux de Laurent Grandguillaume, député de la Côte-d'Or.

Info+ :

http://www.laurentgrandguillaume.fr/


29 janvier 2014

Il y avait foule à la cérémonie des voeux et c'est dans une salle archicomble que Laurent Grandguillaume a exprimé ses voeux, fait le point sur l'année écoulée et présenté ses actions.
"Ce soir, je vous invite à regarder ensemble dans la même direction : celle du vivre ensemble et  de la solidarité…je me fais le relais de vos idées, de vos préoccupations, et de vos expériences…je voudrais vous réaffirmer ma détermination à lutter contre toutes les inégalités, toutes les discriminations, toutes les formes d’intolérances et toutes les injustices… Écoutons un peu moins l’arbre qui tombe et un peu plus la forêt qui pousse, valorisons ce qui se passe sur notre territoire pour relever ensemble les défis…Je pense qu’il est possible de réduire nos déficits et notre dette, tout en créant de nouveaux droits."

 

 

  

 

 

 

 

Laurent Grandguillaume

 

 

Laurent Grandguillaume

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux et généraux,

Mesdames et Messieurs les Maires, Adjoints, conseillers de la 1ère circonscription de la Côte d’Or (Ahuy, Asnières-lès-Dijon,Bellefond, Corcelles-lès Monts, Daix, Darois, Etaules,Flavignerot, Fleurey-sur-Ouche, Fontaine-lès-Dijon, Hauteville-lès-Dijon, Lantenay, Messigny-et-Vantoux, Norges-la-Ville, Pasques, Plombières-les-Dijon, Prenois, Pasques, Savigny-le-Sec, Talant et Velars-sur-Ouche),

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles, religieuses et militaires,

Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique et social,

Mesdames et Messieurs les représentants des associations

Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

Permettez-moi tout d’abord de saluer ma suppléante, Céline Maglica, qui est une conseillère générale dynamique, à l’écoute de tous. Son courage pour porter haut et fort les valeurs de solidarité et d’égalité n’est plus à démontrer.

 

Je souhaite vivement vous remercier pour votre présence nombreuse à cette cérémonie des voeux.

 

La confiance est la base de tout engagement, de toute action et de tout investissement. Votre confiance, c’est ce qui donne la force aux idées. La défiance est au contraire le venin qui empoisonne notre démocratie et qui l’affaiblie. Mais la confiance se mérite.

 

Je suis très attaché à la traditionnelle cérémonie des voeux, car elle est l’occasion de se retrouver et de partager un moment convivial. Ce soir je ne vous ai pas simplement invités à célébrer la nouvelle année. Ce soir, je vous invite à regarder ensemble dans la même direction : celle du vivre ensemble et  de la solidarité.

 

Je suis très heureux de vous accueillir au sein de la Maison de quartier de la Fontaine d’Ouche après vous avoir accueillis l’année passée à Plombières-les-Dijon. Vous connaissez mon sincère attachement à ce quartier. C’est ici pour moi que tout a commencé. Bien loin des stigmatisations, c’est un quartier qui rassemble de nombreux talents. Sa richesse, c’est sa diversité et sa solidarité.

 

Mais, je ne fais aucune différence entre les quartiers et les communes de la circonscription. Je ne les oppose pas, mais au contraire, c’est leur diversité et leurs différences qui fondent leur richesse, du rural, du péri-urbain et de l’urbain.

Je remercie celles et ceux qui ont préparé cette soirée. J’adresse aussi mes remerciements au personnel de la Maison de quartier de la Fontaine d’Ouche et du Centre social et je les félicite pour leur efficacité.  

 

A l’issue de mon discours vous aurez le plaisir de découvrir ou de redécouvrir le groupe de musique « Da Tomes ». Leur présence est importante, car la culture est le ciment du vivre ensemble.

 

Pour moi un député, doit être une femme ou un homme de l’action, de terrain et de conviction. Aussi, j’essaie d’être le plus disponible possible face à toutes les sollicitations et dans le même temps d’être actif à l’Assemblée nationale, chaque semaine, les mardis mercredis et jeudis matins en moyenne, pour vous représenter mais aussi pour essayer de bousculer l’ordre des choses.

 

En effet, je suis socialiste et fier de l’être, même si je représente tous les habitants dans leur diversité. Car comme disait Léon Blum, on a cessé d’être socialiste, lorsque l’on se dit, « bah, c’est l’ordre des choses et il en a toujours été ainsi. »

 

Un député, doit rendre compte de son travail régulièrement. C’est son devoir. Aussi, vous pouvez suivre mon travail parlementaire sur mon site internet ou grâce à ma newsletter envoyée tous les 15 jours. Vous pouvez échanger avec moi lors de mes réunions publiques, j’en ai organisé une dizaine en 2013. Vous pouvez me rencontrer à ma permanence parlementaire à Dijon, située rue Bénigne Frémyot lors de rendez-vous ou d’apéritif-débats. Parallèlement, je continuerai à organiser des permanences dans les communes de la circonscription, comme celle que j’ai tenue en novembre dernier à Bellefond. J’ai également l’occasion d’échanger avec vous lors de diverses manifestations, cérémonies, commémorations, inaugurations.  Je participe à des visites d’entreprises, à des rencontres avec les acteurs du monde associatif et je me rends dans des établissements scolaires pour expliquer le rôle des parlementaires.

 

En tant qu’élu, j’ai le plaisir de voir s’accomplir des projets qui améliorent le cadre de vie des habitants, des projets pertinents et utiles.

 

Bien entendu, l’année 2013 a eu son lot de difficultés sur le plan économique, mais je pense aussi à tous ceux qui ont dû faire face dans notre département aux inondations.

 

Alors 2014 commence avec de bonnes nouvelles et notamment l’inauguration tant attendue de la Lino.  Il y a aussi le 50ème anniversaire du Lac Kir. Mais au-delà des inaugurations et des anniversaires, ce que nous souhaitons tous ce sont de bonnes nouvelles sur le front de l’emploi. J’y reviendrai un peu plus tard dans mon propos.

 

Ma méthode de travail repose sur le respect, l’écoute et le dialogue avec les élus locaux. A travers eux, c’est aussi à vous que je m’adresse. A travers eux, c’est pour vos communes que je m’investis.

 

Je suis également très attaché à la transparence. C’est pourquoi, je continuerai à publier la répartition de ma réserve parlementaire.

 

Elle permet à des associations et à des collectivités de mener des projets de qualité. J’ai ainsi pu aider les Restos du Coeur, le secours populaire, ou encore la Compagnie de théâtre la tête de mule qui organise actuellement un festival incontournable ici même à Fontaine d’Ouche. J’ai également apporté mon soutien à des projets communaux tels que l’extension d’un groupe scolaire (Asnières-lès-Dijon),  la réfection d’une cour d’école (Hauteville-lès-Dijon), la construction de logements et d'une maison médicale (Savigny-le-Sec), la salle des fêtes de Pasques et de Lantenay Â?

 

Je ne fais pas de différence entre les élus, qu’ils soient de gauche ou de droite, car quand je m’adresse à eux, c’est à vous que je réponds. L’engagement de Maire, d’élu local, est un engagement fort. C’est un engagement au service de l’intérêt général, de la République, de la laïcité. C’est sans doute le plus bel engagement car il repose sur le courage de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense nous réserve l’univers profond. Je voudrais donc en profiter pour saluer en particulier Jean Claude Douhait et Jean Pierre Soumier.

 

Après avoir parlé de la circonscription, permettez-moi de vous parler de l’assemblée et du travail que j’y effectue chaque semaine.

 

Chaque semaine quand je me rends à l’assemblée nationale, je suis fier de vous y représenter, de transmettre vos idées, vos revendications. En 2013, j’ai travaillé sur de nombreux sujets dont notamment :

 

- La loi sur la consommation, à laquelle j’ai participée en tant que rapporteur pour avis, et avec des amendements que j’ai défendus et qui ont été adoptés : baisse de la durée des plans de surendettement, actions de groupe, suppression des subprimes à la française, l’amendement sur l’assurance-emprunteur, Â?

 

- Le rapport Immigration, asile et intégration. Ces thématiques font l’objet de nombreuses réflexions, dans lesquelles je me suis investi pour aboutir à des préconisations, plutôt qu’à des polémiques stériles. Je participe cette année à la commission d’évaluation et de contrôle de la politique d’asile en France.

 

- Le rapport concernant la fiscalité du secteur privé à but non lucratif (associations et fondations, notamment). Vous connaissez mon engagement pour les acteurs de la vie associative, et j’ai été particulièrement attaché à mener ces travaux. Là encore ce sont des investigations, des auditions des réflexions qui ont permis d’aboutir à des propositions concrètes et efficaces.

 

 

- Le rapport sur l’entrepreneuriat individuel : Ce rapport porte sur la simplification des régimes juridiques, sociaux et fiscaux de l’entrepreneuriat individuel. Il s’agit d’une réflexion portée sur la simplicité, la lisibilité, l’équité et la fluidité du parcours de l’entrepreneur. Le rapport ouvre la réflexion sur la création d’un statut juridique unique de l’entreprise. Désireux de pouvoir relayer mes propositions et à l’écoute des remarques des citoyens, je me suis rendu à Neuves Maison, à proximité de Nancy, ce jeudi pour présenter mon rapport. Je poursuivrai dès la semaine prochaine à Nantes puis à Angers ce travail de dialogue et d’information.  Ce rapport a été accueilli avec enthousiasme. Il est le fruit d’un travail d’écoute, après de nombreuses auditions, de rencontres participatives, et d’investissement dans le but d’aboutir à une logique consensuelle. Maintenant, une autre phase commence avec la discussion du projet de loi Pinel au Parlement, pour que les propositions sont retranscrites dans la loi.

 

Je me suis également battu pour défendre des amendements concrets pour améliorer la vie de tous, je me fais le relais de vos idées, de vos préoccupations, et de vos expériences. En voici quelques exemples :

 

- Augmentation de l’abattement de la taxe sur les salaires pour les associations (70% des associations qui payaient cette taxe en 2013 ne la paieront plus en 2014, cela représente une économie de près de 14.000 euros / an pour certaines associations).

-â??Mobilité bancaire : amendement qui vise tout d’abord à accompagner et protéger le client souhaitant changer de banque par le biais d’un service de mobilité bancaire.

-â??Suppression des Subprimes : suppression des hypothèques rechargeables qui sont des "subprimes" à la française. Ce mécanisme a un effet cumulatif en matière d'endettement et peut conduire à de nombreux excès comme c'était le cas aux États-Unis avant la crise financière.

-â??Lutte contre le surendettement : réduire la durée des plans conventionnels de redressement (PCR) à 7 ans au lieu de 8, pour aider et soutenir les ménages surendettés.

 

Parfois aussi pour faire évoluer le gouvernement : amendement culture, anciens combattants ou Tva dans le bâtiment pour la rénovation énergétique.

 

J’ai aussi déposé des propositions de loi avec mes collègues sur plusieurs sujets comme : la mise en place d’une action de groupe contre les discriminations, contre les dérives de la directive détachement, les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance-vie en déshérence, le devoir de vigilance des sociétés mères envers les donneurs d’ordre, réforme du conseil constitutionnel avec notamment la suppression des membres de droit que sont les anciens Présidents de la République (ils sont juges et partie), la lutte contre le dopage,

 

Et d’autres sujets qui peuvent paraitre plus anodins mais qui ont leur importance comme la lutte contre les nuisances de certains engins motorisés en milieu urbain (quads et autres engins bruyants), ou l’abolition de la corrida.

 

Ces lois devront être débattues à l’Assemblée puis au Sénat et surtout recueillir une majorité pour être un jour mise en oeuvre.

 

Permettez-moi enfin de parler de la France, de notre pays, de ce qui nous unis au-delà de nos parcours, de nos différences.

 

La France est un grand pays. Ce qui fait la grandeur de la France ce sont ses atouts et donc son peuple. Parler du peuple et agir pour lui, ce n’est pas être populiste. Parler de la France et agir pour elle, c’est être un patriote. Parler de l’Europe et agir pour la réorienter, parler de l’international et vouloir réguler, c’est tout simplement vouloir renforcer notre Nation.

 

Ce sont ses grandes femmes et grands hommes, de Jean Jaurès dont nous commémorerons cette année le centenaire de son assassinat, Georges Clémenceau, Léon Blum, Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac, Pierre-Mendès France, Germaine Tillion, Olympes de Gouge, Louise Michel, George Sand, Simone de Beauvoir, Le Général de Gaulle ou François Mitterrand, Stéphane Hessel, Marie Curie, Â? j’ajouterai aussi Coluche et l’Abbé Pierre. Et nous pourrions ainsi passer des heures à citer ces femmes et ces hommes qui ont construit la France, qui lui ont donné sa force et son ambition.

 

L’année 2014, vous le savez, est l’année des commémorations de la Guerre 14-18. Ces commémorations ont  un sens, le sens du devoir de mémoire, le sens de la nécessité de ne pas oublier, le sens de l’hommage à celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France.

 

La France est forte de son histoire mais aussi et surtout de ses chercheurs, ses entrepreneurs, ses fonctionnaires, ses sportifs, ses artistes, ses écrivains, sa jeunesse Â?

 

La France a une bonne démographie, de grands ports, de grandes industries, des millions de TPE et PME, des universités performantes, des infrastructures de qualité, Â? elle est la première destination touristique au monde avec 83millions de touristes étrangers. Quel pays peut s’enorgueillir d’accueillir plus de touristes que d’habitants ? Soyons fiers de nos atours, conscients de nos faiblesses et ambitieux pour les générations qui viennent !

 

La France, dont ses soldats, sont aujourd’hui en République centrafricaine, au Mali et dans bien d’autres pays, au péril de leur vie (hommage récent au jeune militaire de la BA 102), pour défendre des valeurs universelles et la dignité humaine.

 

Notre pays a été frappé par les conséquences de la crise financière de 2008. Cette crise a marqué un tournant de notre histoire. Elle a menacé et menace toujours l’équilibre économique, politique et social des nations aux quatre coins du globe. La France qui a été miné par l’endettement et la désindustrialisation ne fait pas exception. C’est pourquoi dans mes voeux, j’ai choisi deux mots : l’engagement et l’audace.

 

L’engagement dans les entreprises, les associations, les services publics permet de sortir des difficultés. Je tiens à féliciter toutes celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour l’intérêt général : gendarmes, policiers, pompiers. Ceux qui osent, ceux qui innovent, ceux qui donnent de leur temps pour les autres.

L’audace quant à elle permet d’avancer, de réaliser ses rêves et des rêves collectifs. Ainsi, la rivière infranchissable devient traversable, la forteresse imprenable devient abordable  et nos rêves, vos rêves, deviennent réalisables.

 

Je voudrais vous réaffirmer ma détermination à lutter contre toutes les inégalités, toutes les discriminations, toutes les formes d’intolérances et toutes les injustices.  

 

La priorité c’est l’emploi : CICE, contrats de génération, emplois d’avenir, plan de lutte contre le décrochage scolaire, Pour créer des emplois, il faut créer des richesses. Il faut donc soutenir nos entreprises, TPE, PME, ETI, qui ont une empreinte sociale dans nos territoires. Je pense aux artisans, aux commerçants, aux agriculteurs, aux industries dans la métallurgie, la santé, l’agroalimentaire, Â? A tous ceux qui innovent et prennent des risques. Un entrepreneur investit ses moyens, ses forces, son énergie, prend des risques, jusqu’à son habitation principale (amendement que je défendrai). Il faut les défendre car ils sont la France des solutions.

 

Il faut aussi défendre les salariés face aux prédateurs, je pense en particulier aux salariés de Parker et de Trw. Les prédateurs ce sont ceux qui sont dans la boulimie du profit immédiat, prêt à jeter des salariés comme des kleenex. Ils n’ont aucune stratégie de long terme. Le développement durable a été effacé de leur mémoire. Ils ne soucient pas de l’angoisse des salariés pour leur famille, pour le lendemain. Il est de notre responsabilité d’agir aux côtés de ces salariés, de lutter pour que les responsables de cette injustice reviennent à la raison.

 

La ligne de fracture n’est plus aujourd’hui entre les salariés et les entrepreneurs. Ils sont tous deux confrontés aux excès de la finance qui veut tout contrôler jusqu’aux démocraties. La finance arrive bien à se développer là où il n’y a pas de démocratie Â?

 

La ligne de fracture, elle est entre le travail, l’effort et le mérite, et l’esprit de la rente (s’enrichir en dormant), l’oisiveté spéculative. C’est le combat d’aujourd’hui et des temps à venir.

 

Face à l’esprit de la rente, il faut garantir notre souveraineté nationale. Pour cela, il faut réduire notre dette pour ne pas être dépendants des marchés financiers. C’est une réalité.

 

Je pense qu’il est possible de réduire nos déficits et notre dette, tout en créant de nouveaux droits.

 

C’est possible en luttant contre les inégalités et l’injustice car notre volonté de lutter contre les injustices est aussi vieille que notre conscience. C’est possible en agissant sur une meilleure répartition des richesses.

 

De grands chantiers ont été lancés, pour redresser la France. Chaque jour, au gouvernement, à l’assemblée nationale, au sénat, ce sont des décisions de portée nationale qui sont proposées et mises en oeuvre, dans ce but.

 

Le déficit, il diminue. Il faut donc cesser les caricatures (déficit moyen sous le précédent quinquennat : 6,7% du PIB contre 4,1% en 2013).

 

Des droits nouveaux ont été créés : l’extension des tarifs sociaux de l’énergie, le nombre d’étudiants boursiers a presque doublé grâce aux mesures que nous avons prises, l’augmentation de la prime de rentrée scolaire, les emplois d’avenir, les contrats de génération, le mariage pour tous, l’égalité entre les femmes et les hommes en discussion actuellement au Parlement.

 

D’autres grandes avancées ont marqué l’année 2013 et je tiens à les rappeler brièvement ce soir :

 

La loi sur les retraites, qui, j’en ai bien conscience, est un sujet difficile, qui nous a amené à le travailler selon 3 priorités : la pérennité financière, la réparation des injustices (prise en compte de la pénibilité) et la simplification du système. Elle a suscité des débats, mais constitue une avancée et un progrès. 

 

La loi bancaire qui a permettra d’aboutir à la séparation des activités liées à l’emprunt des ménages et des entreprises, de celles liées à la spéculation.  

 

Ou encore la loi sur la transparence de la vie publique et le non cumul des mandats voté mercredi, pour rénover nos institutions. Je dirai à ce sujet pour clore le débat que nous avons eu des réflexions communes avec François Rebsamen sur le sujet. Nous en avons souvent parlé. Il y a des visions différentes pour rénover nos institutions. Mais c’est parce que notre amitié et notre confiance sont inébranlables que nous sommes capables de discuter ensemble, de confronter des points de vu, tout en agissant de concert pour l’intérêt général.

 

Pour réussir, il faut poursuivre les réformes. Le temps est révolu où l’on pouvait dépenser sans compter. Il faut des dépenses utiles, efficaces et dans le même temps simplifier et accélérer.

 

Oui des efforts ont été demandés à tous mais dans la justice : contribution exceptionnelle de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an, création d’une tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par an. Oui la TVA a été augmentée, mais faut-il rappeler qu’elle devait être de 21,2% en octobre 2012, que ce taux avait été voté en 2011 et que les recettes étaient inscrites au budget. Que l’annulation de cette hausse a été une des premières décisions prises.

 

En 2014, économie de près de 15 milliards d’euros sur la dépense publique. Mais aussi renégociation internationale sur la question des paradis fiscaux, lutter contre la fraude fiscale qui coûte chaque année 60 milliards d’euros, lutte contre l’évasion fiscale (4.000 exilés repentis), lutte contre l’optimisation fiscale (Mc Donald’s, Starbuck ou Eurodisney, Â?).

 

Il faudra aller plus loin. Simplifier enfin le millefeuille des collectivités territoriales, réaliser la réforme fiscale, Â?

 

Je souhaite aussi bâtir à vos côtés une république plus exemplaire et exempte de toutes défiances. Une république qui construit l’avenir sans effacer le passé. A l’instar de Jean Jaurès j’estime qu’ «  il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir ».

 

Écoutons un peu moins l’arbre qui tombe et un peu plus la forêt qui pousse, valorisons ce qui se passe sur notre territoire pour relever ensemble les défis.

 

D’autres grands chantiers ont débuté, touchant au pouvoir d’achat, au handicap, à la perte d’autonomie, au système éducatif, à la sécurité, à la transition écologique et énergétique qui peut créer de nombreux emplois, mais je ne saurai vous retenir plus longtemps, car nous sommes ce soir avant tout réunis pour partager un moment convivial et fraternel.  

 

Toutefois, je tiens à conclure sur une autre grande  priorité qui  est la solidarité. Il est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, de la mettre au coeur de nos actes et de nos décisions.

 

Je reste fermement mobilisé sur le terrain, en circonscription comme à l’Assemblée nationale, pour agir au nom de nos valeurs communes. Si je dois partager, depuis 2012, mes semaines entre la Côte d’Or et Paris, je sais d’où je viens et je sais donc où je vais. Ma vie est à Dijon et je m’y sens bien !

 

Je vous invite à vous servir au buffet qui est à votre disposition et nous pourrons ensuite poursuivre les échanges dans la salle.

 

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne soirée, ainsi qu’une excellente année 2014 !


Laurent Grandguillaume

 

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