François Sauvadet, ancien ministre, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, a échangé vendredi 19 janvier, avec Didier Martin, Rémi Delatte, Fadila Khattabi et Yolaine de Courson, députés de la Côte-d'Or, au Conseil départemental.
"J'ai rencontré aujourd'hui au Conseil départemental quatre des cinq députés de Côte-d'Or pour évoquer les dossiers du Département intéressant la représentation nationale. Didier Martin, député de la 1ère circonscription, Rémi Delatte, député de la 2ème circonscription, Fadila Khattabi, députée de la 3ème circonscription, et Yolaine de Courson, députée de la 4ème circonscription, ont répondu favorablement à mon invitation, Didier Paris, député de la 5ème circonscription, étant excusé.
J'ai notamment souhaité attirer l'attention des parlementaires côte-d'oriens sur deux dossiers qui préoccupent la vie des Départements en général, de la Côte-d'Or en particulier, depuis plusieurs mois. L'afflux massif des mineurs non accompagnés (MNA) et le financement des allocations individuelles de solidarité (AIS) sont des sujets d'inquiétude pour la plupart des collectivités départementales.
Sur ces deux points, j'ai sollicité le soutien des parlementaires en rappelant qu'il était du devoir de l'Etat d'assumer ses responsabilités. Le pouvoir central ne peut sans cesse se défausser sur les collectivités locales et leur demander d'exercer leurs compétences sans leur en donner les moyens financiers.
Alors qu'une tentation recentralisatrice accompagne Emmanuel Macron depuis mai 2017, j'ai également demandé à mes interlocuteurs de défendre à Paris les bienfaits d'une politique davantage décentralisatrice. Les collectivités font souvent mieux que l'Etat. Paris aurait tout intérêt à se servir des réussites et expériences locales, à écouter les élus locaux, plutôt que de tenter d'imposer une vision souvent technocratique et déconnectée des réalités locales aux territoires.
La mise en place d'un mécanisme d'encadrement des dépenses de fonctionnement des collectivités locales, validé hier par le Conseil constitutionnel, est symptomatique du retour d'une forme de tutelle de l'Etat sur les assemblées locales. Vouloir limiter la hausse des dépenses de fonctionnement des 322 plus grosses collectivités à 1,2% par an, inflation comprise, est une décision inacceptable -et irréaliste- de l'Etat.
Je compte sur les députés de Côte-d'Or pour porter la voix de notre Département et de nos territoires à l'Assemblée nationale".

