Info+ :
Mutualité Française Bourguignonne - SSAM
16, boulevard de Sévigné
21000 Dijon
www.bourgogne-sante-services.com
En 1966 ouvrait à Châtillon-sur-Seine un institut médico-pédagogique pour l’accueil d’enfants handicapés dans une belle propriété appartenant à la commune. Aujourd’hui IME (Institut médico-éducatif) géré par la Mutualité française bourguignonne, « Le Petit Versailles » poursuit sa mission dans une approche globale favorisant autant que possible l’autonomie des jeunes accueillis.
Une journée avait donc été organisée pour fêter les 50 ans de l’établissement dans le cadre de l’assemblée générale de la Mutualité française bourguignonne ainsi que, selon les mots du maire Hubert Brigand, la « parfaite harmonie » qui colore les relations entre la MFB-SSAM « partenaire médical et social mais aussi économique » et la municipalité. « Vous serez aidés, a ainsi assuré le maire de Châtillon-sur-Seine, si vous avez des projets sociaux à construire (j'en prends pour exemple l'implantation en 2011, du premier Vill'âge bleu de Côte-d'Or) et pour vos nouveaux projets, la ville est preneuse dans la limite de ses moyens. Mais pour moi c'est une de mes priorités. Déjà 200 000 euros ont été investis dans la toiture du Petit Versailles. Nous pouvons mettre à votre disposition un bâtiment pour accueillir des médecins généralistes… Je rends hommage, a conclu Hubert Brigand, à tout le personnel qui depuis 50 ans contribue au bien-être des enfants et de leurs familles. »
Un peu d’histoire...
Ce sont MM Marmorat et Baillot, militants très actifs de la Société Mutualiste locale « la Châtillonnaise » qui ont œuvré en 1965 pour créer à Châtillon-sur-Seine un établissement pour l’accueil d’enfants handicapés. La Ville de Châtillon s’était portée acquéreur de cette belle propriété baptisée « Le Petit Versailles » et recherchait un utilisateur pour les locaux. Courant 1965 une délibération était prise par le Conseil municipal de l’époque sous la responsabilité du maire Michel Sordel, pour confier à la Mutualité l’exploitation de ces locaux. A l’époque, la dimension éducative de l’établissement est principale et fortement valorisée à travers une vie communautaire qui s’appuie sur une relation proche et continue, par la mise en place de programmes de prise en charge éducative, des activités. Une pédagogie de l’éducation spécialisée adaptée aux enfants handicapés va s’élaborer, se construire, grâce à l’implication des équipes éducatives au cours de ces premières années. « Il faut reconnaître et saluer la force des équipes qui ont eu à inventer une éducation spécialisée et une pédagogie adaptée aux caractéristiques de ces enfants qui étaient d’ailleurs très différentes et pour lesquelles la plupart des professionnels n’étaient pas formés : au cours des années 65/70 les écoles d’éducateurs, qui ouvrent, découvrent un monde nouveau, celui du handicap mental », a d’ailleurs souligné M. Prévost, ancien directeur de l’établissement.
Un engagement historique
La Mutualité française bourguignonne poursuit son « engagement historique » dans la prise en charge du handicap, débutée à l’aube des années 60, comme l’a souligné Michel Martin, président de la MFB-SSAM : « Devant l’importance des besoins repérés en Côte-d’Or et face aux situations habituelles et anciennes de marginalisation et d’enfermement des enfants (comme des adultes) en situation de handicap mental, les administrateurs ont décidé dès 1958 de s’engager dans cette voie. Une voie « humaniste » visant tout d’abord, dans un climat sécurisé, la satisfaction des besoins vitaux et affectifs, puis l’éducation par l’apprentissage scolaire. Une voie visant ensuite l’insertion sociale. Aujourd’hui, notre projet mutualiste 2017-2022 confirme : les enfants, quels qu’ils soient, sont des êtres en devenir. En associant les familles, notre engagement est d’accompagner chaque jeune en fonction de ses difficultés par des actions éducatives et thérapeutiques adaptées aux besoins et aux potentialités de chacun. L’objectif est qu’ils deviennent des adultes citoyens à part entière, pour qu’ils s’épanouissent, qu’ils accèdent à une formation professionnelle, à la culture, aux loisirs et fassent autant que possible leur propre choix. »
Projet évolutif
Aujourd’hui l’IME poursuit donc sa mission d’accueillir des jeunes âgés de 6 à 14 ans, garçons et filles, ayant une déficience intellectuelle. L’accompagnement se fait dans le cadre d’une prise en charge globale : pédagogique (scolarité, apprentissages... ) ; éducatifs et sociaux (gestes de la vie quotidienne, confiance à soi, relations sociales…) ; thérapeutiques et médicaux (suivi médical, rééducations, psychothérapies, soutien psychologique). « C’est toute une équipe pluridisciplinaire qui encadre les jeunes et œuvre à un projet individualisé et évolutif », a conclu Mme Marcolin, actuelle directrice de l’établissement.